Note : cet article est une traduction de l’article 3 Little Tricks to Deal With People Who Offend You de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Gens ennuyeuxUne chose avec laquelle nous luttons quotidiennement, qui nous ronge et nous cause du stress et de la colère : les gens énervants.

Vous connaissez ces gens : ils vous doublent dans les files d’attente, sont désagréables avec vous au travail ou au restaurant, vous coupent la route dans le trafic, mettent la musique fort quand vous essayez de vous concentrer, vous interrompent, etc.

Ces offenses sont des violations de la façon dont vous pensez que les gens devraient se comporter. Et donc cela vous consume. Ne vous inquiétez pas, je suis pareil.

Si vous laissez simplement ces gens offensants vous atteindre, vous serez toujours énervé ou ennuyé. La vie ne sera pas super. Mais c’est une chose que vous pouvez apprendre à gérer.

Je dois admettre que je ne suis pas parfait là-dedans, mais voici trois stratégies utiles dont je me sers :

1. Pensez en grand. J’ai appris cette astuce de Robert Thomas, un professeur zen, qui utilise « pensez en grand » comme un de ses slogans pour l’aider à être conscient. Imaginez que vous êtes un bambin de 2 ans, qui ne peut pas avoir un jouet ou une glace immédiatement. Ce problème est votre univers entier, parce que vous n’avez aucune perspective, et donc… vous piquez une colère. C’est le monde d’un enfant de 2 ans (je devrais le savoir, j’en ai 6). Mais en tant qu’adultes, nous savons que c’est un très petit problème, et en fait il y a beaucoup d’autres choses qu’un enfant de 2 ans pourrait faire pour être heureux. Bien sûr, c’est facile pour nous – nous avons une perspective plus large. Mais quand quelqu’un nous offense, nous avons une faible perspective – cette petite offense est la plus grande chose du monde, et cela nous met très en colère. Nous piquons l’équivalent de la colère d’un enfant de 2 ans. Mais si nous avons une perspective plus large (en pensant en grand), nous pouvons voir que cette petite chose compte très peu dans le tableau d’ensemble. Cela ne vaut pas la peine de s’énerver. Donc souvenez-vous de Penser en Grand, puis d’élargir votre perspective.

2. Suivre le courant. Quand je conduis et que d’autres conducteurs se comportent mal, je me mets souvent en colère. Puis je me souviens d’une astuce : je m’imagine flotter sur le courant dans un radeau, et les autres voitures ne sont que des brindilles et des feuilles qui flottent autour de moi d’un côté à l’autre de ce courant. Ils n’ont pas à me traiter d’une certaine façon, parce que ce ne sont que des brindilles. Et donc je flotte sereinement sur ce courant, sans me soucier de la façon dont les brindilles flottent autour de moi (même si j’essaye de ne pas les heurter, parce que, vous savez, la sécurité d’abord). Et en vérité, c’est comme ça qu’est la vie – les autres gens n’essayent pas de vous offenser, ils ne se préoccupent même pas de vous la plupart du temps. Ce ne sont que des brindilles qui flottent autour. Mais soyez gentil avec ces brindilles.

3. Faites-leur un câlin mentalement. Cette petite astuce peut transformer la façon dont je me sens vis-à-vis de quelqu’un qui m’énerve. Disons que quelqu’un vient juste de me dire quelque chose de méchant. Comment osent-ils ! N’ont-ils donc aucune considération pour ce que je ressens ? Mais évidemment, avec cette réaction, je n’ai pas non plus de consideration pour ce qu’eux ressentent – seuls les miens comptent. Et donc j’essaye d’avoir de l’empathie avec cette personne désagréable, et de réaliser qu’elle est en colère, ou qu’elle a peur, ou les deux. Elle est désagréable par peur, comme mécanisme de défense. Et donc, mentalement (et physiquement une fois de temps en temps), je leur fais un câlin. J’ai de la compassion pour cette personne effrayée, parce que j’ai souvent peur aussi. Nous sommes pareils. Nous avons besoin d’un câlin, d’un peu de compassion, d’un peu d’amour.

Essayez une de ces trois astuces la prochaine fois que quelqu’un vous énerve ou vous offense. Puis souriez sereinement, armé du confortable savoir que, comme moi, vous êtes supérieur au reste du monde.

Crédits photo : © Wild Orchid – Fotolia.com

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14 commentaires on 3 petites astuces pour gérer les gens qui vous offensent

  1. florence dit :

    Merci pour tes bons conseils. Il est vrai que l’autre jour une jeune fille que je connais depuis qu’elle est petite m’a agressée au téléphone, m’a insulté,etc…ça m’a mise dans une colère énorme, cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Depuis ce jour , cela doit faire une dizaine de jours, je n’arrive pas à décolérer. Je lui en veux, elle m’a manqué de respect. Je vais essayer un de tes conseils en espérant que cela va m’aider.
    A bientôt.

  2. Anne dit :

    C’est vrai que la plupart du temps, on surestime les dire ou les actions de ceux qui nous énervent alors qu’il suffirait de relativiser les choses pour nous sentir mieux. Sous l’effet de la colère, on se sens agressé alors que finalement, si on réfléchit rationnellement on ne l’est pas.

    Merci pour cette leçon de sagesse qui va nous éviter des moments de stress et de mal-être.

    Bonne journée à tous

    Anne

  3. Sabrina dit :

    Pour le premier conseil ,je l’appliquais instinsctivement quand mon fils était bébé et ça a marché! Il ne dormait jamais jamais et pleurait beaucoup …donc j’étais épuisée! après avoir vérifié qu’il n’avait pas de soucis médicaux,chaque jour je me disais.. »ça a l’air dur maintenant mais même si ça dure un an ou deux (ça a duré 3 ans)ce n’est rien dans une vie….ça m’a bien aidée!

  4. nathanael dit :

    Bonjour Olivier
    Merci pour cet super article comme cela a toujours été le cas. La plus part du temps, les gens énervant peuvent freiner notre évolution. Ils pensent que nous rêvons quand nous parlons de nos rêves et autres.
    C’est intéressant de trouver des solution pour les géré. On applique pour voir ce que ça donne.

  5. Olivier dit :

    Cet article est très important pour des comme moi. Vraiment c’est des conseils cruciaux à mettre en pratique pour ne pas perdurer en colère. Merci! Bonne journée à vous tous!

  6. Poupie dit :

    Bonjour Olivier,
    Tes 3 conseils sont très pratiques !!Et, çà marche….
    Dans la vie courante, je les applique à chaque moment de « pic » de stress et/ou colère avec en plus une note d’humour et je « ris » en moi-même de la futilité de ce qui arrive.
    Cà me fait du bien d’en rire…,de moi-même aussi pour avoir pris cela tant au sérieux !
    Par contre, je n’ai pas le sentiment d’être supérieur mais je vais y remédier, pour renforcer mon manque de confiance.
    Ceci dit quelques pics de stress et de colère passent entre les gouttes des bonnes résolutions. En général, c’est quand je suis fatiguée…C’est aussi la vie…
    Il faut dire que j’ai dû apprendre et apprendre…> à relativiser et lâcher prise à cause d’une pathologie sérieuse et rare des glandes surrénales et où le stress n’est pas du tout le bienvenue. Et, là, que dit-on « c’est un mal pour un bien » ! Comme quoi…
    Les 2 principes que j’applique souvent sont:
    la N°1) Penser en grand (c’est « Topissime » pour moi) et la N°2) Suivre le courant (Super et j’aime beaucoup).
    Cela me rappelle la méthode des nuages avec les pensées qui me viennent à l’esprit et que je laisse « filer » dans ma tête, tranquille…si bien qu’à un moment, je ne me souviens plus de ce moment de stress et de colère. Trop cool.
    Quant à la N°3) Les câlins, c’est pas vraiment mon truc. La compassion et « le non-jugement » me conviennent mieux.
    Par contre, juste un bémol pour moi, ces méthode sont plus difficiles à appliquer quand c’est quelqu’un de très proche comme ma mère qui, au demeurant, ne m’a pas élevé et se permet…enfin, bref !! en me culpabilisant. Là, c’est plus compliqué pour moi et je doit être vigilante.
    Sur le coup ! Il y a tout de même le stress et la colère dus à la surprise !! puis ensuite, avec les 2 premières pratiques,une bonne dose d’humour et le silence…Une chance, j’aime le silence.
    Le silence me permet de prendre du recul, refaire le point et me recentrer. Puis, je chasse ce moment de mes pensées et la vie reprend son cours.
    Je préfère préciser que cette « stratégie » (silence) s’applique bien à ma mère car j’ai appris à la connaitre. Je pense qu’il faut adapter son attitude en fonction de la personne proche.
    Et, surtout, surtout ne pas avoir de colère. Aller vers la joie, d’avoir réussi au moins…
    Je me rends compte que ces pratiques, petit à petit, « trankilou », deviennent comme une « seconde nature » ET que c’est bien.
    Mes excuses pour ce long commentaire.
    Merci beaucoup Olivier d’en avoir parlé.
    Bonne route et prenez soin de vous. Poupie

  7. Content dit :

    Lors de mes voyages en Inde j’ai toujours admiré les dromadaires solitaires qui tracent leur chemin vers leur but final, fendant la foule, calmes, sereins, voir un peu hautains.
    Si tu as le mental du dromadaire, alors rien ne peut te troubler !

  8. Jadice dit :

    Ahhhh le fameux : « ça m’énerve ! » à ne plus regarder nos émotions, et à ne plus prendre réellement nos responsabilités, elles nous submergent… Cet article est plein de bon sens et ce sont de bonnes astuces. Voir plus grand est en effet le plus porteur de ces conseils.
    Ca me fait penser au livre : « Une vache sur ma place de parking » de Leonard Scheff et Susan Edmiston que je conseille poru tout ceux que ce sujet intéresse.
    Bon, bah je vais faire des câlins moi 😉
    Merci Olivier

  9. Axel dit :

    Sympa les astuces, surtout celle du câlin il faudrait que j’essaye. Merci pour l’article 🙂
    Axel,

  10. Caroline dit :

    Hello,

    ces 3 astuces sont très efficaces!

    je les utilise souvent à ma sauce:
    1. le fait de voir en grand (que j’appelle relativiser)est précédé par deux longues inspirations afin de bloquer la colère qui monte grrrrpfffff 😀

    2. Et j’ai modifié les câlins mentaux en souvenirs sympas avec la personne qui m’énerve.

    Lorsque je ne connais pas la personne qui m’énerve, je créé une image mentale d’elle en petit enfant, ca aide 😀

    Bonne journée zen !

  11. Aline dit :

    Pour ma part, quand je suis avec une personne que je connais et qui semble s’énerver contre moi, je lui demande si c’est contre moi qu’elle est énervée, et souvent à mon grand étonnement, je me rends compte que non, elle est énervée contre ce qui l’énerve, mais pas contre moi, alors que j’aurais juré que si !
    Et si c’est contre moi, je lui fais préciser ce qui l’énerve : souvent l’autre personne ne supporte pas qu’on ne fasse pas les choses de la même façon qu’elle : c’est sur la façon de faire qu’elle s’énerve.
    Ceci étant, avoir des mouvements d’humeur est humain. On n’est pas des robots dotés d’éternels sourires. Et parfois des coups de gueule font débloquer des dossiers administratifs. Il y a des moments pour protester et des moments pour être zen. Pourquoi refuser nos mouvements d’humeur ? Pour moi, c’est au contraire en les acceptant et les exprimant qu’on ne reste pas dedans : ce qui est exprimé à l’extérieur ne reste pas dedans !
    Sûr que quelqu’un qui vous klaxonne pour rien dans la rue est énervant, et ne vaut pas la peine qu’on s’énerve, mais dans ces cas là, je dis quand même tout bas : « pauvre con », ou tout autre nom d’oiseau, avec l’intention consciente de me libérer de l’agressivité qui monte, ce qui a l’art de me soulager ! Car je suis moi-aussi humaine avec des réactions humaines ! Et j’assume !

  12. marc dit :

    Je suis également dans ce cas, je suis prof de maths en collège, je travaille à temps plein, et j’ai toujours des contrariétés avec des élèves qui sont souvent eux aussi énervés ou fatigués, mais aussi qui de plus en plus nous font des reproches agressifs devant les autres, parfois on reconnait ce que disent leurs parents dans leurs propos… ou bien ils sont moqueurs, s’amusent à nous faire sortir de nos gonds juste pour voir le spectacle, sans blague! Je me dis que parfois ce n’est pas le métier dont je rêvais car trop nerveusement fatigué en rentrant, mais c’est la crise, faut avancer. Là nous sommes en vacances, j’ai des heures de boulot à corriger des copies ou à adapter mes prochains cours et là aussi je m’énerve quand je vois leur manque de travail personnel…on a souvent envie d’appeler au secour mais les autres en rigole, ils ne comprennent pas qu’on se plaigne!! Je veux bien essayer vos méthodes, pourvu que ça fonctionne enfin! Merci encore en tous cas pour votre site, c’est reposant.

  13. Magalie dit :

    En même temps, les autres ne sont jamais responsables de ce qu’on ressent… Il n’y a donc pas de gens « énervant », il n’y a que nos ressentis face à une situation dont on doit prendre soin.

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