Note : cet article est une traduction de l’article How I Finally Faced My Weight & Debt Problems de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Argent et santéIl fut un temps où j’étais en surpoids, mais où je ne voulais pas l’admettre personnellement. Je ne me sentais pas aux commandes de ma santé, parce que je ne pouvais pas arrêter de fumer ou de manger sainement plus longtemps que quelques jours, pas plus que je ne faisais de sport régulièrement.

Penser à mon poids me faisait me sentir terriblement mal, donc je ne voulais même pas y penser.

Évidemment, ne pas y penser signifiait que je ne faisais rien pour changer cela. Ne pas faire face à mes problèmes les faisait empirer, ce qui me faisait me sentir encore pire. C’était un cercle vicieux, et je devais vraiment arrêter.

J’avais le même cercle vicieux quand j’étais endetté (dans la même période de ma vie, il y a environ 8 ans). Je ne pouvais pas payer toutes mes factures, donc je les fourrais dans un tiroir pour ne plus avoir à les voir. J’avais des créditeurs qui m’appelaient mais je ne répondais pas à leurs appels (je reconnaissais leurs numéros sur l’écran). Je ne savais pas à quel point j’étais endetté parce que je n’ai jamais voulu ouvrir les enveloppes, et encore moins les additionner sur une feuille. J’empruntais de l’argent pour payer mes factures, et je devais encore plus. Et je ne payais pas tout un tas de factures, ce qui augmentait les intérêts.

Ce n’était pas une façon intelligente de gérer mes finances, mais je ne pouvais pas supporter la pensée de devoir faire face à tout cela. Je me sentais mal rien qu’en pensant à mes finances, donc j’évitais, et je pensais à autre chose. Bien sûr, cela m’a mené à chercher de la distraction dans la nourriture et le shopping, ce qui m’amenait à m’endetter encore plus.

Ne pas faire face à mon endettement le faisait empirer.

Comment ai-je surmonté tout cela ? Je vais le partager ici, dans l’espoir que cela en aidera d’autres qui font face au même problème – ou n’y font pas face.

Il est également important de noter que si vous connaissez quelqu’un en mauvaise santé (ou en mauvaise santé financière), ils sont probablement eux-aussi dans le déni. Ils ne veulent même pas en parler. Comment les aider ? Je vais également partager cela ci-dessous.

Comment j’ai finalement fait face

Alors comment faire face à ce problème, pour pouvoir travailler dessus, quand vous ne voulez pas y faire face ?

Il doit y avoir un point où vous vous dites, « Ce n’est pas bon. J’ai besoin de faire quelque chose pour ça. »

En vérité, il n’y a habituellement pas qu’un seul point – il y en a plusieurs. C’est un problème de construction, où vous gagnez beaucoup de points d’informations avec le temps – vous avez une certaine image de vous et vous n’aimez pas à quel point vous paraissez lourd, vous recevez des commentaires de la part d’une personne fort peu flatteuse, vos pantalons ne vous vont plus, vous respirez fort quand vous essayez de courir pendant quelques minutes.

Mais alors il doit y avoir un point où vous décidez que trop c’est trop. Vous commencez à vous sentir résolu. Vous décidez que vous pouvez faire quelque chose – ce n’est pas insurmontable.

Je ne peux pas me souvenir exactement comment je suis arrivé à ce point. Mais je sais qu’il y avait plusieurs choses qui m’avaient aidé :

· Inspiration : voir les autres gens dans des situations similaires qui ont surmonté ce problème – dans des blogs et des magazines, principalement.

· Faisabilité : je ne pensais pas pouvoir perdre tout ce poids ou surmonter mon immense montagne de dettes en un jour ou en une semaine… mais avoir un petit pas à pouvoir faire était motivant mentalement. Si je pouvais faire quelque chose en un jour ou deux, c’était faisable. Il me semblait que je pouvais reprendre les commandes.

· Motivation : quand j’ai vu que mes problèmes de santé allaient être un exemple pour mes enfants, je savais que je devais faire un changement. Quand j’ai vu que mes problèmes financiers blessaient ma famille, je savais que je devais faire un changement. Dans les deux cas, ma motivation à changer était plus grande que moi – je le faisais pour aider les gens dont je me souciais.

· Engagement : Quand j’étais inspiré par les autres pour faire un changement, je faisais un pas facile qui était en fait un très grand pas – je m’engageais. S’engager est en fait très facile – vous pouvez dire à un ami, à votre enfant, à votre époux/se, ou au monde (via les réseaux sociaux ou les mails) que vous allez faire un changement. Ne vous engagez pas à simplement « perdre du poids » ou « vous désendetter » mais à quelque chose de précis : « courir 3 fois par semaine et supprimer les sucreries » est mieux. Tout comme « faire une liste de mes dettes, puis envoyez un paiement pour le premier de la liste ». Ce sont les premières étapes… vous pouvez toujours « ajouter plus de légumes » ou « faire un plan de repas » après avoir commencé. Mais s’engager est une première étape facile (quoiqu’un peu effrayante) qui vous focalisera sur les étapes suivantes.

Je dois admettre que ce n’était pas aussi simple que de prendre la décision de changer, puis de faire des progrès constants sans être découragé. Vraiment pas. J’essayais de faire un changement, je me loupais, je me sentais mal, puis je recommençais encore. Et encore. Et je faisais des ajustements à chaque fois, en apprenant sur moi dans le processus, et en devenant bon avec le temps dans cette compétence de changement.

Mais la première étape – faire face au problème – a été rendu possible par l’inspiration, la faisabilité, la motivation et finalement l’engagement.

Comment faire que les autres fassent face à leurs problèmes

Je crois fermement que vous ne pouvez pas forcer quiconque à changer. Vous pouvez seulement les inspirer à changer, si vous avez de la chance. Ce n’est pas chose facile.

Si vous avez un ami ou un membre de la famille qui se bat avec des problèmes de santé, ou des problèmes financiers, ou un problème similaire auquel ils ne veulent pas faire face… c’est difficile. Ils ne veulent probablement pas vous entendre en parler.

Je ne dis pas que vous devriez baisser les bras pour autant et oublier ça. Vous pouvez quand même aider. N’essayer simplement pas de les forcer.

Voici ce que je suggèrerais :

1. Pas d’attaque – de l’empathie. Il ne faut jamais dire à la personne que ce qu’elle fait est mal, ou insinuer qu’elle est mauvaise ou indisciplinée ou fainéante. Supposez qu’elle a les meilleures intentions, qu’elle changerait si elle pouvait, mais qu’elle se sent mal à ce propos. Supposez que vous vous sentiriez pareil si vous étiez à sa place – et essayez de vous souvenir du temps où vous vous sentiez comme ça. Ne les prenez pas de haut, mais ne « compatissez » pas non plus. C’est condescendant.

2. Soyez une source d’inspiration. Donnez l’exemple, et partagez ce qui fonctionne pour vous. Partagez les histoires d’autres gens qui ont surmonté ces problèmes.

3. Suggérez quelque chose de faisable. Et faites-le avec eux. Si vous voulez qu’ils s’attaquent à leurs problèmes de santé, proposez d’aller marcher tous les deux après le travail tous les jours. Juste 15 minutes (pour commencer). C’est un bon moyen de socialiser et de créer du lien, tout en étant actif. C’est une petite étape sur laquelle on peut s’appuyer – plus tard vous pouvez marcher plus loin, ou plus vite, ou peut-être ajouter des intervalles de jogging à la marche au bout de quelques semaines ou quelques mois (si votre condition physique le permet). Vous pouvez aussi ajouter par la suite des défis alimentaires. Mais la clé est de rendre ces étapes faisables, simples, et sociales.

4. Proposez d’être un ami à qui rendre des comptes. Si l’autre personne admet ne pas être motivée, proposez qu’elle s’engage auprès de vous, et qu’elle vous rende des comptes (qu’elle vous envoie un mail tous les jours ou toutes les semaines pour partager ses progrès ou ses lacunes à ce sujet). Proposez de définir un gage amusant (quelque chose d’embarrassant) si la personne ne tient pas son engagement auprès de vous. Ou créez un défi, dans lequel vous allez tous les deux faire quelque chose d’amusant en même temps – un défi de pompes, un défi de 10000 pas par jour, un défi de consommation de plus de légumes, etc.

Malgré tous vos efforts, cela pourrait ne pas fonctionner. Vous ne pouvez pas forcer quelqu’un à changer. La personne doit le vouloir personnellement. Et si elle ne le veut pas, vous ne pouvez pas la forcer à le vouloir. Dans ce cas, vous devrez prendre du recul, bien que vous puissiez toujours montrer de l’attention et vouloir aider.

Il est possible de changer. Faire face à ses problèmes est totalement possible. Vous avez peut-être simplement besoin d’un peu d’inspiration pour le faire.

Crédits photo : © DenisNata – Fotolia.com

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6 commentaires on Comment j’ai finalement fait face à mes problèmes de poids et d’endettement

  1. Najet BAKLOUTI dit :

    salem
    excellent article que je mettrai bientot a execution merci de me l avoir envoye

  2. Nathalie dit :

    Je me suis trouvée dans cette situation avec la volonté sincère et personnelle d’aller mieux. Dans mon environnement, aucune inspiration probante et des attaques directes ou indirectes ; faire face dans ces conditions ajoute de la souffrance et d’autres états ni agréables ni intéressants qui de plus épuisent. Peu de place pour vivre réellement.
    Pour moi, ce “processus” est difficile et solitaire.
    Je ne suis pas encore sortie. J’ai progressé en pratiquant des activités dites de relaxation qui m’apprennent à être plus à l’écoute et à relativiser l’inconfort.
    C’est vrai que les personnes ayant des exemples autour d’elle ou une attention sincère bénéficient de meilleurs aspects pour évoluer.

  3. xavier dit :

    Bonjour Nathalie

    A mon avis en écrivant

    “Je me suis trouvée dans cette situation avec la volonté sincère et personnelle d’aller mieux.”
    Tu as fait un sacrés pas vers le mieux.

    En effet tu a appliqué dans l’intégralité tous ces conseils de léo Babauta que rapporte Olivier:

    Inspiration : En lisant cet article 😉

    Faisabilité : puisque le premier pas est fait les autres vont suivre dans la même direction de résolution.

    Motivation: en écrivant “J’ai progressé en pratiquant des activités dites de relaxation qui m’apprennent à être plus à l’écoute et à relativiser l’inconfort”

    Engagement : en affirmant ta” volonté sincère et personnelle d’aller mieux. ”

    Courage persévère!

    Tu seras fière lorsque tu aura atteint ton but.

    Et pour t’aider a dans cette persistance voici un processus qui fait ses preuves dans le but de changer un comportement ou 1 attitude.

    • 1. Pratique seulement un comportement à la fois.
    • 2 – Essaye le nouveau comportement au moins trois fois.
    • 3 – La quantité avant la qualité.(Cela te permet quelques écarts mais te remet le plus rapidement possible sur les rails)
    • 4 – Pratique dans des situations sécurisantes.

    Source:
    http://www.des-livres-pour-cha.....-selling-2

    A toi de tester..Tu sera agréablement surprise.Je te le promet.
    Je te souhaite une excellente soirée.
    Xavier

    • Nathalie dit :

      Bonjour Xavier,

      Je pratique les 4 étapes décrites depuis quelques années ; c’est ce qui m’a permis de “sous-vivre”. Pour le point 3, j’essaies de ne pas trop négliger la qualité.
      Je vais aller consulter le site que tu m’indiques et que je ne connais pas encore.
      Merci pour ton attention.
      Bonne soirée également.

      Nathalie

  4. Martine dit :

    Bonjour,
    J’ai des problèmes de poids qui maintenant agissent sur ma santé et pourtant, je n’arrive plus à me motiver pour perdre tous ces kilos en trop…
    J’ai cherché de l’aide….
    La méthode décrite dans votre article parait simple mais j’ai besoin d’aide.
    Merci de l’avoir écrit
    belle journée
    Martine

  5. maniez dit :

    Merci pour votre article, il est très intéressant et je ne me lasse pas de le lire…pouvez vous donner des conseils alimentaire et le programme sportif qui vous a aidé à perdre du poids? Merci pour vos articles

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