Regard de l'autreNote : Cet article invité a été rédigé par Magali Le Roux du blog Sortir de la Boulimie.

Le regard de l’autre est un aspect très présent dans notre société occidentale. Que ce soit notre apparence physique, la place que l’on a au travail ou notre comportement avec notre entourage, tout cela est bien souvent important pour nous parce que cela nous permet de donner une meilleure image aux yeux des autres.

Le problème n’est pas tellement le regard de l’autre en lui-même. Le problème est que lorsque nous y attachons trop d’importance, nous mettons souvent en second plan ce que nous voulons vraiment au fond de nous, nous faisons passer les autres avant nous. Cela crée de nombreuses tensions internes et nous empêche d’être véritablement en harmonie avec nous-mêmes.

Dans cet article, je vous explique pourquoi le regard de l’autre est aussi important, comment serait notre vie si nous prêtions moins d’importance à cela et comment s’en détacher.

 

Pourquoi le regard de l’autre est-il aussi important pour nous ?

L’importance du regard de l’autre est très présente dans notre société occidentale. Quand nous étions enfants, nous voulions nous intégrer dans un groupe d’enfants pour jouer avec eux et nous nous sentions mal quand nous n’y arrivions pas. Quand nous étions adolescents, nous faisions tout notre possible pour faire comme tous ceux de notre groupe, dans le but de ne pas être rejetés si nous n’acceptions pas les règles du groupe. Adultes, nous choisissons parfois un travail qui ne nous plaît pas, mais qui donne beaucoup de notoriété et de « valeur » à la personne.

De même, l’image du corps est un élément fondamental, parfois au point de rendre les gens malades. Je sais de quoi je parle puisque j’aide les personnes boulimiques avec mon blog Sortir de la Boulimie. Tous les troubles alimentaires comme l’anorexie et la boulimie sont très liés à l’image du corps. La personne fait tout pour avoir le corps le plus parfait possible, comme celui des femmes dans les magazines. Dans les sociétés occidentales, la minceur est largement mise en avant, c’est un véritable critère de beauté. Ou je dirais plutôt : un véritable critère de beauté que les médias nous ont instauré. Du coup, les personnes boulimiques et anorexiques, pour paraître belles, vont tout faire pour maigrir et avoir un corps de rêve, selon les médias. Et si elles veulent avoir ce corps de rêve, ce n’est en réalité pas pour elles-mêmes, mais pour le regard de l’autre.

Si le regard de l’autre est aussi important, c’est en partie culturel. Dès notre plus jeune âge, nous avons appris par l’éducation que nous avons reçue de nos parents et de la société que pour être intégré, il fallait soigner l’image que l’on donnait aux autres. Et que si nous n’y arrivions pas, c’était considéré comme mal et nous ne méritions alors pas notre place dans la société. Ces propos vous semblent peut-être un peu exagérés, ou bien vous n’avez pas l’impression d’avoir été éduqués comme ça. En fait, cela correspond à des croyances que nous nous faisons avec nos expériences et le comportement de notre entourage. Vos parents ne vous ont peut-être pas dit avec des mots que, si vous ne soigniez pas l’image que vous donniez, vous ne méritiez pas d’exister aux yeux des autres, mais ce sont des interprétations que vous avez probablement eues dès votre naissance. Et, selon les familles, le regard de l’autre est plus ou moins vu comme important.

De même, la société donne énormément d’importance au regard de l’autre. On nous apprend à être parmi les meilleurs de la classe, sinon on est considéré comme nul et incapable d’avoir un travail une fois adulte. On nous inculque dans les médias qu’il faut être mince pour réussir, car la majorité des célébrités sont minces et sont vues comme des modèles de réussite. Donc inconsciemment, nous faisons le lien entre réussite et minceur. Je pourrais vous raconter encore plein d’exemples qui montrent que le regard de l’autre est important dans notre société, tellement il est présent dans notre quotidien.

De plus, lorsque nous ne correspondons pas à une image « normale », nous sommes plus souvent confrontés aux critiques. Et ces critiques peuvent être très mal vécues pour certains. Plus le regard de l’autre est important pour une personne, plus celle-ci va avoir du mal à faire face aux critiques des autres. Et encore une fois, par peur de se faire rejeter du groupe ou de la société. Si vous souhaitez en savoir plus sur les critiques et comment y faire face, je vous conseille de lire mon article comment faire face aux critiques pour guérir de la boulimie.

Mais si le regard de l’autre est aussi important pour nous, c’est également lié à notre instinct humain. Plus nous donnons une belle image de nous pour les autres, plus nous avons l’impression d’être intégrés dans notre entourage ou dans notre société. Inversement, nous pensons que si nous donnons une image qui ne correspond pas à ce que veulent les autres, nous allons être rejetés. Mais pourquoi cette peur du rejet ? Et bien tout simplement parce que nous voulons être en sécurité. À l’origine, nous sommes des animaux qui vivent en groupe et, si nous nous retrouvons seuls dans la nature, nous avons beaucoup moins de chances de faire face au danger et de survivre. Mais ça, c’était à l’époque de nos ancêtres. Aujourd’hui, ces dangers ne sont plus d’actualité et nous ne risquons plus de nous faire dévorer par un prédateur si nous sommes exclus de la société, à part peut-être dans certains pays africains. Pourtant, nous gardons cet instinct ancré dans notre inconscient.

 

Comment serait votre vie si vous prêtiez moins d’importance au regard de l’autre ?

Pour en avoir expérimenté la chose, je peux vous dire que c’est tout simplement génial !

Le problème avec le regard de l’autre, c’est qu’il est tellement important dans notre vie, que bien souvent, nous faisons passer le regard de l’autre avant ce que nous voulons vraiment. Si ce que nous faisons pour le regard de l’autre correspond à ce que nous voulons faire au fond de nous, tout va bien. Mais si ce que nous faisons pour le regard de l’autre est contraire à ce que nous voulons faire au fond de nous, nous créons alors des tensions internes et nous finissons par nous sentir très mal. C’est d’ailleurs en grande partie pour ça aussi que de nombreuses personnes tombent dans l’anorexie et la boulimie, ou dans d’autres addictions. Ces tensions internes deviennent tellement fortes qu’elles s’extériorisent à l’aide d’addictions ou de maladies. Le regard de l’autre n’est pas la seule raison qui fait que nous avons ces maladies. Bien d’autres raisons entrent en compte, notamment le fait de ne pas exprimer ses émotions. Si vous voulez en savoir un peu plus sur les raisons qui poussent une personne à être boulimique, vous pouvez lire mon article Boulimie : quelles sont les causes ? Mais l’importance du regard de l’autre et de l’image qu’on donne est un élément fondamental dans les maladies comme l’anorexie et la boulimie.

Le jour où vous prêterez moins d’importance au regard de l’autre, voici ce que cela améliora dans votre vie. La chose la plus agréable est que vous pourrez enfin faire ce que vous aimez. Vous ne rêverez plus de votre vie, mais vous vivrez vos rêves. Par exemple, vous ne choisirez pas d’être médecin, avocat ou cadre contre votre gré parce qu’ils vous donnent une belle notoriété vis-à-vis de votre entourage, ou parce qu’ils vous assurent un salaire conséquent et que, dans notre société, on nous inculque qu’il faut avoir beaucoup d’argent. À la place, vous choisirez peut-être d’être pêcheur ou peintre parce que vous adorez la pêche ou la peinture et que cela ne vous dérange pas de gagner peu d’argent, vu que vous n’avez pas de gros besoins financiers. Ou encore d’aider les autres parce que vous pensez être né pour ça. Peut-être même que votre passion se ressentira tellement que vous gagnerez beaucoup d’argent.

À propos d’argent, le regard de l’autre passe aussi bien souvent par le fait d’avoir de nombreux biens matériels. Avoir une belle voiture, une belle maison ou des habits de marque améliore l’image que vous donnez aux autres. On est d’ailleurs dans une société de consommation qui nous pousse à acheter un maximum de biens matériels. Et si vous n’avez pas de télévision ou d’I-phone, vous pouvez parfois vous sentir moins bien intégré dans la société. Mais tous ces biens matériels ont un coût. Et plus vous allez gagner de l’argent, plus vous allez pouvoir vous acheter des biens matériels, et plus vous allez vous sentir intégré dans la société. On revient donc à l’idée que, pour plaire aux autres, il faut un métier qui permet de gagner suffisamment d’argent. Je parle bien sûr en général, car la valeur attribuée aux biens matériels dépend aussi des personnes que vous fréquentez. Mais globalement c’est ce que nous vivons dans la société.

Mais si vous n’avez pas besoin d’acheter autant de biens matériels parce que le regard de l’autre n’est pas important pour vous et que vous n’avez pas un réel intérêt personnel pour ces choses-là, vous avez besoin de beaucoup moins d’argent pour vivre. Donc inutile de vous endetter ou de rechercher en priorité un métier qui vous fait gagner le plus d’argent possible pour vous payer ces choses-là.

En vivant pour vous-même en priorité avant de vivre pour le regard de l’autre, vous allez faire dans votre vie uniquement les choses qui sont importantes pour vous et qui vous tiennent à cœur. Vous allez enfin pouvoir aimer votre vie, vous allez devenir créateur de votre vie.

En créant la vie que vous voulez vraiment, vous n’aurez également plus toutes ces tensions internes qui vous faisaient du mal auparavant. Vous allez enfin pouvoir vivre en harmonie avec vous-même. Vous allez vous sentir beaucoup plus libre, détendu, apaisé. Vous serez aligné avec vous-même et vous allez écouter davantage vos propres besoins. Vous n’aurez également plus besoin de cumuler les régimes ou de faire beaucoup de sport pour obtenir un corps parfait. Vous écouterez beaucoup plus votre gourmandise et vous vous ferez enfin plaisir à chaque fois que vous mangerez.

En somme, vous allez être beaucoup plus heureux dans votre vie en général. N’est-ce pas là l’objectif de votre vie ?

Heureux dans sa vie

3 exercices pour réussir à se détacher du regard de l’autre

Il existe de nombreuses façons d’arriver à se détacher du regard de l’autre. Mais je vous propose ici 3 exercices à faire qui ne demandent pas beaucoup de temps, qui ont des premiers effets rapides si vous les appliquez bien et qui, avec le temps, vous aideront vraiment à vous détacher du regard de l’autre.

Dans tous les cas, sachez qu’on aura toujours un peu besoin du regard de l’autre, car nous sommes des êtres vivants sociaux et que nous ne pouvons pas supprimer en totalité les croyances que nous avons apprises depuis notre plus jeune âge. Mais l’objectif est que vous arriviez à vous détacher le plus possible du regard de l’autre et que vous viviez le plus possible pour vous-même avant de vivre pour les autres.

 

Premier exercice : apprendre à savoir ce que vous voulez vraiment

Nous avons vu précédemment qu’à force de vivre selon le regard de l’autre, nous ne faisons pas les choses en fonction de ce que nous souhaitons au fond de nous, mais en fonction de ce que les autres souhaiteraient de nous. Et au final, nous ne savons plus trop ce que nous voulons vraiment, ce qui est bon pour nous.

Je vous propose donc de réapprendre, ou d’apprendre, à savoir ce que vous voulez vraiment. Chaque jour, pensez à une décision que vous devez prendre. Par exemple, vous devez peut-être choisir si vous allez voir un ami dans l’après-midi ou si vous allez à la salle de sport. Ou bien est-ce que vous vous laissez tenter par un délicieux gâteau au chocolat ou bien choisissez-vous une salade de fruits pour être plus raisonnable ? Choisissez chaque jour un exemple de décision que vous devez prendre.

Ensuite, posez-vous la question : au fond de moi, au fond de mon cœur, si cela ne dépendait que de moi et que je me moquais de l’avis des autres, que choisirais-je ? Qu’est-ce qui me fait le plus plaisir ?

Si vous avez du mal à savoir, demandez-vous pourquoi vous prendriez l’une ou l’autre décision. Si on reprend les exemples précédents, est-ce que cela vous fait vraiment plaisir d’aller voir votre ami ou bien est-ce que c’est parce qu’il a besoin de vous, mais que ça ne vous emballe pas vraiment ? Peut-être avez-vous plutôt envie de vous faire du bien et de décompresser en allant à la salle de sport ? Si c’est le cas, c’est qu’au fond de vous, vous préférez aller à la salle de sport et que, si vous allez voir votre ami, c’est surtout pour lui et pour qu’il vous apprécie autant qu’avant. Dans ce dernier cas, vous prenez votre décision par rapport au regard de votre ami et non pour votre propre intérêt. Par contre, si vous écoutez votre cœur et que vous choisissez d’aller à la salle de sport, c’est que vous avez réussi à vous détacher du regard de l’autre.

De même, est-ce qu’au fond de vous, vous préférez manger le gâteau au chocolat ou la salade de fruits ? Si vous choisissez la salade de fruits parce que vous voulez éviter de grossir, c’est probablement que vous pensez encore au regard de l’autre et vous voulez avoir un corps mince pour plaire aux autres. Par contre, si c’est pour une raison médicale ou parce que vous voulez bien manger pour votre santé, ce n’est pas lié au regard de l’autre, mais à votre propre intérêt. Si vous choisissez de manger le gâteau au chocolat, c’est probablement que vous avez envie de vous faire plaisir et, dans ce cas, vous pensez à vous avant de penser au regard de l’autre.

Il est donc important que vous vous demandiez quels sont les intérêts à choisir l’une ou l’autre décision. Et une fois que vous avez fait cela, demandez-vous alors quelle est la décision qui correspond à ce que vous voulez au fond de votre cœur et celle qui correspond surtout au regard de l’autre. Parfois, la décision qui correspond au regard de l’autre est celle que vous préférez au fond de votre cœur. Dans ce cas, tant mieux !

Vous pouvez faire cet exercice également avec les décisions que vous avez déjà prises. Par exemple, vous avez peut-être déjà accepté d’aller voir votre ami dans l’après-midi. Posez-vous les mêmes questions. Demandez-vous si vous avez vraiment pris la bonne décision.

Dans ce premier exercice, je ne vous demande pas forcément de changer de décision ou de prendre celle qui vous correspond le plus. L’objectif est plutôt de vous permettre d’avoir un peu plus conscience de ce que vous voulez vraiment au fond de vous. Ce n’est pas facile de changer ce qui ne va pas dans sa vie du jour au lendemain. Mais le fait d’avoir déjà conscience de ce qui est le mieux pour vous est un très grand bond en avant. Certaines personnes ont du mal à faire cette première étape, surtout les personnes qui ont des troubles alimentaires comme la boulimie. Si c’est votre cas, ne vous brusquez pas, ayez juste conscience de ce qui est bon pour vous et de ce que vous faites avant tout pour le regard de l’autre.

Vous pouvez faire cet exercice une fois par jour ou plus souvent si vous le souhaitez. C’est encore mieux.

 

Deuxième exercice : prendre des décisions en fonction de ce que vous voulez

Une fois que vous maîtrisez bien le premier exercice, je vous propose de prendre vos décisions en fonction de ce que vous voulez au fond de votre cœur, et non plus en fonction du regard de l’autre.

Si vous préférez aller faire du sport plutôt que d’aller voir votre ami, allez faire du sport. Si vous avez envie de manger du gâteau au chocolat parce que c’est ce qui vous fait le plus plaisir au fond de vous, mangez du gâteau au chocolat.

Dans le cas où vous avez déjà pris votre décision et qu’elle ne correspond pas à ce que vous voulez vraiment, changez si possible de décision, même si cela peut déranger certaines personnes. Par exemple, si vous avez dit à votre ami que vous alliez le voir, mais que vous n’en avez pas envie au fond de vous, annulez votre visite et dites-lui tout simplement que vous avez un empêchement ou que cela ne vous arrange pas trop. Ne vous justifiez pas, c’est plus facile, car sinon vous allez chercher la meilleure excuse et vous allez vous sentir mal ou alors votre ami va essayer de vous convaincre de le voir. Si vous assumez ce que vous êtes, dites-lui que vous avez vraiment envie d’aller faire du sport, que c’est important pour vous et que ça ne tombe pas bien. Dans ce cas, vous êtes tout à fait honnête. Mais ne cherchez pas de prétexte pour justifier votre annulation, ce serait mentir et vous risqueriez de vous sentir mal. Si la personne en face de vous le prend mal, c’est qu’elle a besoin d’apprendre à gérer ses frustrations et accepter les imprévus. Cela ne vous concerne plus.

Plus le regard de l’autre est important pour vous, plus cet exercice va être difficile. Mais tentez l’expérience et prenez cela comme un jeu. Lancez-vous le challenge de faire cet exercice une fois par jour.

Puis observez les résultats : est-ce que votre ami ne vous parle plus ou moins parce que vous n’êtes pas allé le voir ? Est-ce que vous avez grossi parce que vous avez mangé le gâteau au chocolat ? Et si vous avez grossi avec le temps, est-ce qu’on vous a moins apprécié pour autant, est-ce qu’on vous a moins parlé ?

Il y a fort à parier que ce n’est pas parce que vous avez pris des décisions à l’encontre de ce que veulent les autres, que vous avez été exclu de votre entourage. Et si c’est le cas, c’est que ces personnes ne vous aiment pas pour ce que vous êtes. Elles n’ont rien à faire dans votre entourage, elles ne méritent pas de vous côtoyer.

Personnellement, le regard de l’autre était très présent dans ma vie, à l’époque où j’étais boulimique. Je vivais pour les autres et je faisais très peu de choses qui me faisaient plaisir et qui étaient contraires à ce que voulaient les autres ou ma famille. C’était une des raisons de ma boulimie. En appliquant régulièrement ces exercices dans ma vie, je peux vous assurer que j’ai appris à me sentir plus en accord avec moi-même, à être plus détendue, à mieux me respecter. Mes tensions intérieures ont diminué et mes crises de boulimie ont diminué elles aussi. Tout cela parce que j’ai appris à prendre des décisions selon ce que je voulais vraiment au fond de mon cœur, selon ce qui était important pour moi avant de penser aux autres. Je vous encourage donc vivement à les tester dès aujourd’hui !

 

Troisième exercice : apprendre à aimer son corps

Cet exercice est davantage lié à l’image de son corps. Il vous permettra de voir votre corps autrement et de vous rendre compte que vous êtes une très belle personne.

Regardez-vous nu dans une glace. Cela peut être très difficile pour certaines personnes, notamment les personnes boulimiques et anorexiques.

Puis, au lieu de focaliser votre regard sur les défauts de votre corps comme vous avez eu l’habitude de faire jusqu’à présent, recherchez vos qualités. Ne me dites pas que vous n’en avez pas ! Tout le monde en a. Et si vous croyez le contraire, c’est que vous n’avez pas envie d’aimer votre corps et de vous sentir mieux dans votre vie. Si vous voulez apprendre à aimer votre corps, observez-le attentivement et cherchez ce que vous avez de beau. Par exemple, vous avez peut-être de beaux yeux, une belle poitrine, une peau douce, des cuisses bien musclées, de beaux cheveux, des épaules larges pour les hommes, une proportion entre taille et hanches bien équilibrée…

Cherchez une dizaine de qualités sur votre corps. Si vous avez du mal, vous pouvez également vous remémorer les compliments que vous ont faits certaines personnes sur votre physique.

Une fois que vous avez trouvé ces dix qualités, je vous propose de vous regarder dans votre glace chaque matin. Et lorsque vous vous regardez, concentrez votre attention sur ces qualités, observez-les une par une. Et dites-vous en même temps : « Qu’est-ce que j’ai de beaux yeux (remplacez « beaux yeux » par la qualité choisie) ! » Et regardez-vous ensuite droit dans les yeux en vous disant : « Qu’est-ce que je suis une belle personne ! »

Faites cela chaque matin et vous verrez qu’avec le temps, vous allez apprendre à aimer votre corps. Cela peut mettre du temps, surtout si vous avez toujours dénigré votre corps. Mais votre vision de vous va changer au fur et à mesure que vous allez faire cet exercice.

Ces exercices ont des impacts très forts pour se détacher du regard de l’autre. Mais ils demandent de l’entraînement et de la patience. N’espérez donc pas changer cela en trois jours. Soyez patient et persévérant, faites tous les jours ces exercices et au fur et à mesure du temps, vous allez voir que vous allez vraiment réussir à vous détacher du regard de l’autre et à vous sentir mieux dans votre vie.

Magali Le Roux du blog Sortir de la Boulimie.

Crédits Photos : TanteTati – pixabay.com, Lazare – pixabay.com.

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9 commentaires on Comment se détacher du regard de l’autre pour vivre en harmonie avec soi-même ?

  1. Fy dit :

    Bonjour,
    C’est un article très intéressant. En effet, notre problème, nous les humains, c’est de donner une priorité aux autres, laisser aux autres de contrôler notre vie mais cela n’entraine que des frustrations. Grâce à cet article, nous pourrons voir la vie d’un autre angle et ça aide beaucoup à avancer. Merci beaucoup !

    • Merci pour ton retour très positif :-).

      J’espère en effet que cela fera réfléchir beaucoup de gens et les aider à aller dans la bonne direction : leur direction

      Magali

  2. *Sophie* dit :

    Merci Magali,

    Cet article est fort “juste” en tous points!!!
    Pour ma part, le plus dur fut le jour où on me demanda de me regarder dans le miroir, et de me dire que j’étais “merveilleuse”!!!…
    Il a fallu plusieurs mois, pour que j’écrive un matin “Mère Veilleuse”…. et là, j’ai pu me le dire… et l’intégrer au fond
    de moi…
    Ce matin, mon écrit se portait sur “prendre ma place”… et cela se rejoint. Ainsi, en faisant un pas après l’autre, on avance!!!

    • Je n’avais pas pensé à ce jeu de mot mais je le retiens car il est si bien dit !
      Plus on a une image négative de soi, plus cet exercice est dur en effet. Mais petit à petit, on finit par y arriver 🙂

      Magali

    • Chris dit :

      Quel jolis mots mere veilleuse me va comme un gant quant à merveilleuse c était peut être avant …
      Merci Magali

  3. lemaire dit :

    Bonjour. Je dirai oui, mais que se passe t’il, si par passion , nous faisons des choses, pour lesquelles ,l’on se demande si elles en valent la peine, car bien souvent déçu, mais malgré cela la passion ‘l’emporte et l’on continue….

    • Je pense qu’il faut te poser la question : faire les choses par passion m’aidera-t-il à être plus heureux?
      Généralement, plus nous sommes passionné par ce que nous faisons, plus nous sommes heureux.
      Si tu es déçu, à mon avis le problème ne vient pas de la passion en lui-même, mais peut-être de ton exigence sur le résultat, les critiques que les autres peuvent te faire si tu fais quelque chose différemment d’eux,… Demande toi si c’est vraiment la passion qui te déçois ou si c’est pas plutôt ton rapport à toi même ou aux autres qui t’apportent des déceptions.

      Magali

  4. kherroubi nesrine dit :

    Un article très intéressant merci je veux bien appliquer ces exercices parce que je souffre beaucoup de ce problème le regard de l autre et ce problème m a vraiment dérangé car j ai perdu confiance en soi, j ennuie tout le temps et plein d autre chose merci encore une fois Magali le Roux

  5. Jack dit :

    Bonjour,

    Cette semaine, j’ai découvert dans mon cheminement que je vivais pour les autres, pour le regard des autres… Cette horrible vérité à laisser place en moi à une fabuleuse liberté. Adieu les tensions intérieures, bonjour la sérénité !
    Aujourd’hui je suis tombé sur cette article et je me suis retrouvé dans l’intro, merci 🙂

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