Note : cet article est une traduction de l’article My Pursuit of the Art of Living de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Apprécier la viePendant des années j’ai simplement vécu, laissé les choses se passer.

Mais ces dernières années, après avoir appris quelques choses sur les habitudes, la conscience, la simplicité, et l’amour, j’ai changé mon approche de la vie.

Maintenant je vois la vie comme une forme d’art, à étudier, avec laquelle jouer, à pratiquer et à maîtriser. Évidemment, très peu de gens maîtrisent l’art de vivre, et je ne sais pas si j’y arriverai un jour. Probablement pas.

Mais je peux poursuivre cet art. Je peux apprécier quand les autres font bien les choses. Je peux apprendre grâce à cela, par des expériences, l’observation et l’introspection.

Ma poursuite de l’art de vivre n’est qu’un début, mais je pensais partager un peu de cette poursuite avec vous, mes amis.

Commencer la poursuite

Un voyage commence avec un seul pas, comme l’a dit un sage, et pour moi ce pas est simple :

Admettre que je ne sais pas.

Apprendre commence par le fait de vider votre coupe, de sorte à pouvoir la remplir avec ce que vous trouvez. Vider votre coupe signifie que vous vous débarrassez des opinions préétablies.

Je ne sais pas ce qu’est l’art de vivre, mais je suis curieux.

Et donc la voie est faite de mains ouvertes, de curiosité, et de découverte.

Et c’est une voie qui s’emprunte pieds nus, ouvert et nu, avec l’envie d’être exposé à la vie et au chaos.

Le but est d’avoir une vue claire, tournée consciemment vers la réalité telle qu’elle est, sans essayer d’enjoliver les choses ou de vous conformer à l’histoire que vous vous racontez.

Voir clair, nu, mains ouvertes, curieux sans savoir. C’est la voie que j’ai trouvée, jusqu’à présent.

L’art émerge

Avec une vue claire, je commence à voir pourquoi je souffre (et les autres aussi), pourquoi nous stressons et nous énervons les uns sur les autres et en voulons encore et toujours plus.

Et maintenant je peux commence à appliquer l’art de vivre à mes journées.

Voici ce que je pratique, de façon imparfaite :

  • La compassion. Au lieu d’être énervé et frustré, je trouve la douleur chez les autres, et je leur ouvre mon cœur. Cela inclut de la compassion pour moi-même.
  • La gratitude. La vie est emplie de merveille, et les gens autour de moi aussi. J’essaye de m’ouvrir à cette merveille, et d’être reconnaissant de sa présence, au lieu de me plaindre.
  • La joiepeur. La joie est une chose fantastique à ressentir, mais la joiepeur est présente dans les moments puissants de la vie  où joie et peur sont mêlées, où nous tentons des choses et faisons une chose qui sort de notre zone de confort et qui à la fois nous excite et nous met face à un échec possible. J’accueille maintenant ces moments au lieu de les éviter.
  • Le fait de ne pas éviter l’inconfort ou l’incertitude. Quand nous évitons l’inconfort, nous sommes limités par notre zone de confort, et il devient impossible d’apprendre de nouvelles choses et de vivre de nouvelles expériences. Quand nous évitons l’incertitude, nous ne faisons que nous accrocher à ce que nous connaissons. Mais nous pouvons délibérément devenir bons dans l’inconfort et l’incertitude, en pratiquant par petits bouts, encore et encore.
  • Rester dans l’instant présent, même quand c’est dur. C’est ce qu’il y a de plus difficile. « Vivre le moment présent » sonne merveilleusement bien, mais en fait rester dans le moment présent n’est pas toujours simple. Essayez ça : gardez les yeux ouverts, restez assis et entouré de la vue et des sons qui vous entourent pendant une minute, sans que votre esprit ne vagabonde et s’en éloigne. Si votre esprit ne vagabonde pas, soit vous êtes un maître de la conscience, soit vous n’avez remarqué que votre esprit vagabondait.
  • Les relations sont tout. Avoir ce que je veux, voir les choses se dérouler comme prévu, avoir le contrôle, avoir raison… ces choses n’ont aucune importance comparé aux relations. Imaginez que vous êtes sur votre lit de mort à l’âge de 80 ans… est-ce que votre intention d’avoir raison et d’avoir le contrôle vous réconforte si vous n’avez aucune bonne relation, personne qui vous a aimé ? Faites passer les relations en premier.
  • Ne pas s’accrocher aux attentes et aux jugements. Les attentes et les jugements m’empêchent de profiter de ce que j’ai, d’apprécier la simple présence de quelqu’un d’autre dans ma vie. Je m’entraîne à noter ces attentes et ces jugements, et à les relâcher, à les laisser aller.
  • Laisser aller. C’est l’art de vivre en deux mots : laisser aller. C’est se débarrasser des jugements, des attentes, du fait de vouloir avoir raison, de vouloir avoir le contrôle, de la peur de l’inconfort, de la peur de l’incertitude, de la peur de l’échec, de la peur de l’ennui, de se comparer aux autres, de vouloir des distractions, d’être irrité, de se plaindre. C’est noter quand je m’accroche à ces trucs, et laisser aller. Relâcher le besoin de mon cœur de s’accrocher à une de ces choses, et laisser aller. Et laisser aller encore. Et encore.

Et donc l’art de vivre est un entraînement, qui n’est jamais terminé, qu’on ne peut jamais maîtriser. C’est un laisser aller constant, une suite constante de reprises et de relâchements. Et de chutes, et de relèvements sans s’en vouloir.

L’art de vivre est l’art de se remettre sur pieds.

Crédits photo : © artnis – Fotolia.com

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6 commentaires on Ma poursuite de l’art de vivre

  1. Axel dit :

    C’est un parfait résumé de la façon dont on devrait tous vivre 🙂
    Axel,

  2. Enzo Duval dit :

    Bonjour Olivier,

    Si je résume succinctement :

    Pour cultiver l’art de vivre, il faut :

    1. Être curieux et se mettre dans une posture d’apprentissage : être un explorateur de la vie.

    Et enfin :

    2. Nourrir sa vie et cultiver son art de vivre (selon les points cités dans cet article), et laisser couler les blocages.

    Perso, en se moment, je travail pas mal sur la joiepeur et les relations. C’est cool parce que j’arrive à trouver des actions (imparfaites bien-sûr) qui les lient les deux 🙂

    J’ai encore pas mal à travailler sur le laisser aller. J’ai du pain sur la planche héhé, d’autant plus que l’art de vivre c’est quelque chose qui se développe perpétuellement.

    Au plaisir de lire tes prochains articles,

    Enzo

  3. Nathanael dit :

    Bonjour Olivier
    C’est un vrai résumé de l’art de vivre que tu viens de nous présenter.
    Mais tout le monde n’arrive pas à cultiver ses vertus de bien vivre et de bonheur.
    Alors il faut un perpétuel apprentissage pour y arriver.
    C’est toujours un bonheur de te lire tôt les matin car on a toujours la pêche tout le reste de la journée
    Bonne suite
    Amicalement
    Nathanael

  4. Anne dit :

    Bonjour à tous
    Il faut un “pourquoi” fort pour changer sa façon de voir les choses. Pour ma part, se sont mes enfants qui ont modifié mon approche face à la vie et qui me font sortir de ma zone de confort.
    Quant au “laisser aller”… Ce n’ai pas un point très facile à maîtriser pour notre monde occidental. Difficile mais pas impossible 🙂 Heureusement, des techniques comme la méditation sont là pour nous aider.

    Merci Olivier pour la traduction de cet article plein de sagesse 😉

    Anne

  5. Nathalie dit :

    Bonjour Olivier Léo,

    Je considère moi-aussi la vie comme un art (je gardais ça secret jusqu’à aujourd’hui).
    C’est pour moi bien plus passionnant et intéressant que l’art employé au sens commun, bien plus difficile à maîtriser aussi
    – ou impossible – car c’est une découverte et recherche inlassable.
    Merci pour de nombreux éléments essentiels rappelés ici de l’art de vivre.

    Soyons artistes de nos vies !

    Bonne continuation.

    Nathalie

  6. mylene dit :

    durant 2 mois je me suis attaquée à l’art de se lever tôt. Quel plaisir de ne plus stresser le matin, déjeuner tranquillement en regardant le jour se lever, suivre tranquillement le tracteur qui roule à 10 km/h au lieu de s’énerver et fixer l’heure à sa montre. aujourd’hui je poursuis ma quête anti-stress avec l’art de vivre. Grand chantier… Élevée dans une société qui nous pousse à être le plus grand, le plus fort, le plus beau. toujours à la recherche de la considération dans le regard des autres, on s’oublie simplement. Continue à nous écrire chaque matin, ces quelques instants de lecture apportent beaucoup

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