Note : cet article est une traduction de l’article The Practice of Work Mind & Vacation Mind, Simultaneously de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Vacances-travailImaginez être en vacances : vous pouvez paresser, siroter des margaritas, ne pas vous inquiéter de ce que vous devez faire aujourd’hui, ne pas vous inquiéter du temps, ne faire qu’être, sans toute cette anxiété.

Maintenant imaginez être occupé au travail : vous faites une tâche tout en vous inquiétant à propos des autres, vous vous inquiétez de ne pas faire la meilleure tâche qui soit, vous pensez à toutes les autres choses sur votre emploi du temps et sur votre liste de choses à faire, vous êtes interrompu par les autres, vous êtes plein d’anxiété.

Tête en vacances, tête au travail.

Ce sont deux choses différentes, et pourtant, qu’en serait-il si vous pouviez avoir la tête en vacances tout en travaillant ? Nous devrions laisser tomber la paresse et les margaritas, mais l’état d’esprit pourrait être le même. Le résultat serait une façon de vivre plus saine, où nous n’attendons pas le week-end ou les petites périodes de vacances que nous avons, mais où à la place nous sommes plus heureux tout au long de la semaine.

Comment peut-on faire ça ? Avec quelques petites habitudes au niveau de l’état d’esprit, qui peuvent être apprises et pratiquées au fil du temps.

À quoi ressemble la tête en vacances au travail

La tête au travail est souvent une source d’anxiété : anxiété vis-à-vis de ce que nous avons besoin de faire, des dates limites, des collègues ou patrons irritants ou en colère, de toutes les informations entrantes, de savoir si nous faisons la bonne chose en ce moment, ou si nous passons à côté de quelque chose d’important.

La tête en vacances relâche cette anxiété, et est juste présente dans l’instant qui se déroule. Le temps est moins important, la priorité est de prendre du plaisir personnellement.

Alors à quoi cela ressemble-t-il quand vous appliquez l’esprit des vacances au travail ? Vous vous débarrassez de l’anxiété. Vous n’êtes pas inquiet de tout ce que vous avez à faire, ou de faire la bonne chose dès maintenant, ou de toutes les choses que vous devez faire plus tard. Vous vous immergez dans le plaisir quoique vous ayez choisi de faire maintenant.

Disons que vous décidez d’écrire quelque chose maintenant – vous avez une longue liste de choses à faire, mais vous décidez que c’est la chose sur laquelle vous voulez travailler en ce moment. Pourrait-il y avoir d’autres choses que vous pourriez être en train de faire à la place ? Bien sûr – il y en a toujours. Il n’y a aucun moyen de connaître la chose parfaite à faire – choisissez simplement quelque chose, et faites-le.

Vous avez d’autres choses à faire, mais au lieu de vous inquiéter à propos de ces choses, vous vous immergez dans la tâche en cours. Vous n’êtes pas inquiet de la finir rapidement, vous êtes plus concentré sur le fait de prendre du plaisir en la faisant.

De temps en temps prenez du recul mentalement, regardez le tableau dans son ensemble, puis retournez vous immerger dans cette tâche.

Et vous pouvez le faire quand vous parlez à un collègue ou à un client. Vous pouvez le faire avec un mail important, ou la gestion de la paperasse ou des petites tâches, la création de quelque chose, la programmation, la création artistique, le fait d’aider un patient ou un client, etc.

Choisissez quelque chose à faire, immergez-vous, débarrassez-vous de votre inquiétude à propos des autres choses, et faites-le simplement. Prenez du plaisir. Une fois de temps en temps, remontez prendre de l’air et regardez le tableau dans son ensemble.

Les pratiques de la tête en vacances

Vous pourriez avoir noté les éléments-clé de la description ci-dessus – ce sont les pratiques à développer si vous voulez avoir la tête en vacances au travail.

Notez que vous ne pouvez pas simplement faire volte-face et être bon là-dedans aujourd’hui… cela demande de la pratique, comme toute autre compétence. Je peux dire que cela vaut le coup de le pratiquer, même si vous ne le maîtriserez jamais, parce que cela peut transformer votre relation avec votre travail.

Voici ces pratiques – je recommande de les pratiquer un peu chaque jour :

1. Choisissez quelque chose, et immergez-vous. En vacances, vous pourriez décider d’aller nager. Alors vous le faites, et vous profitez totalement de la sensation de l’eau froide sur votre peau, de l’effort de la nage, du goût de l’eau dans votre bouche. Vous pouvez le faire également au travail : choisissez quelque chose à faire, oubliez le fait que ce soit ou non la meilleure chose à faire sur le moment (tout cela n’existe pas), et faites-le simplement. Soyez totalement dedans. Profitez de l’expérience. Notez vos sensations, l’effort, le goût.

2. Débarrassez-vous de vos anxiétés. Cela demande de la pratique. Cela consiste à notez les moments où l’anxiété survient, puis à noter la source de cette anxiété, autrement dit le type de résultat que vous espérez obtenir (donner une bonne impression face aux autres, être parfaitement productif, ne pas se planter, contrôler une situation, etc.). Réalisez que ce résultat n’est qu’un fantasme, et que les autres résultats sont très bien aussi. Réalisez que vous accrocher à ce fantasme vous blesse (provoque de l’anxiété). Ayez de la compassion envers vous-même et laissez aller ce fantasme superflu qui vous blesse.

3. Prenez du recul et voyez le tableau dans son ensemble. Vous immerger est super, mais c’est aussi utile d’être capable de vous désimmerger, et d’évaluer ce qui se passe autour de vous. Cela pourrait impliquer ce qui se passe physiquement autour de vous – les gens qui sont à côté, la façon dont vous êtes assis (et si vous êtes assis depuis longtemps), etc. Mais cela pourrait impliquer de regarder votre situation de travail, comme elle est en ce moment (étant donné qu’elle change tout le temps) – y a-t-il un rendez-vous auquel vous devriez aller, une autre tâche sur laquelle vous devriez vous jeter à la place, quelqu’un qui a besoin de votre attention, un peu d’anxiété qui se fait sentir ? Voyez le tableau dans son ensemble, puis réimmergez-vous.

4. Inquiétez-vous moins du temps. Il y a des moments où le temps est important – arriver à l’heure à un rendez-vous pour être bien vu de la personne ou des personnes que vous retrouvez, respecter un délai, devoir facturer votre temps de travail. Mais souvent nous nous inquiétons à propos du temps sans bonne raison. Ce n’est pas sain. Immergez-vous dans la tâche, prenez du recul pour voir le tableau dans son ensemble, et réimmergez-vous (dans la même tâche ou dans une autre). Le moment de la journée n’est pas pertinent dans ce processus.

Est-il possible d’être en vacances permanentes, de façon à faire votre travail tout en ayant l’état d’esprit relax et agréable que vous apportent les margaritas sur la plage ? Je pense que oui, mais il n’y a qu’un seul moyen de le découvrir. Pratiquer.

Crédits photo : © Regisser.com – Fotolia.com

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3 commentaires on Comment avoir la tête au travail et en vacances, simultanément

  1. Mamy dit :

    Bonjour,

    Voilà un article qui traite un sujet que j’ai pas vraiment pensé.
    Mais je crois que cela mérite d’être essayer.Souvent, quand je travaille je tacherai de se concentrer totalement alors qu’il est nécessaire de se distraire un peu quelquefois.
    Merci pour ces bons conseils !

  2. delphine dit :

    Merci pour ce très bon article,
    je vais mettre en application dès aujourd’hui et voir ce que cela provoque 😉

    C’est une nouvelle attitude à adopter et j’ai l’impression qu’elle sera aussi profitable que la diète médiatique

    merci
    Delphine

  3. claire dit :

    mh… je crois que j’ai cette attitude là… ou plus ou moins… par instinct .
    j’arrive à mon travail , affolée … tout “ça” à faire !!!!!…j’agite la pile effarée … “ouark!”… et finalement, je prends une tâche, peut-être la plus urgente (ou pas) je la fais avec toute mon attention, une autre , et une autre … et j’arrête quand j’en ai assez … je contemple : il reste un paquet de trucs, mais j’ai “bien ” bossé… à demain…. et au bout, c’est loin d’être parfait, mais j’ai avancé, et fait plus ou moins ce qu’il fallait faire…

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