Tous les dimanches, Habitudes Zen vous propose une idée reçue à décortiquer. Proposez les vôtres en me contactant ou en laissant un commentaire en bas de cet article !

Voici une idée reçue très répandue, relayée dans de nombreuses formations partout dans le monde – souvent par des praticiens en PNL qui ne cherchent pas plus loin que le bout de leur nez – selon laquelle les mots ne compteraient que pour 7% dans la conversation (suivi par 38% pour la voix et 55% pour la gestuelle et les expressions faciales).

En fait ces chiffres proviennent d’une étude des années 70 effectuées par Albert Mehrabian, psychologue Américain. Il explique, dans une phrase de sa page web vantant les mérites de son livre “Silent Messages — A Wealth of Information About Nonverbal Communication (Body Language)”, que “à moins qu’un communicant ne parle de ses sentiments ou de ses attitudes, ces équations ne sont pas applicables.” Ce qui semble plus important, en fait, c’est la cohérence entre les mots, la voix, et la gestuelle. Pour en savoir plus, je vous invite à lire ce PDF : “L’impact de la communication non verbale sur la relation commerciale“, dont je vous cite le passage le plus intéressant à ce sujet :

Cependant les chiffres de Mehrabian ont été déclarés “exagérés et suspects” par des spécialistes du langage non verbal tels que Judee Burgoon, David Buller, et Gill Woodall. L’adage : « ce n’est pas ce que vous dites qui compte ; c’est la manière dont vous le dite » constitue selon ces spécialistes une moitié de vérité. Leur examen de plus de 100 études a démontré que les recherches de Mehrabian minimisent l’importance des mots. L’impact relatif du langage non verbal et verbal dépend beaucoup du contexte de l’entretien. En effet, le degré de persuasion nécessaire influe considérablement l’impact des deux différents types de langage sur une présentation. Par exemple lors d’une présentation importante (argumentaire, conférence…) la répartition des sources d’impact s’inverse. Le langage du corps passe de 55 % d’impact à 32 %, le ton de la voix de 38 % à 15 % et le message (les mots) passe de 7 % à 53 % d’impact.

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albert mehrabian communication non verbale

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