Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Aude Bara du blog Fortifiez-vous la vie !

Nous parlons souvent d’hygiène de vie, ce qui sous-entend généralement les questions d’alimentation, de sport, bref de prendre soin de notre corps !

Pourtant, l’être humain ne se résume pas à un corps physique dont il suffirait de prendre soin correctement pour être en bonne santé. L’OMS (organisation mondiale de la santé) définit d’ailleurs la santé comme "un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité".

Cet article a pour but de définir le bien-être mental et son importance dans notre bonheur, et de vous proposer une boîte à outils dans laquelle chacun pourra puiser pour avancer sur son propre chemin de vie…

Qu’est-ce que la santé mentale ?

L’OMS souligne que la santé mentale peut être considérée comme "un facteur très important de la santé physique pour les effets qu’elle produit sur les fonctions corporelles". L’OMS explique aussi que la santé mentale "concerne le bien-être émotionnel et cognitif ou une absence de trouble mental"et la définit en tant qu’ "état de bien-être dans lequel l’individu réalise ses propres capacités, peut faire face aux tensions ordinaires de la vie, et est capable de contribuer à sa communauté". À noter qu’en France, il existe une ligue française pour la santé mentale depuis 1922 !

Pour être complet, relativement à la définition de la santé donnée par l’OMS, le site Agoravox considère que le bien-être social "c’est avoir un travail, y être respecté par ses supérieurs, apprécié par ses pairs. C’est avoir un logement décent et adapté à ses besoins. C’est vivre dans un groupe qui respecte l’individu, lui apporte une éducation suffisante, ne le brime ni du fait de son sexe, de sa couleur de peau ou de son appartenance religieuse…"

L’OMS a donc un regard global sur la santé de l’être humain, et prend en compte l’importance du facteur mental sur notre bien-être physique ! Et ce serait l’oublier que de croire que notre généraliste peut nous donner la pilule miracle…

Santé mentale et bonheur

Wikipédia définit le bonheur comme "un état durable de plénitude et de satisfaction, un état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents". Ainsi, pas de bonheur sans la santé mentale !

L’étymologie du mot "bonheur" permet de le distinguer sans concession de la joie passagère, puisqu’il s’agit de "l’aboutissement d’une construction".

Cette construction vise à établir dans la durée une "égalité" d’être : un état d’esprit stable ou paix intérieure, indépendante des circonstances extérieures, favorables ou défavorables.

Pour ce faire, la différenciation de l’avoir et de l’être semble indispensable : distinguer l’essentiel de l’accessoire, développer la capacité de prendre de la distance par rapport aux autres, aux choses et aux évènements. Remettre son égo à sa place ?

  • Qui sont les gens heureux ?

Avant toute chose, les gens heureux ont fait de leur quête du bonheur un cheminement qui donne du sens à leur existence. Non seulement ils savent ce qui est bon pour eux (et le cultivent) mais encore, ils ont appris à gérer le "reste" de sorte que cela n’entrave pas leur bonheur.

Les gens heureux se distinguent par leur disponibilité aux changements. Ils se remettent souvent en question et acceptent de modifier leurs perspectives intérieures : c’est une "réactualisation" permanente de leur système de pensée. Ainsi, ils ne développent pas d’émotions dites négatives, telles que frustration, culpabilité…, ces sentiments qui engouffrent toute notre énergie et qui occupent tout notre espace mental !

Ils sont curieux face à la nouveauté, et présentent une attitude ouverte et critique face aux changements extérieurs qui jalonnent la vie. Par critique, entendez "avec recul et discernement", et non cet aboiement impitoyable et incessant de notre "juge" mental, cette petite voix rétive à tout changement.

Ces personnes savent de façon innée ou ont appris à observer, et à partir de leur constat, à faire un choix conscient parmi ces 3 possibilités :

  • accepter le changement,
  • refuser le changement,
  • accepter de ne pas pouvoir refuser le changement

Il s’agit d’un équilibre entre l’acceptation de ce qui est et la possibilité de le changer. Elles ont compris la différence entre réalité (face à laquelle nous ne pouvons rien faire et que nous acceptons) et problème (face auquel il y a une solution que nous pouvons mettre en œuvre).

Les gens heureux disposent d’un espace et d’une liberté, intérieure et extérieure, qui permet l’éclosion de leur être.

Pour cela, elles cultivent l’attention quotidiennement !

  • Qui suis-je ?

"La majorité des gens font de la compréhension un but, alors qu’elle est une conséquence. En effet, la compréhension est une conséquence de l’écoute et de l’observation", explique Bruno Lallement, dans "Les grands secrets de l’accomplissement et du bonheur".

Ceci est vrai autant dans son rapport à l’autre, que pour la connaissance de soi. Répondre à la question "qui suis-je ?" ne présente pas d’intérêt en tant que tel. "Tout est impermanence" : aujourd’hui vous êtes de mauvaise humeur, mais demain cela aura changé, face à des inconnus vous êtes timide et pourtant en famille vous êtes plutôt extraverti…etc. Notre seule boussole, ce sont nos ressentis dans le moment présent que nous vivons. Ces sont les émotions qui nous parlent réellement et nous permettent de comprendre ce que nous sommes à cet instant, et pas nos pensées.

Se connaître, c’est être présent à soi-même, attentif à ce qui se passe en soi et autour de soi, à la manière d’un témoin, c’est à dire sans juger ce dont on prend conscience. Par exemple, si je prends conscience que mes propos ne sont pas clairs lorsque je m’exprime en public, je ne vais pas en plus me juger nulle et développer des sentiments de honte et de culpabilité qu’il n’en est pas autrement !

En s’observant, nous prenons conscience et intégrons ce qui nous caractérise, et nous pouvons alors accepter d’en tenir compte, pour porter ce que nous sommes. En agissant consciemment, dans un certain détachement par rapport aux fruits de notre action, nous pouvons alors "faire" sans trop s’en faire ! Pour reprendre l’exemple ci-dessus, reconnaissant cette difficulté à m’exprimer, je peux préparer ma prochaine réunion avec un mémo des points clés, et les idées que je souhaite faire passer. Je peux aussi montrer en toute transparence que je me connais et que je fais tout pour remédier à ce problème, et, sur cette base, demander à mes interlocuteurs de reformuler mes propos (ce qui est généralement conseillé de toute façon !). Ou encore, je peux traiter ce malaise en abordant les plans émotionnel et énergétique avec l’aide d’un thérapeute.

Prendre le temps de vivre, de regarder, d’écouter, de profiter des plaisirs proches de soi… et nous observer dans ce moment présent pour savoir comment nous le vivons ! Par exemple, en pause café au travail, qu’apprécions-nous vraiment ? Le café, la discussion, être avec les collègues, la pause dans le travail, l’un ou l’autre ou tous à la fois ? Comment cultiver notre plaisir si nous ne prenons pas le temps de le porter à notre conscience ?

Point de salut, si nous ne restons pas en contact permanent avec l’instant présent !

Si nous nous connaissons mieux,  nous pouvons alors développer une capacité d’abandon, de lâcher-prise, et choisir nous en remettre à la vie, en nous faisant confiance et en abandonnant nos peurs.

D’ailleurs, la vie saura bien nous apporter les contraintes et les difficultés pour nous faire grandir et nous prouver que rien ne sert de lui résister en essayant de tout contrôler ! Si nous osons nous questionner et entrer en nous, encore une fois…

Boîte à outils de l’hygiène mentale

  • État d’esprit

Quelles sont vos pensées ?

La pratique de l’attention amène à une connaissance de soi et aussi de ses pensées… À partir de là, à nous de voir ce qu’il y a à faire !

Si nous sommes déjà optimistes, nos pensées nous amènent à voir constamment le bon côté des choses, et à vouloir les améliorer plutôt qu’à s’attarder sur les difficultés de la vie. C’est un avantage certain pour cultiver une bonne hygiène mentale !

Sinon, apprenons à reconnaître quand nos pensées "dérapent", et patiemment, cherchons le meilleur en tout ! Cela ne veut pas dire "renier les aspects négatifs" des choses et des évènements, c’est simplement ne pas leur accorder plus d’attention qu’ils ne le méritent. En l’occurrence, s’attarder sur ce qui ne va pas, en le retournant dans sa tête mille et une fois, n’amènera pas la solution (s’il y en a une) ni l’acceptation… Au contraire, cela renforcera le sentiment négatif que nous développerons vis-à-vis de la situation, et nous lui donnerons de plus en plus d’importance !

Nous pouvons aussi prendre du recul sur ces pensées négatives et voir qu’elles sont infondées, et simplement une interprétation erronée de la réalité.

Dans tous les cas, prescrivons-nous un antidote puissant : la pensée positive ! Apprenons à repérer nos pensées négatives et consciemment, à en prendre le contrepied positif.

Avez-vous des croyances négatives sur vous-même ?

Attention cependant, à ne pas mettre un emplâtre sur une jambe de bois… La pensée positive ne nous guérira pas de nos blessures passées, celles qui alimentent notre système de pensée ou programme.

Ce dernier est un écheveau de croyances issues d’expériences mal interprétées, mal vécues, et qui nous sapent à la base. À partir du moment où nous croyons que "la vie, c’est de la m…", ou que "je suis nulle"…etc., la partie se complique !

Et ce processus est le plus souvent inconscient, d’où l’importance d’écouter ce que nos émotions ont à nous dire : elles peuvent souvent nous permettre de remonter à la surface de notre conscience les croyances que nous avons sur nous-mêmes, la vie, les autres…etc.

Une fois identifiées, il ne nous reste plus qu’à trouver des exemples concrets dans notre vie où elles ne se sont pas réalisées, des preuves que ce ne sont que des croyances et pas la vérité ! La méditation de compassion
est aussi un bon outil pour guérir de nos souffrances passées… Nettoyer ses croyances est une part importante de notre hygiène mentale ! Cela nous permettra de regagner en estime de soi !

Et la confiance en soi ?

Elle accompagne la connaissance de soi… En prenant conscience de nos capacités, de nos savoir-faire, nous établissons un état durable de confiance en soi.

L’acceptation est aussi indispensable à la construction d’une confiance inébranlable : reconnaître qu’il est impossible de tout savoir sur tout, qu’il est naturel d’avoir des lacunes. Et voir s’il est nécessaire de les combler ou pas ?

La confiance en soi, c’est être convaincu que l’avenir et le succès (dont chacun a sa propre définition ;-)) appartiennent à ceux qui ont le courage, l’audace et l’énergie d’entreprendre. Ce n’est pas en restant recroquevillé sur notre zone de confort et notre sécurité matérielle que nous nous offrons l’opportunité de développer notre confiance en nous (et en la vie).

Je n’ai pas dit non plus qu’il fallait se faire violence ! Parfois les conditions sont réunies pour que nous sautions le pas, parfois pas encore, et c’est souvent en rapport avec l’avancement de notre travail intérieur… Nous faisons tous de notre mieux dans les circonstances que nous rencontrons. Et d’ailleurs si nous pouvions faire autrement, nous le ferions non ?

Nourrir son esprit

Soyons conscients de ce que nous faisons ingurgiter à notre esprit ! Deux conseils s’imposent :

  1. Faire la diète médiatique : nous est-il vraiment indispensable de nous "tenir informés" ? Essayons quelques jours de ne plus regarder le journal télévisé, d’éviter les news à la radio, de laisser tomber la presse écrite , et avec eux, de ne plus nous nourrir de violence, de négativité… Bref, arrêtons d’entretenir ce misérabilisme qui nous fait tout voir en noir ! Est-ce si difficile de ne pas savoir ce qui s’est passé dans le monde ? En plus, ça nous donne du temps pour faire autre chose, comme jouer avec les enfants !
  2. Lire, écouter, regarder des choses positives ! Eh oui, choisissons nos programmes, nos livres, en fonction de l’impact immédiat sur notre moral… Une bonne comédie à la française comme il en sort régulièrement, par exemple ! Plutôt qu’un sombre film sur une nième machination des méchants contre les gentils…

C’est simple, et pourtant cela contribue indéniablement à entretenir une bonne santé mentale : remplacer le "poison" lent que nous distillent les médias par une gorgée de positivité !

  • Maîtrise de soi

Il ne s’agit pas de maîtriser ses émotions, nous avons vu ensemble l’intérêt de les entendre, mais de se donner un cap. La maîtrise de soi s’entend ici comme la mise en place de guides permettant d’orienter notre vie.

Préparer sa réussite

Pour avancer dans la vie, mieux vaut avoir un cap ! Sinon, nous virevoltons sans rien atteindre, comme un bateau sans gouvernail qui vogue au gré des changements de vent…

Alors fixons-nous des objectifs, osons réaliser nos rêves ! C’est d’ailleurs ce que les plus âgés d’entre nous conseillent pour approcher le bonheur, comme le souligne Guillaume dans sa chronique du livre  "Ce qu’il faut savoir avant de mourir".

Parfois, la tête vide et encore trop sous le poids des obligations sociales, nous ne voyons pas ce que nous voudrions devenir, faire, être… Et s’il suffisait simplement d’avoir pour objectif de vivre l’instant présent ? Ou encore d’aimer la vie ?

Nous pouvons ensuite décliner cet objectif en mini-objectifs et dérouler un plan d’action qui balisera notre vie et nous évitera de nous égarer de notre ligne de conduite ! Pour reprendre l’exemple de vivre l’instant présent, cela peut se décliner en "méditer 10 minutes par jour", ou " faire une retraite dans un monastère", ou "traquer ses croyances de la journée dans son journal intime"…etc.

Il suffit de nous donner à 100% pour cet objectif , quotidiennement… Et si nous n’y arrivons pas, il ya de grandes chances que cet objectif ne soit pas le nôtre mais celui que nous imposent les autres. La procrastination peut avoir de nombreuses sources, à nous encore une fois de ne pas simplement la déplorer mais d’aller voir ce qu’il y a en dessous, comme nous y incite Hannah, du blog Forme-Santé-Idéale.

La réussite, quelle qu’elle soit, nécessite persévérance et détermination bien sûr, mais aussi ouverture face aux échecs que nous risquons d’essuyer en chemin… L’image du bébé qui apprend à marcher, chute et se relève cent fois est un bon exemple de ce que la nature humaine est capable d’accomplir avec un état d’esprit adapté !

Voir loin

Ce n’est pas tant en termes d’objectifs matériels ou professionnels ambitieux, que de souci constant d’épanouissement qu’il nous faut voir loin ! Voir loin tout en restant dans l’instant présent, paradoxe ?!

Voir loin, c’est accepter que la réussite ne soit pas là dans les minutes qui viennent, et de faire les efforts nécessaires au quotidien pour parcourir le chemin. C’est regarder en soi, voir les améliorations réalisées et possibles, et rester confiant…

La visualisation de l’objectif est d’une grande aide pour rester motivé. Nombreuses sont les techniques présentées sur le Web, depuis la création d’un support papier jusqu’à la pratique méditative associant les ressentis émotionnels à la réalisation de l’objectif. À chacun de trouver la méthode qui lui convient pour ne pas baisser les bras !

Hans Selye, endocrinologue et inventeur de la théorie du stress, résume parfaitement cette nécessité de voir loin : "Les gens heureux sont 70 fois moins susceptibles de tomber malades que ceux d’entre nous qui entretiennent des pensées de peur, de doute, de colère… C’est en apprenant à composer positivement avec soi-même et son milieu qu’on atteint son maximum de puissance et d’utilité".

Cela ne se fait pas en un jour, et le chemin est parfois tortueux, pourtant la foi en soi et pourquoi pas en une dimension "énergétique" qui nous dépasse peuvent nous aider au quotidien, non pas pour l’accepter mais pour le transcender !

Une nourriture spirituelle adaptée peut être facteur d’une bonne hygiène mentale.

  • Mode de vie

Expérimenter la vie

Par l’observation de soi, nous pouvons découvrir ce qui nous convient en termes de logement, travail, loisirs, habitudes de vie diverses… et vivre notre vie et non celle que d’autres veulent nous voir vivre !

Sortir des sentiers battus peut être une phase nécessaire pour expérimenter la vie sous différentes formes et choisir en toute connaissance de cause, et de soi ! Les jeunes adultes qui partent autour du monde avant de reprendre leurs études et de choisir leur métier, s’autorisent ce genre de quête…

Le retour à la nature, pris au sens large, est un moyen de tester d’autres choses que ce qui nous est proposé de façon conditionnée dans notre société : alimentation, boisson, habillement, remèdes et thérapies. En développant notre sens critique, et en choisissant ce qui est bon pour nous, non pas sur le papier et en imagination, mais en le vivant, nous nous orientons vers une meilleure qualité de vie pour nous !

Partir vivre à la campagne et se rendre compte au bout de 6 mois que cela ne nous convient pas ? Quelle importance ? Il s’agit d’un essai et à nous de réajuster le tir en changeant de cap ! Au moins, nous savons maintenant pourquoi cette vie ne nous convient pas, au lieu de nous baser sur les récits des autres ! La vie est une succession de choix et d’expérimentations, la vie est changements ! Nous ne sommes pas des morts-vivants !

Rechercher une meilleure qualité de vie

Posons-nous la question de ce que nous voulons dans notre environnement physique et social. Entrons en nous et voyons ce qui nous apporte satisfaction dans notre quotidien, et attachons-nous à remplir notre vie de tous ces plaisirs. C’est ainsi que nous construirons notre bonheur !

Pour me sentir bien physiquement, combien de temps de sommeil me faut-il ? Je ne sais pas, je teste ! Quel est le sport que je préfère pratiquer ? Et pourquoi, que m’apporte-t-il concrètement ? Dans quel milieu est-ce que je préfère vivre (ville, campagne, maison, appartement…) ? De quelle façon je préfère me détendre ? Et marcher ? etc.

Et socialement ? À qui puis-je accorder ma confiance et dans quelles conditions ? Quelles sont les amitiés que je cultive et pourquoi j’apprécie ces gens ? Qu’est ce que je recherche chez les autres ? Est-ce que j’aime le travail d’équipe ? Qu’est-ce qui me donne le sourire facile ? Dans quelles circonstances suis-je enthousiaste ? Avec qui je communique facilement, ou pas et pourquoi ? Etc.

Trouver ses moments de Flow

M. Csikszentmihalyi, psychologue et chercheur, a mis en évidence ce qu’il appelle les moments de Flow, qu’il considère comme une véritable bouffée d’oxygène pour l’âme. Il s’agit d’expériences respectant les conditions autotéliques suivantes : objectifs clairs, retour immédiat, et  problèmes à résoudre adaptés à nos capacités. D’ailleurs, nous avons plus de chance de vivre ces moments au travail plutôt qu’en loisirs.

Il estime que le jeune enfant est en recherche constante de moments de Flow, motivé par sa curiosité et sa ténacité !

Pendant ces moments aussi appelés expériences gratifiantes intrinsèques, nous sommes véritablement absorbés pas notre tâche, et ne voyons pas le temps qui passe. L’effort nécessaire à la réalisation de l’activité est en lui-même la récompense la plus agréable. Nous ne faisons plus qu’un avec le temps, le lieu, la tâche…

Et une expérience visant à priver des personnes de leurs moments de Flow, a montré qu’au bout de 48 heures, leur état moral était déjà suffisamment dégradé pour qu’il soit inutile de poursuivre le test !

Alors, recherchons ces moments de transcendance que nous avons déjà vécu, et multiplions-les pour notre bonne santé mentale !

Une vie pour grandir

Observons ce que les autres éveillent en nous, et profitons-en pour remettre notre système de pensée à jour. Ne laissons pas les autres prendre "l’ascendant mental" sur nous, prendre du pouvoir sur nous ! Sachons voir les choses telles qu’elles sont, reconnaître nos torts et reconnaître une personne qui tente de nous pourrir la vie !

De même avec les évènements, qu’est ce que la vie veut nous montrer ? Où sommes-nous allés nous fourrer en persistant dans notre erreur, en nous entêtant à vouloir réussir dans une voie qui ne nous correspond pas ?

La vie est exceptionnelle, et chaque obstacle peut servir notre quête du bonheur, pourvu que nous sachions distinguer objectivement le vrai du faux, regarder sous un autre angle comme si nous étions simplement témoin !

C’est ça aussi expérimenter la vie : apprendre à regarder ce qui nous arrive avec détachement et ne pas laisser notre égo foncer tête baissée et ré-agir comme à son habitude !

  • Autres outils

La vie est vaste, et chacun d’entre nous est un être unique. Aussi, pouvons-nous tirer des bénéfices de techniques variées à des moments différents, selon nos besoins !

Affirmation positive

William James, psychologue et philosophe américain, a dit : "le grand art dans la vie consiste à faire de notre système nerveux notre allié au lieu de notre ennemi". Pour bien comprendre cette citation, il nous faut voir notre système nerveux autonome comme celui qui s’occupe du bien-être "matériel" de nos cellules (les soldats), tandis que le système nerveux moteur correspond au commandement de l’organisme. Si le commandant en chef manque de force et de détermination, la discipline de l’armée se relâche et son efficacité diminue grandement !

Les plans mentaux et émotionnels transmettent à notre corps physique leur harmonie ou leur désaccord…  Si l’angoisse, la peur et le chagrin nous mettent "sous tension" moralement, les effets se font également sentir sur le plan physique (hypertension par exemple).

Ainsi, transmettre des affirmations positives peut grandement aider à relâcher les tensions mentales et émotionnelles, et donc physiques. Elles soufflent des ordres adaptés au commandant en chef de notre organisme. En conséquence, il nous faut les choisir avec soin : courtes, sans négation, adaptées au problème rencontré… Et elles ne nous exonèrent pas d’un travail en amont sur nos croyances à l’origine de ces désordres !

Santé au naturel

Réfléchissons à deux fois avant de nous précipiter dans nos anciens schémas réactionnels : courir chez le médecin aux premiers symptômes du rhume, recourir à l’alimentation industrielle par faute de temps…etc.

Nous pouvons changer ces habitudes, en réveillant notre potentiel de guérison (un rhume se passe grâce au seul pouvoir de notre organisme). Il est de nos jours de plus en plus facile de faire appel à des remèdes naturels (phytothérapie, gemmothérapie, fleurs de Bach…) en consultant des sites spécialisés sur internet, ce qui limitera l’absorption de molécules chimiques par notre corps. Veiller à nous nourrir sainement évitera aussi l’intoxication de notre organisme et son encrassement… Et cela ne prend pas forcément plus de temps. Les paniers de fruits et légumes biologiques fournis par les AMAP, de plus en plus nombreuses sur notre territoire, sont souvent livrés au travail !

Avec un peu de recul et d’organisation nous pouvons limiter l’empoisonnement de notre organisme. Or ces dysfonctionnements physiques se traduisent aussi sur le plan mental : symptômes dépressifs, fatigue, apathie…etc.

Si le mental influe sur le physique, l’inverse est également vrai !

Exercice au grand air

Dans le même esprit, l’activité physique au grand air est excellente pour la santé mentale. En produisant des endorphines, notre corps suscite des pensées de plaisir.. L’oxygénation de notre sang se fait mieux, la circulation aussi…etc. L’activité physique modérée est excellente pour l’ensemble de notre organisme et de ses fonctions !

De plus, sa pratique nécessite souvent un minimum de concentration, ce qui nous rapproche de ces moments de Flow décrits par M. Csikszentmihalyi.

Personnellement, je compare la pratique du tennis à une séance de méditation associée à une rigolothérapie ! Mon niveau technique est proche de zéro, mais mes fous rires sont garantis lorsque par le plus grand des hasards, je réussis un bon coup !

Soleil

Souvent mis en cause, le soleil a pourtant des effets bénéfiques sur notre santé, y compris mentale. Bien sûr, tout est question de dose ! L’exposition doit être modérée, progressive, aux heures les moins chaudes…

Les effets bénéfiques des rayons du soleil sont reconnus, et donnent leur nom à l’héliothérapie. Et des séances de luminothérapie peuvent le remplacer dans les cas de dépression saisonnière…

Relaxation

C’est la détente du corps et aussi de l’esprit, d’autant mieux que nous réaliserons ces séances en toute autonomie. Apprendre avec un support audio est intéressant, mais s’en exonérer me semble nécessaire pour atteindre tout le potentiel de la relaxation et ne plus dépendre d’une voix, ou d’un lecteur de CD qui peut tomber en panne !

Sommeil

Respecter sa chronobiologie, aller se coucher quand notre corps nous le réclame : voilà un moyen facile à mettre en œuvre et pas cher pour garder une bonne santé mentale.

Fatigués, nous ne sommes plus en pleine possession de nos moyens et nous nous laissons emporter par notre mental sans plus aucun recul ! La confusion nous guette…

Bain

Les bains chauds, soit une température de 32,2 à 37,8 °C, sont recommandés en cas de grande activité mentale et de manque d’exercice physique. En général, 15 à 30 minutes suffisent pour se détendre et relativiser !

Massages

En agissant sur un plan énergétique, grâce aux multiples méridiens qui parcourent notre corps, les massages libèrent des schémas ancrés dans notre corps.

Ainsi, le shiatsu et d’autres techniques, souvent basés sur les points d’acupressure et le ressenti du thérapeute, sont d’une grande aide dans un travail de nettoyage intérieur !

N’hésitons pas à les employer pour dépoussiérer correctement notre système de pensée, son actualisation n’en sera que plus bénéfique.

Arrêter les drogues !

Alcool, tabac, cannabis et autres drogues, légales ou pas, n’ont que le pouvoir de nous maintenir artificiellement en bonne santé mentale. À force de cacher nos émotions sous des tonnes de toxines, nous nous empêchons d’atteindre le vrai bonheur… et nous nous rajoutons une dépendance de plus à gérer !

Attaquons-nous aux vrais problèmes, à notre système de pensée, et libérons-nous de leur emprise en même temps que de celle des drogues, et alors nous serons en pleine santé mentale !

Et l’amour dans tout ça ?

J’aimerais terminer cet article par mon propre témoignage de ces diverses pratiques destinées à conserver une bonne hygiène mentale.

Pour ma part, il s’agissait plutôt de la retrouver ! En effet, un arrêt de travail pour burn-out est venu ponctuer ma vie de dépressive début 2011. Il m’en aura fallu du temps, pour reconnaître que j’étais en proie à ce démon… 20 années voire même 25 ?

Ce qui est indéniable, c’est que les autres ne peuvent rien pour nous. La seule chance du dépressif est de reconnaître qu’il est le seul responsable de ses pensées, et que ce sont ces pensées "déviantes" qui sont à l’origine ensuite de ses émotions et de ses actes.

Donc et il n’y a pas à chercher plus loin, il faut tordre le cou à ce système de pensée (Carlson), encore appelé programme ou parasite (Ruiz) selon les auteurs.

Et pour cela, les remèdes indispensables sont : la méditation, l’attention à ce que nous disent notre corps et nos émotions, la traque de nos croyances, et le réajustement de nos pensées. Je les considère comme les principes de base pour une bonne hygiène mentale et les ai évoqués précédemment.

Une fois compris que je n’étais pas mes pensées, j’ai pu commencer le grand nettoyage de printemps et m’attaquer à la mise à nu de mes croyances racines. Et en parallèle, j’ai pu m’accepter et commencer à m’aimer. C’est la clé !

La méditation me sert pour rester ancrée dans le présent, et pas besoin de s’asseoir sur un zafu pour ça : éplucher les carottes, manger, marcher… c’est la pratique de la pleine conscience à laquelle j’ai été initiée pendant 3 semaines au Village des Pruniers du moine bouddhiste Thich Nhat Hanh. J’y reviens de temps à autre, mais je ne suis pas encore "pleinement consciente" 24h/24 !

Cette pratique permet de développer l’observation des pensées, lorsque le mental se calme je suis plus à même de voir de quelles natures elles sont. Je ne les laisser pas toujours traverser tranquillement mon esprit, je les saisis encore parfois au vol et tourne en boucle dessus. Mais en tout cas, j’ai pris conscience de leur nature bien noire, bien glauque… et j’ai commencé à les démonter en leur opposant des pensées positives générées consciemment. C’est le début d’une spirale vertueuse qui croît très rapidement en efficacité pour briser le cercle vicieux.

J’ai arrêté de travailler aussi, ce qui fait que j’ai le temps de prendre soin de moi, d’observer tel un jaguar à l’affût, d’écouter mes émotions et mes ressentis corporels pour entendre ce qu’ils ont à me dire. C’est sûr que pris dans le flot du quotidien, et surtout sursollicité au travail, on ne peut pas vraiment !

Et je traque mes croyances, je note mes jugements et mes comportements de victime, je fouille sans concessions pour moi-même,… Puis je transforme tout cela à grand coup d’amour pour moi, comme mes stages de développement personnel me l’ont appris !

Sans amour pour soi, il n’y a pas de place pour l’amour de la vie et des autres, le vrai, l’inconditionnel (et pas cet attachement qui nous aliène de nouveau) ! Et quand je parle d’amour, je ne parle pas de fierté mal placée, d’égocentrisme, et autres dérives liées à un moi surdimensionné.

J’avais donc gardé le meilleur pour la fin : l’amour est le socle d’une bonne hygiène mentale !

Aude Bara du blog Fortifiez-vous la vie !

Crédit Photo : Fotolia

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24 commentaires on Que faites-vous pour votre hygiène mentale ?

  1. Yann- Les outils du bonheur dit :

    Excellent article très complet : bravo
    Beaucoup de gens consacrent beaucoup de temps à l’entretien de leur véhicule mais peu à celui de leur corps et de leur esprit qui pourtant est la seule chose que nous possédons réellement ici-bas (du moins temporairement) 😉

  2. Jérémy dit :

    J’aime beaucoup l’article, on y retrouve de nombreuses notions fondamentales. Mais faites attention quand même. Cette approche du développement personnel est très féminine. Pour une femme, pas de problème, mais pour un homme, il faudra développer sa masculinité un minimum 😉

  3. Frederic Leroy dit :

    Merci 🙂

  4. Aude dit :

    Merci pour vos commentaires !
    Désolée les hommes !? Je suis curieuse de savoir ce qu’il manque pour un homme ou comment m’adresser davantage aux hommes ? 😉
    Et surtout, n’oubliez pas votre part de féminité !
    Bons soins mentaux !
    Aude Bara

  5. Nicole Hogge dit :

    Merci pour cet article très complet et merci pour ta sincérité qui transparait !

  6. katy dit :

    je troque mes pauses clopes ,en mode lecture ici , je remplace cette annee plaisirs rapide contre bien etre perdurant , j aime retrouver ce moment sur mon pc ,o)

  7. comment on fait pour imprimer larticle

  8. Jérémy J. dit :

    Les hommes? désir de conquête, puissance! (rires)
    Je pense que on a tendance à privilégier la carrière sur le bien-être et la santé, d’un façon générale, alors qu’il faut un peu des deux, effectivement 😉
    Mais ne changez rien, vraiment…

  9. corinne dit :

    Bonjour Olivier,
    Voici un excellent résumé de l’équilibre auquel nous devrions tous aspirer pour vivre notre plus belle vie.
    C’est vrai qu’il est important de planifier, d’organiser et de faire des listes de choses à faire mais à quoi bon si nous sommes épuisés.
    Cet équilibre est un élément clé de la performance même si on ne l’enseigne pas dans nos écoles.
    Passer un merveilleux weekend !
    Corinne

  10. Merci Olivier pour cet article qui détaille bien le soin que toute personne doit avoir pour son corps et son esprit pour vivre heureux et équilibré.
    André

  11. AnnaIvanka dit :

    Merci pour cet article! Il donne vraiment une explication complète. En résumé il faut mettre soi -même en première ligne de nos préoccupations!Sinon tout peut partir d’aujourd’hui à lendemain…

  12. françois dit :

    Je ne serai pas original, moi aussi j’aime bien cet article. En plus Aude Bara ne fait pas qu’énoncer ce que tout les gens qui s’intéressent au développement personnel savent déjà. Elle nous donne sa propre vision et ça c’est le plus important pour moi.

  13. GUIBOUIN Thierry dit :

    Je viens de transmettre à certains de mes contact le lien pour accéder à cet article que je trouve riche de contenu ; J’y trouve aussi beaucoup de moments de vie similaire à celle d’aujourd’hui (car deux vie bien opposée !)C’est vrai que ces dires m’ont mis sur mon 31 donc je me suis peut être trop empressé de (saouler) pour ceux qui ne prennent pas le temps ou qui ne sont pas prêts à déguster le contenue de ce texte. Si au moins ça ne laisse pas indifférent…

  14. Aude dit :

    Merci pour vos commentaires, vous êtes tous trop bons !
    Et tant pis si vous saoulez vos proches ! Pas grave, soit ça fera tilt, soit ça sera pour plus tard…
    Chacun son chemin de vie ?

  15. sarah D dit :

    souvent, je me dis que mon esprit intérieur est comme un jardin qu’on cultive. On y plante les fleurs qu’on aime, on le voit grandir. On lui donne de la lumière, du temps, de l’espace et on va de temps en temps le voir. Dès que des orages commencent à apparaitre, on le protège et change le temps !

  16. Madi Yanogo dit :

    Merci beaucoup pour cet article.

  17. Marie dit :

    Merci, ça m’a fait du bien de lire cet article!

  18. Lagha dit :

    la première conditions pour connaitre la vérité est de s’habituer à percevoir les choses telles qu’elles sont:
    Merci beaucoup; vos commentaires sont par une explication avec une très grande précision.
    mes salutations

  19. corinne dit :

    Merci pour cet article au combien détaillé qui fait parfaitement le tour de tout ce qui peut nous aider au quotidien à maintenir un bon niveau de bien-être dans nos vies.
    Il s’agit également de créer l’habitude de prendre soin de soi, malgré la morosité ambiante. l’habitude non pas de se retirer une fois de temps en temps pour partir en vacance, en week-end ou pour passer une après midi au spa mais bien de développer une véritable stratégie de bien-être au quotidien.
    Très belle journée à tous!

  20. labynet dit :

    Cet article resume extremement bien les choses telles qu’elle sont pour etre et rester heureux mais etre et rester heureux suffit il ? . Ceci dit nous pouvons aimer nous meme mieux encore en aimant les autres comme un autre soi même …..Tout en considerent le mystère profond qu’est cet « autre » et donc nous même ….

  21. Ndayikuna Esdras dit :

    exactement !!!!!!

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