Note : cet article est une traduction de l’article The Comparison Trap de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

PiègesJ’adore lire à propos de l’organisation du travail des autres gens, j’adore vraiment ça. C’est un de mes plaisirs coupables.

Je vais lire sur le sujet de l’organisation bureautique des autres blogueurs, ou du type de carnet de note et de stylo qu’ils utilisent, ou s’ils travaillent debout ou sur un tapis roulant ou en faisant des pompes renversées ou en s’occupant d’un potager.

Et quand je lis à propos d’une façon de faire cool que quelqu’un d’autre a trouvée, une nouvelle façon de travailler sympa, je veux inévitablement l’essayer. Je ne suis qu’un homme.

Vous avez aussi fait cela, probablement. Vous pourriez lire dans une revue l’existence d’un nouveau logiciel qui vous aiderait à créer, ou une nouvelle mode ou des chaussures cools ou des fournitures sympas ou le tout nouvel iPad, ou la dernière application iPhone. Ou peut-être que vous êtes minimaliste et que vous lisez un article sur quelqu’un qui court pieds nus, ou comment vivre avec seulement un sac à dos, et vouloir essayer.

C’est un piège.

Nous allons indéfiniment regarder comment les autres font les choses, pour avoir de l’inspiration ou des idées… mais nous finissons par vouloir également essayer ces choses. Cela semble innocent jusqu’à ce que vous réalisiez que vous allez acheter presque tout parce que quelqu’un à écrit à ce propos et le fait apparaître comme incroyable. Vous vivez une vie d’interminables séries d’achats à cause de ce que les autres gens font. Et c’est sans fin.

Même si vous n’achetez pas de trucs, vous changerez indéfiniment votre vie, en vous basant sur ce que font les autres. Vous abandonnerez votre canapé, vous arrêterez d’acheter des meubles Ikea, puis vous abandonnerez votre portable, puis votre ordinateur, puis vous commencerez à faire du yoga, puis vous deviendrez un moine zen, puis vous créerez une startup technologique. Ces choses sont super, évidemment… mais à quel moment ça va s’arrêter ?

Quand sommes-nous enfin content de la vie que nous menons?

Si vous regardez les vies des autres,

vous trouverez toujours que vous avez un manque.

Regardez plutôt ce que vous avez,

et soyez reconnaissant.

Réduisez vos besoins,

et soyez content.

Et votre vie d’aspiration

à la perfection, au futur,

deviendra une vie d’équilibre,

du présent, de paix intérieure.

 

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8 commentaires on Se comparer est un piège

  1. Jordane dit :

    Salutations !

    Bon si j’écris c’est pour confirmer que je suis d’accord, et pour rajouter que depuis que je ne le fais plus, je suis beaucoup plus confiant, chacun à sa vie, et on trouvera toujours pire que soi, mais aussi toujours mieux, nous sommes juste un être parmi tant d’autre, même si chacun est différent, il en parle très bien Robbins. Alors inutile de vivre au dessus des autres pour faire semblant d’être heureux.

    A plus

    Jordane de MonBonPote

  2. Béatrix T-R dit :

    Bonjour,
    votre article me fait penser à une personne agée -je travaille dans le milieu médical- …qui se plaignait de ne plus marcher aussi vite qu’avant !
    Je lui ai dis : “Je vois bien que c’est difficile pour vous de marcher, malgré tout -elle était en rééducation-..ne regardez pas ce que vous n’arrivez pas à faire aujourd’hui, .. mais voyez ce que vous faites de plus que hier ! ”
    Avancer dans la vie c’est pareil … on se fait aider parfois par un mot, ou une main qui se tend.. mais dans le fond.. ce sont nos jambes qui nous portent et qui nous font faire “nos” pas !!
    Bonne journée !
    coeur-tiroir.blogspot.com

  3. Constantin dit :

    Ils sont toujours intéressant tes articles Olivier.Ce qui me touche le plus sur cet article c’est que nous avons toujours un manque. Il est important qu’on apprenne à nous contenter de ce que nous avons, de ce que nous sommes et ensuite d’être reconnaissant. Reconnaissance envers Dieu et de tous ses dons merveilleux de chaque jour. Reconnaissance même pour le simple bonjour que le voisin nous adresse en sortant de chez nous le matin. Cette reconnaissance enfin, commence par de petites choses.
    Merci Olivier pour ces enseignements qui nous amènent à nous remettre en question.

  4. victor dit :

    Bien vrai cela … J’ai été opéré au genou en 2000 et le chirurgien m’avait dit après l’opération que je ne marcherais probablement plus, ce à quoi je lui avais répondu “ça m’étonnerait” … et aujourd’hui, malgré une infection nosocomiale qui est toujours présente aujourd’hui et que je soigne tous les jours, et bien, je marche … il est vrai que courir m’est impossible ainsi que quelques autres mouvements, mais tous les jours, je profite de l’usage de mes deux jambes…vrai que parfois c’est un peu plus dur mais n’empêche, je ne suis pas dans une voiturette comme il avait voulu me le suggérer et je remercie ma bonne étoile (moi) quotidiennement pour ce cadeau

  5. Philippe dit :

    Oui se comparer est un piège, d’autant que cela peut créer de la dévalorisation plutôt que de la stimulation … alors que nous sommes déjà très bien avec nos qualités et compétences, et au travers de ce que nous menons chaque jour … Et si je voyais les belles choses que je fais chaque jour …
    Philippe

  6. Philippe dit :

    Bonjour Olivier
    J’apprécie beaucoup tes articles! tu as une écriture simple mais claire! à la portée de nombreuses personnes. Tes remarques sont évidentes mais ils faillaient y penser!
    Pour laisser un commentaire sur cet article: il est bien évident que je suis d’accord avec toi ! on ne parle pas de modèle! on est bien d’accord! car dans mon cas, sans modèle,je ne serait pas celui que je suis devenu. sinon bien sur il faut être reconnaissant … Au plaisir de te relire A+

  7. Lilas dit :

    Bonjour
    J’ai passé des années a me comparer a untel et untel sur tout et n’importe quoi. Cela n’a fait qu’aggraver mon manque de confiance en moi et la mauvaise image que j’avais de moi.
    En plus du fait qu’on passe plus de temps a se renseigner sur comment font les gens qu’a avancer activement sur notre propre chemin, je trouve que cette attitude en plus d”être suicidaire et engendrant de grandes frustrations, est totalement inhibante voire paralysante.
    Comme vous le suggérez si bien, je suis si heureuse depuis que je me suis recentrée sur moi même et ce que j’ai et que j0en profite pleinement , a chaque instant au lieu de les stocker et de les réserver pour un bien hypothétique jour ou j’aurais tout, saurais tout…
    Merci à toi pour cet apaisant article

  8. Joëlle dit :

    Cet article, une fois de plus, est vraiment d’une grande aide et je t’en remercie. On m’a dit “une éternelle insatisfaite” dans ma jeunesse, oui, je me comparais aux autres, non, je n’avais jamais tout ce que je désirais et attendais cela pour être heureuse. J’ai compris que seules comptent les petites choses mises bout à bout que l’on apprend à apprécier, sans attendre d’avoir “tout”, car on ne l’aura jamais. Le yoga et la méditation, le re-centrage, le remerciement pour ce que j’ai, m’ont apporté la paix et le bonheur (pas tout le temps, mais cela se travaille au quotidien …)

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