Note : cet article est une traduction de l’article The Obstacle is the Path de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

ObstaclesSouvent nous sommes découragés à cause de certains défis ou obstacles difficiles sur notre chemin. Mais un changement d’état d’esprit grâce à un proverbe zen peut tout changer : « L’obstacle, c’est le chemin. »

L’obstacle n’est pas quelque chose qui se dresse sur notre chemin. C’est le chemin lui-même.

Cela pourrait paraître étrange, alors jetons un œil à quelques exemples :

· Vous luttez avec l’écriture, et vous procrastinez. La procrastination est le symptôme, mais cela illumine le chemin que vous devriez suivre : vous redoutez quelque chose dans l’écriture, vous fuyez l’inconfort, vous avez peur de l’écriture ou de ce qui arrivera si vous publiez ce que vous écrivez. Alors travaillez avec cette crainte, cet inconfort, et cette peur. Vous serez plus fort en ayant fait cela.

· Vous êtes timide et vous n’arrivez pas à faire de rencontres. Cela peut être vu comme un obstacle au bonheur social, ou comme le chemin de quelque chose sur lequel travailler. Beaucoup de gens vont éviter cet obstacle causé par leur timidité, et à la place rester à la maison et ne pas socialiser. Allez plutôt affronter cette timidité, explorez-la, découvrez ce dont vous avez peur, et travaillez avec cette peur. Vous vous améliorerez dans la gestion de cette peur, et même vous en débarrasser, et elle ne se dressera plus sur votre chemin.

· Vous êtes stressé et surchargé de travail. Vous pouvez vous plaindre de ce problème (et cela continuera le restant de votre vie), ou vous pouvez vous y plonger totalement, le laisser vous mener dans votre auto-exploration, et gérer la source de ce stress et de cette surcharge. Vous apprendrez que vous avez des attentes et des idéaux irréalistes, vous apprendrez à vous en débarrasser, et le stress s’évanouira. Vous aurez maintenant un outil de gestion du stress pour le restant de votre vie.

· Les gens vous critiquent parce que vous faites les choses différemment, et ils ne comprennent pas ce que vous faites. Vous pouvez vous énerver contre eux, enrager de l’injustice du monde, ou les éviter. Ou alors, vous pourriez accepter ce souci, les remercier de s’inquiéter pour vous, et engager la conversation avec eux à propos de ce que vous traversez, pourquoi vous avez décidé de le faire, et la façon dont vous pourriez utiliser leur soutien. Ils pourraient ne pas comprendre totalement, mais ils pourraient aussi vous comprendre mieux, ce qui est bien. Et vous saurez mieux gérer cela pour toujours.

· Vous êtes jaloux, en colère, faible, impatient, chagrin. Vous pouvez gérer tous ces problèmes, si vous avez l’intention de vous y plonger, et de ne pas avoir de problème avec le fait de faire l’expérience de ces inconforts.

Les exemples peuvent durer indéfiniment, mais le principe devient clair : quand il y a un obstacle, ne tournez pas autour. Ne vous enfuyez pas. Lancez-vous dedans. Travaillez-y. Explorez-le. Apprenez comment vivre avec et le gérer, et vous aurez une compétence à vie.

Et plus encore : vous ne serez plus jamais limité par les obstacles sur votre chemin.

Crédits photo : © Denned – Fotolia.com

Recherches utilisées pour trouver cet article :

l\obstacle c\est le chemin

Tags: , , , , , , , , ,

7 commentaires on L’obstacle, c’est le chemin

  1. Aline dit :

    Ouille ouille ouille, c’est ce qui m’arrive en ce moment ! Quelqu’un a réalisé le projet que je voulais faire et me voilà inhibée pour me lancer : ce n’est pas qu’elle sache mieux faire que moi, il y a des choses qu’elle ignore, mais elle a une façon de s’exprimer que je n’ai pas. Elle sait parler à son public, enthousiasmer les foules, elle sait exactement là où les gens vont la suivre. J’ai plutôt le sentiment de les rebuter. Parce que soit j’évoque des notions trop pointues, soit quand je ne sais pas, ça m’angoisse et ça me fait freiner des deux pieds : elle, elle dit que la vie est mystérieuse et que c’est pour ça qu’on ne peut tout comprendre. C’est pratique, ça évite de chercher, mais ça rassure le public. Comprendre ou ne pas comprendre, that is my question. Et que faire passer et comment.
    Merci Olivier pour cette interrogation du matin oh combien bénéfique !

  2. MarinaB dit :

    oui Merci pour tous ces précieux rappels , rien ne vaut de bonnes répétitions pour se muscler…..

    Ne pas fuir les émotions suscitées dans les situations… Les regarder tranquillement sans s’identifier , car au delà de çà , nous sommes pleine conscience libre de toutes complications….

    mais accepter et s’ouvrir à ce qui est là,” s’y plonger ” en faire l’expérience pour le dépasser…il ne s’agit pas là d’une action à accomplir mais de nous laisser ainsi conduire à un changement d’état , à un autre étage , là où tous “ces problèmes” ne peuvent plus nous enfermer….

    Merci Bien à vous MarinaB

  3. Gaëlle dit :

    Le chagrin et la douleur qui en découle sont les obstacles qui sont peut être les plus durs à traverser.

    En pleine détresse émotionnelle depuis 2 jours, j’ai affronté ce chagrin, cette tristesse, en écrivant un hommage à l’être disparu prématurément (http://oeuf-poule-poussin.com/.....e-partage/), mais ce n’est pas encore suffisant pour reprendre le chemin de la vie…

    D’autres tâches restent à accomplir, pour me sentir mieux, et en paix.

  4. lina dit :

    je vous remercie pour tout ce que vous nous offrez. C’est plus que des cadeaux. c’est plutôt du bon sens et de la sagesse.
    pour ma part, j’ai un blocage quelque part et je n’arrive pas à démarrer. j’ai du mal à appliquer ce que je lis et ce dont je suis convaincue.

    • Nathalie dit :

      Bonjour Lina,

      Vrai que c’est quelquefois très difficile de démarrer. L’on se sent bloqué ou l’on se bloque, car l’on voudrait changer ou réaliser tellement de choses que la tâche nous paraît incommensurable. Et la sécurité de notre inconfort nous rassure. Le comble : aurions-nous peur d’aller mieux ?
      Un truc simple, répété maintes fois par Oliver Léo :
      Faire un pas, même petit, faire quelque chose que l’on a décidé, et le refaire régulièrement, en étant présent à ce que l’on fait : ce que l’on ressent, ce que cela a changé dans notre journée. Si cela ne convient pas, en faire un autre jusqu’à trouver les moments où l’on se sent vraiment mieux. Et peu à peu, notre chemin se construit.

  5. emilie dit :

    Pour se sentir en paix il faut eviter de ce mettre dans des situations compliquées. Gerer son stress il faut savoir se metriser…
    merci pour tout ces conseil

  6. Pascal dit :

    Bonjour Olivier,

    il convient donc de faire face à ses problèmes.
    Concernant la charge de travail, il y a aussi un côté émotionnel fort, du à nos représentations. C’est ce point que j’ai à surmonter actuellement.

    amicalement,

    Pascal

Laisser un commentaire