Société de consommationNote : cet article est une traduction de l’article Love Life, Not Stuff de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Nous sommes amoureux des possessions ─ acheter, acquérir, posséder, collecter.

Convoitons plutôt la vie.

Notre obsession des possessions est devenue malsaine. Quand nous avons du vide dans nos vies, nous achetons des trucs. Quand nous avons des problèmes, nous achetons des trucs. Et ces trucs deviennent de plus en plus chers, plus gros, plus brillants… plus gaspillés.

Cette obsession nous amène à posséder plus, à avoir plus de désordre… et pourtant toutes ces possessions ne remplissent pas nos vies de sens.

Cela mène à de fortes dettes, d’avoir acheté autant, et au besoin de plus grandes maisons et de plus grands espaces de rangement pour tout contenir. Financièrement, nous sommes plus mal que jamais, à cause de cette obsession pour tous ces trucs.

Nous achetons des trucs quand nous sommes déprimés, nous achetons des trucs pour les autres pour leur montrer à quel point on les aime… et de cette façon, les objets nous ont dissociés de nos émotions, nous ont empêchés de vraiment nous connecter aux autres.

Remplaçons cette convoitise matérielle par une convoitise de vie.

Quelques idées :

  • Redécouvrez une passion pour la vie. Sortez et sentez la nature, appréciez la beauté du monde qui vous entoure. Soyez actif, faites du jardinage ou du bricolage, faites un sport, allez vous promener, faites une randonnée, allez nager, faites du vélo. Sentez la vie vous parcourir. Respirez-la.
  • Faites cadeau de vos expériences, pas d’objets. Plutôt que d’aller faire des achats pour quelqu’un parce que c’est son anniversaire ou Noël, pensez à une expérience que vous pourriez partager plutôt. Sortez, faites quelque chose d’amusant, cuisinez, jouez, parlez, explorez. Un moment sympa au parc ou à la plage. Quelque chose de différent du quotidien. Une expérience est bien plus utile qu’un objet.
  • Connectez-vous aux autres. Dans la vraie vie. Si vous n’êtes pas sorti avec un ami récemment, passez-lui un coup de fil et sortez. Éloignez votre enfant de la télé ou des jeux vidéo et faites-le sortir pour faire quelque chose. Ayez un rendez-vous avec votre moitié. Avec votre mère ou vos grands-parents. Et soyez présent tant que vous êtes avec eux ─ écoutez vraiment, soyez vraiment là.
  • Gérez vos émotions. Si vous avez besoin d’acheter des choses, de faire des achats quand vous avez des problèmes émotionnels, soyez-y plus attentif. Puis gérez les émotions sous-jacentes, plutôt que d’utiliser le shopping comme un moyen de les oublier. Si vous êtes déprimé, anxieux, ou seul, gérez cela. Trouvez des solutions, découvrez ce qui a pu les causer. Bonne nouvelle : vivre, être actif, et se connecter aux autres vous aidera à gérer ces problèmes émotionnels.
  • Déconnectez-vous de votre attachement aux choses. Quelques fois, il se trouve que je suis réticent au fait d’abandonner quelque chose, même si je n’en ai pas réellement besoin. Et c’est dans ces moments-là que je me demande « Pourquoi ? » Qu’est-ce qui me retient de me débarrasser de ces possessions ? Quelques fois, l’objet à un lien émotionnel, mais je réalise que ce n’est qu’un objet, ce n’est pas une émotion ou même la source de cette émotion. Alors je prends une photo de cet objet, je la charge sur mon ordinateur, et je me débarrasse de l’objet. Je me sens libéré, parce que j’ai brisé mon attachement à un objet physique (mais j’en ai gardé le souvenir). Si vous êtes attaché à un objet, trouvez pourquoi ─ ce n’est pas sain à long terme.
  • Réalisez que c’est la vie, et pas les objets, qui importe. Les objets ne sont que des objets ─ si vous les perdez, s’ils sont volés ou détruits… ce n’est pas un drame. Ce ne sont que des objets ─ pas votre vie. Votre vie est la suite de moments qui flotte dans votre conscience en ce moment, et la façon dont vous vous servez de ces moments et ce avec quoi vous les emplissez est ce qui compte vraiment, pas ce avec quoi vous remplissez votre maison. A la fin de ce court voyage, vous regarderez en arrière et vous souviendrez de vos expériences, des gens que vous avez aimés et qui vous ont aimé en retour, des choses que vous avez faites et pas faites. Pas des objets que vous aviez.

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15 commentaires on Aimez la vie, pas les possessions

  1. Excellent article! mais concernant les cadeaux pour les autres, je ne suis pas d'accord. Au contraire un présent à offrir , cela fait toujours du bien pour l'autre, pas l'objet mais le geste.

  2. souraya dit :

    EXCELLENT ARTICLE

  3. pibi dit :

    On est jamais aussi seul que dans la foule.

    Nous avons peur de l'”autre”, sous toutes ses formes, la différence manifestée reflète notre propre champs infini de personnalité (avec ce que nous rejetons chez l’autre et que nous refusons de voir en nous!).

    Retrouver du lien ne se fait pas avec les autres. Retrouver du lien c’est se relier avec soi-même, trouver sa place. L’échange généreux, même de camaraderie, devient la simple conséquence de notre état d’être…

    Sommes-nous capables de bien vivre ne serait-ce qu’avec nous-même? c’est il me semble le point fondamental…
    Et pour cela, il nous faut être vigilant sur nos intentions et nos façons de nous comporter (la méditation peut nous y aider).

    Convoiter un objet ou convoiter une vie plus apaisée, plus vivante (en fonction de nos aspirations propres) n’en reste pas moins de la convoitise, oui oui.

    Et convoiter c’est déjà en prémices, voler ce qui ne nous appartiens pas, c’est regarder ailleurs et comparer et finalement se perdre au profit d’une certaine image du bonheur.

    Apprenons à donner du sens à nos vies, à agir avec détachement, à ressentir, à nous faire libérer par la compréhension juste de ce qui nous retient et hop, la bulle d’illusion en remontant à la surface éclate au soleil.

    Pas plus qu’un pet de lapin.

    Soyez contents,

    pibi

  4. chahine dit :

    Bravo j’ai bcp aimé votre article très intéressant

  5. yassine dit :

    c’était vraiment une de mes habitudes ; je vais essayer de la bannir et merci

  6. sylvie dit :

    bonjour a tous ,
    j ai adopté cette richesse de l être et non de l avoir .je vous conseille un livre ” l art de la simplicité ”
    J’ offre de l écoute ,de t attention ,de l amour ,un sourire ,une joie de vivre ,un conseil ,le non jugement,du respect voila une liste de cadeaux a faire sans modération !

  7. Dominique dit :

    J’ai longtemps été attachée aux choses en pensant que ça pouvait régler les problèmes : faire du shopping lorsque je me sentais moins bien que d’habitude était systématique.
    Les choses s’entassaient, perdaient de leur attrait une fois en ma possession, jusqu’au jour ou je me suis rendue compte que je n’étais pas capable d’apprécier ce que j’avais, je voulais toujours plus.
    je me suis détachée de l’achat presque compulsif et cet argent je le consacre maintenant à ma passion le chant qui me permet de me réaliser, d’être moi, d’être plus épanouis.
    Du coup j’accorde plus d’importance aux êtres, à la vie.
    Il y a différentes façons de faire des cadeaux. Offrir un présent c’est bien, c’est une marque d’attention, faire don de soi, de son temps est encore mieux.

    Dominique

  8. marianna dit :

    Excellent, je pratique un peu, pas toujours facile surtout avec ses enfants, même adulte, mais quand l’argent est limité c’est vrais que j’essaye de donner mon coeur, l’écoute, des choses toute simple, rendre visite à sa voisine trop agée et trop seule etc….

  9. Judith dit :

    Posséder toujours plus n’a aucun sens, surtout si on n’est pas heureux.

  10. Excellent article! j'ai remarqué que les cadeaux gratuits comme, se donner à l'autre ou avoir de l'attention à l'autre, faire partager son moment présent… est plus gratifiant, que des cadeaux payant.
    Apprendre à se connaitre, est le plus beau cadeau que l'on peut se faire à soi même.

  11. Jacqueline Mertens dit :

    à lire,,, et à méditer…

  12. Brice dit :

    Super, mais on peut également étendre le concept aux idées, parfois nous nous accrochons tellement à certaines idées qu’elles nous coupent de la réalité de nos émotions.

    On est attaché à tellement de chose comme le simple fait d’avoir raison, le petit cahier fétiche dans lequel on écrit l’idée magique qui devait nous sauver etc. etc. etc.

    Quand on apprend à être attentif, à être vraiment présent, moment après moment, on désamorce cet attachement excessif qui nous pourrit la vie !

    Attention, c’est plus facile à dire qu’à faire…

    A bientôt.
    -Brice

  13. Réno dit :

    A lire, à relire et à relire encore. C’est vraiment ce genre de choses importantes qu’on oublie le plus facilement malheureusement. Le détachement est quelque chose de fondamental au bonheur, et il n’y a pas que les objets auquel on peut s’agripper, il y a aussi certaines idées dogmatiques (resté fermé sur ses opinions et ne pas s’ouvrir à ceux des autres) qui nous alourdissent, peuvent nous coincer et nous empêcher d’évoluer. On le remarque par exemple par le fait de refuser d’évoquer quelque chose. Quand on a peur ou qu’on refuse de parler d’un sujet, cela montre qu’on est trop attaché à une idée.

  14. coué dit :

    c’est si vrai tout çà!!!!
    ah,la possession!!!!!
    posséder quoi en somme????beaucoup de superflus!!!!tenons nous à l’essentiel (un toit qui nous garde au chaud,payer ses factures,remplir son frigo…)çà oui!
    mais le reste,des vacances au soleil en plein hiver?????superflu!!!
    alors que l’on ne connait meme pas réellemnt sa propre région!!
    alors apprenons d’abord à nous connaitre vraiment et en profondeur,et on s’apercevra tous combien il y a de véritables moments de vrai bonheur gratuit dans la vie
    !!!!!
    je fuis les gens aigris!!!!fuyez les vous meme!!!
    j’ai su m’entourer que de “belle personne” .l’echange,le partage….
    çà,pour moi,c’est ma VRAIE richesse!!!!

  15. CAT dit :

    mais que faire quand on a peur de l’avenir, tout abandonner n’est-il pas irresponsable?

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