Note : cet article est une traduction de l’article What if You Didn’t Have to Worry About Yourself? de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Inquiétudes personnellesAvez-vous déjà subi des collègues de travail ennuyeux ? Ou des membres de votre famille dont les petites habitudes vous dérangent ? Avez-vous déjà été frustré par un vendeur ou un serveur, ou par un autre conducteur ? Et qu’en est-il de la frustration vis-à-vis de vos enfants ou de votre conjoint(e) ?

Comment pouvons-nous devenir plus tolérants, trouver le calme au milieu de toutes ces tracasseries et ces frustrations ?

Personnellement, en y pensant, la réponse vient du fait de sortir de moi-même.

Presque chaque instant de chaque journée pendant toute notre vie (plus de 1,2 milliards de secondes pour ma part) est passé à nous inquiéter. Nous sommes préoccupés par des soucis personnels : est-ce que je fais ce qu’il faut, est-ce que je vais me planter, est-ce que j’arriverai à respecter les délais, que pensent les autres de moi, suis-je assez bon, pourquoi ça m’arrive à moi, comment puis-je devenir meilleur, pourquoi les autres ne m’écoutent pas, pourquoi est-ce qu’ils ne me traitent pas mieux que ça, pourquoi est-ce qu’ils ne peuvent pas dégager de mon chemin, pourquoi mon corps est aussi gras, pourquoi est-ce que les choses ne vont pas dans mon sens, est-ce que je passe à côté de certaines choses ?

Mais que se passerait-il si nous nous libérions de ces inquiétudes personnelles ?

Et si, pour un petit instant, nous pouvions supposer qu’on puisse prendre soin de nous-mêmes, nous réconforter, nous protéger et nous accepter ?

Si nous pouvions arrêter de Penser À Nous-Mêmes pendant un moment, et faire autre chose ?

Ne serait-ce pas une petite libération ? Ne serait-ce pas agréable de se libérer de cette préoccupation qui a pris possession de toute notre vie ?

Pour ma part, j’accueille cette opportunité à bras ouverts.

Alors qu’arrive-t-il quand nous sommes libérés des inquiétudes personnelles ? Nous pouvons alors commencer à jeter un œil aux autres, et découvrir à quoi ils ressemblent, ce qu’ils traversent. Il s’avère qu’ils souffrent tout autant que nous. Ils sont constamment inquiets à propos des mêmes choses, ils veulent être heureux mais ont des soucis personnels et se demandent pourquoi cet étranger (autrement dit, vous) agit toujours d’une façon qui les irrite.

Nous pouvons voir cette souffrance, et comprendre à quoi elle ressemble, parce que nous venons juste de sortir de notre propre tête, dans laquelle les mêmes genres de choses arrivent depuis des années. Nous pouvons avoir de l’empathie.

Nous pouvons aussi vouloir qu’ils souffrent moins, et peut être les réconforter, faire preuve de compassion.

En revenant dans notre tête, les bras chargés de ces nouvelles informations, d’empathie et de compassion, nous pouvons peut-être être plus tolérants quand quelqu’un ne se comporte pas « parfaitement » (comme si nous nous comportions parfaitement nous-mêmes), quand quelqu’un est méchant ou lent ou bruyant. Peut-être que nous pouvons même agir gentiment envers eux, leur faire un câlin mental et voir comment nous pouvons les aider.

Évidemment, il est facile de revenir à notre état de préoccupation personnelle. J’y reviens toujours, parce que c’est une habitude profondément ancrée. Mais je peux le voir arriver de temps en temps, et essayer de sortir de cet espace clos qu’est mon esprit préoccupé.

Même pour un très court instant, cette petite escapade peut apporter sa petite dose de lumière et de bonheur. Et si vous vous entraînez de façon régulière, c’est une libération sans pareil.

Crédits photo : © Vertigo Signs – Fotolia

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2 commentaires on Comment faire taire les inquiétudes personnelles ?

  1. claude dubray dit :

    Merci pour l’article .
    Merci OR et LEO
    C’est bien cela (nous sommes centrés sur nous mêmes , aux abonnés absents pour les autres . Tous ,comment faire, comment se libérer de soi-même ?
    Connaissez la Vérité (de l’ETRE ) elle vous affranchira .”Cherches , si tu cherches de tout ton coeur tu trouveras ; tu trouveras un caillou et sous ce caillou seras inscrit ton vrai nom “.
    Claude D

  2. Chantal P dit :

    Un bel article qui intéresse tout le monde ! Oui, nous sommes trop souvent à nous poser des pourquoi ? et vouloir que l’autre fonctionne sur le même registre que nous mais s’il en était ainsi, comment pourrions-nous compléter nos richesses personnelles ?
    Nous avons tous des comportements qui dérangent les autres et forcément les autres ont des comportements qui nous dérangent… Travailler sur l’empathie et la compassion est certainement l’ouverture à plus de liberté vraie pour chacun. Après, il faut aussi être attentifs à “doser” et ne pas devenir “trop bon… trop…” 😉

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