Faire du travail un jeu

« Nous n’arrêtons pas de jouer parce que nous vieillissons ; nous vieillissons parce que nous arrêtons de jouer. » — George Bernard Shaw

Faire du travail un jeuPour un trop grand nombre de personnes, le travail est une corvée.

Elles redoutent d’aller au travail chaque jour ; remettent à plus tard des tâches qu’elles ne préféreraient pas accomplir et ne sont généralement pas enthousiastes à l’idée de travailler sur des tâches et des projets qui leur ont été assignés par quelqu’un d’autre.

Le problème, c’est que ces personnes trouvent le travail ennuyeux, difficile, répétitif et même stressant. Il semble donc logique de penser que ces personnes ont besoin de découvrir (ou de redécouvrir dans certains cas) comment faire du travail un jeu.

Faire du travail un jeu est une technique qui a changé ma vie ; la mienne et celle de beaucoup d’autres gens.

Le travail n’est pas tenu d’être ennuyeux. L’expérience peut en effet être passionnante. Le travail peut devenir un exutoire pour votre créativité et votre imagination. En bref, vous pouvez faire du travail un jeu.

Un autre gros problème, c’est que pour beaucoup d’entre nous, l’école était destinée à nous préparer au monde du travail, et en tant que telle elle était destinée à nous apprendre à travailler de façon ennuyeuse. C’est comme manger ses épinards (ce qu’en fait j’adore) ; vous le faites parce que c’est bon pour vous. Nous faisions nos devoirs, nos contrôles et nos exercices parce que c’était bien de le faire.

Eh bien, cette façon de faire nous a peut-être conditionnés à ne pas apprécier le côté amusant de l’apprentissage. Et une fois adultes, on nous a dit que nous devions travailler dur pour avancer ; que le travail n’était pas amusant et que c’était cela la vie.

Balivernes !

La vie est ce que vous en faites. Elle peut être une corvée, ou elle peut être un jeu. De même, vous pouvez faire du travail une corvée ou faire du travail un jeu ; ou encore quelque chose d’entièrement différent.

J’ai découvert le moyen de faire du travail un jeu principalement quand je me suis mis à mon propre compte et que j’ai commencé à choisir les choses sur lesquelles je veux travailler et à fixer mes propres horaires. Par conséquent, je travaille sur des choses qui me plaisent, qui me passionnent et l’expérience est amusante. Lorsque je suis face à une tâche qui m’a l’air d’une corvée, soit je la supprime, soit je trouve un moyen d’en faire un jeu.

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Au final, je travaille plus dur que jamais, mais c’est amusant et passionnant. Je suis à fond dans mon travail et je suis impatient de le réaliser.

Faire du travail un jeu n’implique pas que vous ne travaillez pas dur, ou que vous ne faites jamais de tâches ennuyeuses. Si vous avez déjà pratiqué un sport, vous savez que vous devez travailler aussi dur que quiconque quand vous jouez ou que vous vous entraînez. Cela n’est toutefois pas un problème, parce que vous vous éclatez en le faisant.

L’apprentissage fonctionne de la même façon. Il peut être ennuyeux et terriblement répétitif, ou il peut être intéressant et plaisant au point d’occuper tout votre temps libre. Quand je suis absorbé dans l’apprentissage de quelque chose, je peux y passer des jours et apprendre une grande quantité d’informations et de techniques à ce sujet, sans jamais trouver cela difficile ou ennuyeux. Cela n’arrivait quasiment jamais quand j’étais à l’école, parce que j’en faisais un travail et je ne contrôlais pas ce que j’apprenais.

Voici donc quelques éléments qui peuvent vous aider à faire de votre travail un jeu :

  • La liberté : Si vous établissez votre propre emploi du temps et êtes en mesure d’apprendre ou de travailler sur ce qui vous intéresse et vous passionne, l’expérience pourrait devenir un jeu. Par contre, si autrui vous dit quoi faire et quand le faire, vous ne serez pas très intéressé, enthousiaste ou motivé.
  • Le plaisir : Là encore, je vous recommande de suivre vos passions. Ne vous limitez pas. Si vous trouvez qu’une activité n’est pas intéressante, passez à une autre. Ne forcez pas les choses.
  • Les autres : Même si j’aime bien jouer tout seul, jouer avec les autres peut parfois être beaucoup plus amusant. Et oui, je sais qu’on peut prendre cela de façon triviale, mais je laisse chacun le prendre comme il le souhaite.
  • L’immersion totale dans l’expérience : Vous pouvez passer d’une chose à l’autre, et c’est bien, mais vous pourriez également ne jamais rien accomplir de cette façon. J’ai compris que quand je suis passionné et que je plonge vraiment dans un projet, je parviens à accomplir beaucoup de choses et je prends du plaisir.
  • La frime : Une des raisons pour lesquelles les garçons aiment tellement le sport, c’est parce que cela leur permet de frimer devant les filles (et à un plus jeune âge, devant leur mère). Il n’y a rien de mal à cela. Je pense que nous sommes programmés pour vouloir bien paraître face à nos pairs (ou au sexe opposé). Quand vous vous préparez à faire quelque chose de public, l’expérience est amusante et passionnante.
être gagnant

Il existe d’autres éléments sur lesquelles vous pouvez vous appuyer pour faire du travail un jeu, mais vous pouvez déjà commencer par les éléments susmentionnés. Voici quelques idées supplémentaires :

  • Aux coachs : Avez-vous pour habitude de forger coûte que coûte les compétences en vos apprenants ? Si oui, arrêtez ! Vous leur apprenez à jouer à un jeu, alors enseignez-les en les laissant jouer. Laissez-les jouer, mais structurez le jeu de façon à ce que l’expérience ne soit pas seulement amusante, mais aussi instructive.
  • Aux enseignants et parents : Cherchez-vous à inculquer les connaissances et les techniques à vos étudiants ou à vos enfants ? Si oui, arrêtez ! L’apprentissage devrait être amusant. C’est le cas lorsque l’enfant a le droit de jouer, d’explorer, de créer ce qu’il veut et d’apprendre sur ce qui l’intéresse sur le moment. Ne faites pas de cet apprentissage une corvée.
  • Aux employeurs : Forcez-vous vos employés à faire un travail aux allures de corvée ? Avez-vous l’habitude de contrôler tout ce qu’ils font et quand ils le font ? Si oui, arrêtez ! Laissez-leur le champ libre ! Laissez-leur le contrôle de leur travail. Autorisez-les à faire les choses qui les intéressent. La règle des 20% de Google n’en est qu’un exemple. Quand les gens peuvent faire les choses qui les passionnent, quand ils peuvent faire du travail un jeu, des choses incroyables se produisent.
  • Aux employés : Votre travail est-il pour vous une corvée ? Faites-en un jeu ! Si vous êtes coincé dans un travail que vous ne pouvez absolument pas transformer en jeu, envisagez de passer à autre chose. Il existe beaucoup d’autres activités que vous pouvez pratiquer.
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Je ne me pense pas capable de dire à quel point il est important de faire du travail un jeu. Cette technique a rendu joyeuse ma vie ; elle m’a permis de créer et d’accomplir tellement plus qu’auparavant. Désormais, je profite de chaque minute de ma vie. Je ne vous souhaite rien de moins que ce bonheur simple.

« Travail et jeu sont des mots qui servent à décrire la même chose dans des conditions différentes. » — Mark Twain

Article original écrit par Léo Babauta.

En guise de complément, je vous invite à voir la vidéo suivante. J’y partage comment rendre votre travail agréable.

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rien à faire au travail
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8 commentaires
  1. bonjour!j’adore tous les articles que je reçois,c’est tellement vrai!!!je suis contente car ils “me parlent beaucoup”,je me reconnais dans certaines attitudes!merci beaucoup !!au plaisir de vous relire! Nathalie Claverie

  2. Une fois que le travail devient un jeu, est-ce encore du travail?
    Une fois que le travail devient une passion, peut-on encore le considérer comme du travail? Bien sûr, dans tout travail, il y a une part de routine et certaines tâches plus ennuyantes que d’autres à accomplir, mais l’important est le regard que l’on porte à son travail, et si on le considère comme un jeu, c’est encore mieux !

  3. Oui, ce serait l’ideal de pouvoir aborder le travail sous cet angle.

    Mais ce n’est pas tellement le travail, le problème. C’est surtout l’environnement dans lequel il s’exerce : micro management débilisant et démotivant, décisions absurdes et contraires au bon sens, …

    Difficile d’avoir une approche ludique. La plupart des gens laissent tomber, et finissent par avoir une relation purement “alimentaire” du travail : “je débranche mon cerveau, je fais mon taff, je touche ma paye”.

    Bonne ou mauvaise chose ? Aucune idée. L’avantage, c’est que ça permet de prendre beaucoup plus de recul et de moins contaminer la sphére privée. Et peut être effectivement d’arriver aux idées soulevées à la fin de l’article.

    En tout cas, rien n’empêche d’essayer 🙂

    Vincent

  4. Faire son travail; et toutes autres taches; avec passion,ca va nous faire rendre le bonheur,la joie,et la satisfaction personnelle…
    C’est ca le jeu dela vie!

  5. J’adore jouer, et encore plus avec les autres, c’est dans cet état d’esprit que j’écris les articles de mon blog et je communique avec les autres blogueurs de ma thématique.

    Merci pour ce rappel rafraîchissant !

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