Note : cet article est une traduction de l’article How to Beat the Exhaustiveness of Stressful Work de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

StressJe vais le confesser : j’ai récemment laissé le stress m’abattre.

Je sais, certains d’entre vous pensent que je suis parfait et que je ne suis jamais stressé, à aucun moment, en particulier parce que j’ai écrit sur le fait de ralentir et de simplifier depuis près de cinq ans maintenant.

Mais je suis bien stressé, et j’en fais trop par moments. Cela n’arrive plus souvent maintenant, mais cela arrive. Cette semaine était un de ces moments.

Le stress me vainc… mais restez avec moi jusqu’à la fin. Parce qu’à la fin (alerte spoiler), je vaincs le stress.

Comment le stress m’a vaincu cette semaine

Comme vous le savez peut-être, j’ai créé un programme de développement personnel payant, le Sea Change Program (lien en anglais, NdT) pour aider les gens à changer leur vie, et le Mindful Diet course (cours d’alimentation réfléchie) comme partie du programme parce que beaucoup de membres avaient besoin d’aide pour bien manger.

Malheureusement, il y a eu un pépin dans le processus d’enregistrement qui a engendré des problèmes d’enregistrement pour 400 personnes, et donc j’ai passé deux jours à réparer manuellement les problèmes (avec un fidèle ami en qui j’ai toute confiance, Dean). C’était un travail fastidieux et épuisant, et je l’ai fait jusque tard dans la nuit et j’ai recommencé tôt le matin.

J’ai appris à le faire presque comme une forme de méditation ; en essayant d’être conscient pendant que je le faisais, tout comme j’essaye de le faire quand je fais le ménage ou la vaisselle ou que je vais marcher.

Pourtant, le nombre écrasant de personnes qui a eu besoin d’aide en même temps m’a stressé pendant deux jours, et à la fin, j’étais lessivé.

Comment j’ai mesuré l’effet du stress

Normalement, nous pouvons sentir les effets épuisants du stress, subjectivement, mais il est dur de vraiment savoir le véritable effet que cela a sur nos esprits et nos corps.

Mardi, j’ai trouvé un moyen de mesurer objectivement le bilan que le stress a eu sur moi : la musculation. Je me suis tenu à un programme de musculation régulier depuis maintenant une semaine, en faisant les quatre mêmes exercices et en enregistrant mes progrès. Donc je sais assez précisément comment je m’en sors pour chaque exercice.

Mais mardi, j’ai essayé de soulever autant que ce que j’avais soulevé la semaine précédente, pas plus, avec exactement les mêmes gestes et les mêmes périodes de repos. J’étais trop fatigué pour en faire ne serait-ce que la moitié. Mon corps (et mon esprit) ne pouvaient pas en faire autant que la semaine précédente.

Il y a beaucoup de raisons possibles à cela : pas assez d’énergie (mais je mange autant chaque jour), trop d’autres types d’activités (mais c’est aussi très habituel dans mon emploi du temps actuel), pas assez de sommeil (j’en ai eu un peu moins ces deux dernières semaines, mais cela ne m’a pas affecté tant que ça au cours des dernières semaines), un burnout du à trop d’exercice en quelques semaines (peut-être un facteur, mais quand je regarde mon programme, je ne pense pas), la maladie (mais je ne suis pas malade, en fait je suis même en très bonne santé).

Après avoir évalué les divers facteurs possibles, le stress est le plus évident. Quelques-uns des autres facteurs ont probablement joué un peu aussi, mais le stress a le plus de chances d’être le facteur principal. Et cela a eu un effet primordial, en me basant sur mon test objectif.

Comment je combats le stress

Voici ce que j’ai fait :

  1. Après deux jours stressants et épuisants, l’exercice était en fait ma première étape vers la récupération. Cela pourrait sembler contre-intuitif – pourquoi faire de l’exercice quand vous êtes épuisé ? Et parfois cela peut être dangereux – ajouter le stress de beaucoup d’exercice à l’épuisement physique et mental peut vous amener un risque de burnout ou de blessure. Mais j’ai trouvé qu’une bonne dose d’efforts physiques fait des merveilles pour les moments où je suis stressé. Donc j’ai couru et soulevé quelques poids. Je me suis instantanément senti mieux.
  2. Puis j’ai médité pendant environ 10 minutes. Me ramener au moment présent est un excellent moyen de combattre le stress.
  3. Ensuite j’ai éteint l’ordinateur, je suis sorti, j’ai marché, j’ai vu un ami, et j’ai passé quelques heures déconnecté.
  4. Quand je suis rentré, je suis retourné sur l’ordinateur, mais je ne me suis autorisé que des sessions plus courtes.
  5. J’ai aussi fait une petite sieste (très très hautement recommandé).
  6. Je me suis massé les épaules (ok, ma femme Eva m’a aussi aidé).
  7. J’ai lu un peu.
  8. J’ai passé un peu de temps à lire pour mes enfants.
  9. Et j’ai pris un thé vert que j’ai bu lentement et savouré.

C’est une routine déstressante qui fait des merveilles. Vous n’avez pas besoin de faire la routine dans sa totalité, mais choisissez-en trois ou quatre et faites-les à fond.

 

Crédits photo : Brian Jackson

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6 commentaires on Comment combattre l’exhaustivité d’un travail stressant

  1. ERIC dit :

    Merci Léo – et Olivier interposé – de cet aveu de “faiblesse” qui nous confirme que nous sommes d’abord des humains et que personne n’est fort en permanence !
    C’est aussi dans ces moments difficiles que l’on trouve souvent les bons remèdes! Si je n’avais pas eu mon problème cardiaque, peut être n’aurais-je jamais planché sur mes “acros” qui me “prolongent”…
    Si je n’avais pas traversé une grave crise morale et mentale ces dernières semaines, peut-être n’aurais -je pas eu la rage de me battre et de proposer mon PEA … Programme d’entrainement aux acros ?
    Je précise pour que les choses soient bien claires : je suis retraité (jeune, certes !) et ni mon site ni mes acros en books ne vont rassurer… mon banquier !
    Mais si je peux apporter quelque chose, cela en vaut le coup !

  2. TOTO dit :

    Exhaustiveness est un faux ami en anglais,qui n’a rien à voir avec l’exhaustivité en français. Il s’agit d’épuisement ou de pénibilité et non d’exhaustivité…

  3. Pierre dit :

    Une respiration profonde dans une posture droite, entraîne :
    1- une mise en mouvements des muscle du ventre et du thorax qui abaisse les tensions de l’estomac..
    2- une décontraction de la colonne vertébral et de la cage thoracique qui libère la nuque et donc, relâche l’activités mental et nous relie d’avantage à la conscience corporelle soit au sentiment de Zénitude… Pierre Pyronnet

  4. Bonsoir. Pour ma part, en cette semaine de la Toussaint, j’ai été prise dans une “farandole” de R.V. de dernière de coups de fil loupés et autres avanies… Mais je reste zen, sinon mes ulcères vont se rappeler à moi… Je me vide la tête, en lisant des trucs et de machins (avec ou sans importance pour mon travail), je regarde ce que j’ai loupé à la TV en replay, etc… Sinon, je fais quelques petites séances de yoga et, malgré mes problèmes d’arthrose et de sciatique (et oui, je cumule …) mais çà n’est pas très important… Quand on sent le stress venir : des montées de bile et autres problèmes, rient de tel : de la musique, quelle qu’elle soit, qui vous fasse bouger ou non, çà n’est pas important… C’est aussi, important, dans une journée de travail surchargé (que l’on travaille chez soi ou dans une entreprise) de savourer 1 pause (surtout pas cigarette, çà n’arrange rien !) détente… Musique, livres, T.V. vous avez le choix… Le stress n’est qu’un symptôme d’un mal-être. Quant au sport, je ne suis pas pour… çà fatigue, épuise et enlève de l’énergie positive… Une vraie bonne séance de relaxation et/ou de sophrologie… Rien de tel : on ne sait plus respirer !

  5. bonjour à tous!
    cet article tombe aujourd’hui à pic, je me sentais un peu dépassé par l’ampleur de tout ce que j’ai à “faire”….. et sa lecture me re-booste!
    j’ai en effet pu remarquer, comme Léo que faire une ou des pauses de douceur, ralentir le cours des choses,bref prendre soin de soi est un des meilleurs remèdes…revenir dans son corps, respirer, aller au contact de la nature…tout cela fonctionne vraiment et nous permet de créer l’espace nécessaire pour prendre du recul et reprendre confiance et sérénité;

  6. SANOU dit :

    c’est un bon article. Moi c’est le stress chronique qui me donne le dégoût de mon travail et de la vie. C’est terrifiant. Je vais essayer les trucs que propose léo

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