Se ressourcerNote : Cet article invité a été rédigé par Julien du blog Un monde pour les introvertis.

J’aimerais vous parler du caractère introverti. De Votre caractère introverti. Certains d’entre vous se savent introvertis, certains se savent (ou se croient) extravertis, et certains n’y ont jamais trop réfléchi, ce qui est tout à fait naturel.

Or, beaucoup d’entre vous seront surpris d’apprendre dans les lignes ci-dessous qu’ils sont introvertis. Ou qu’ils possèdent en tout cas une part importante d’introversion en eux. En fait, tout le monde possède au moins un petit peu d’introversion en soi. Même les personnes les plus extraverties.

Mais pourquoi je vous parle de ça au fait ? Eh bien parce qu’il est important de savoir observer cette partie introvertie en nous, et de lui donner la place qui lui convient dans notre vie. Cette partie est souvent ignorée et refoulée, ce qui peut avoir des conséquences néfastes à plus ou moins long terme dans nos vies. Identifier l’introverti qui est en soi, bien comprendre ses besoins et adapter sa vie de manière à mieux respecter ses besoins permet d’avoir une vie plus paisible et plus heureuse.

Vous allez donc voir dans cet article comment identifier votre part d’introversion, quels sont ses besoins et quels sont les chemins pour atteindre un meilleur équilibre dans votre vie, en respectant mieux cet introverti qui est en vous.

 

Comment savoir si vous êtes introverti ? Et quelle importance ?

Ce qui distingue les introvertis des extravertis, ce n’est pas la manière dont ils parlent, leur confiance en eux, leur timidité ou la manière dont ils se tiennent. Ce n’est pas le fait d’être à l’aise lors de discours devant une grande assemblée ou le fait d’être drôle. Non, souvent, il est assez difficile de reconnaître les personnes introverties au premier abord.

Ce qui distingue les personnes introverties des personnes extraverties : c’est la source de leur énergie.

  • Les personnes introverties rechargent leurs batteries dans la solitude, le calme ou éventuellement au cours d’une conversation calme avec un ami proche.
  • Les personnes extraverties s’emplissent d’énergie au contact des autres et dans l’action.

Voici un exemple concret pour illustrer. Situation : une soirée « cocktail » dans un appartement. Une trentaine de personnes.Soirée avec beaucoup de monde

L’introverti entre dans la pièce, et ressent intérieurement une petite vague de panique devant tout ce monde. Cependant, personne ne remarque cela. Il avance dans la pièce, et repère à la cuisine un ami proche avec qui discuter. Après cette discussion au calme, il se sent mieux, il a apprivoisé les lieux. Il se sent d’attaque pour aller dans le salon où sont tous les hôtes. Il s’insère dans un groupe et s’amuse comme les autres. Mais au bout de quelque temps (une heure voire deux ou trois, s’il a particulièrement bien dormi la veille), il commence à s’ennuyer. Il commence à se sentir mal. À trouver qu’il n’a rien à dire, que ces conversations ne l’intéressent plus. Souvent, il culpabilise de ne pas être plus sociable ou d’être timide. Et il s’en veut. Il devient très silencieux, voire grincheux, et au bout d’un certain moment s’en va (parfois sans trouver le courage de dire au revoir). Il est soulagé de marcher seul dans la rue puis d’être au calme chez lui.

L’extraverti entre dans la pièce, et se sent immédiatement comme un poisson dans l’eau : il fonce vers un groupe d’amis, et participe tout de suite à la conversation. Il aime parler, rire aux éclats. Au fur et à mesure que la soirée avance, il se sent de mieux en mieux. Au bout de quelques heures, il se sent au plus fort de sa forme. Malheureusement, la soirée se termine. Il n’a jamais été plus en forme, il souhaite continuer. Il trouve des amis avec qui continuer.

Voilà donc un exemple un peu (mais à peine) caricatural d’introverti typique et d’extraverti typique pour illustrer cette définition.

Attention : les introvertis typiques ou extravertis typiques sont assez rares. La plupart des gens se situent quelque part sur une ligne qui va de très introverti à très extraverti. L’endroit où l’on se situe sur cette ligne constitue notre point de repos, le point où l’on se sent naturellement bien. Mais chacun est capable d’évoluer sur cette ligne, dans un sens ou dans l’autre, en fonction des âges et des circonstances.

Vous trouverez ici une vidéo assez courte qui vous aidera à définir l’introverti qui est en vous.

Je vous invite maintenant à réfléchir quelques minutes à votre tempérament avant d’aller plus loin dans cet article. Intuitivement, où pensez-vous vous situer ?

Ce qu’il est important de bien comprendre, c’est que même les personnes les plus extraverties possèdent un peu d’introverti en elles. Et à un moment ou un autre, elles auront besoin de se retrouver un peu seules, pour se ressourcer.
Par exemple, une personne extravertie amenée à être du matin jusqu’au soir en réunions de travail, qui en plus se retrouverait systématiquement le soir avec des amis, finirait par ressentir le besoin de se retrouver un peu seule au bout de quelque temps.

Le problème, c’est que souvent les gens ignorent leurs besoins d’introvertis.

Chez les personnes très extraverties, ce n’est pas un gros problème.

Ce besoin est minime et souvent ces personnes finissent par le découvrir avec les années, et ainsi à lui accorder plus d’importance.

Mais chez les personnes plus ou moins introverties, cela peut devenir un véritable problème.

Si elles ne se rendent pas compte qu’elles ont en elles cette part d’« introverti », et si elles organisent leur vie de manière à ignorer cet introverti en elles, cela peut mener à des dysfonctionnements variés :

  • mal-être, auquel on attribue de nombreuses raisons autres que la principale,
  • timidité maladive,
  • problèmes de communication avec son partenaire, ses amis ou ses collègues,
  • problèmes de compréhension de ses enfants et au final d’éducation,
  • burnout dû à une suractivité continuelle,
  • etc., etc.

Mais pourquoi tant de gens ignorent cet introverti qui est en eux ?

 

Les freins aux bonnes habitudes pour respecter l’introverti qui est en nous

Ces freins sont multiples : souvent issus du milieu dans lequel on a grandi, et de celui dans lequel on vit.

Mais au bout du compte, ces freins sont essentiellement en nous. Ils viennent d’une conception particulière de la vie.

Cette conception dit par exemple :

  • Il faut avoir beaucoup de relations (ses amis, ses collègues, ses connaissances de travail) pour pouvoir réussir dans la vie.
  • Il faut être très actif dans la vie pour être quelqu’un de respectable.
  • Rester seul un week-end entier n’est pas normal, il faudrait toujours avoir au moins une activité ou voir au moins un ami au cours du week-end.
  • Il faut rester jusqu’au bout des soirées, sinon on sera mal considéré par ses amis.
  • Il faut parler haut et fort pour être entendu dans un groupe.
  • Il faut aimer et être à l’aise dans le travail d’équipe pour avoir du succès en entreprise.
  • Il faut aimer manager les gens pour avoir une belle carrière.
  • Il faut sauter sur la scène et faire plein de blagues pour faire une présentation intéressante.
  • Il est plus important de savoir présenter son travail que de faire du bon travail.
  • Les personnes les plus « cool » sont les personnes qui savent parler, rire et improviser.
  • Etc., etc.

Je pourrais noircir quelques pages d’exemples, mais je m’arrête là : chacun d’entre vous trouvera les exemples qui lui conviennent.

Masque extraverti

Toutes ces conceptions viennent d’une conception très « extravertie » de la vie.

  • Conception qui nous est souvent inculquée depuis la petite enfance par nos parents, et par nos professeurs.
    Souvent, même si nos parents et professeurs sont plutôt introvertis, ils ont eux-mêmes cette « conception extravertie » de la vie et nous la transmettent inconsciemment. Ils ont eux-mêmes lutté toute leur vie contre leur introversion avec plus ou moins de succès, et attendent la même chose de leurs enfants.
  • Conception qui vient de la pression permanente de notre entourage tout au long de notre vie.
    Dans le milieu du travail par exemple, ou dans le milieu scolaire, on donne beaucoup d’importance à la prise de parole, à la participation… on en oublie parfois le travail solitaire de qualité.

Remarque : pour une explication détaillée, exemples à l’appui, du fait que le monde de l’entreprise n’est souvent pas adapté aux introvertis, et de l’importance de remettre au goût du jour le travail solitaire, vous pouvez vous rendre sur cet article.

Le simple fait de se rendre compte de cela permet de déculpabiliser de certains comportements que nous essayions plutôt de fuir auparavant, et ainsi mieux vivre en respectant l’introverti qui est en soi.

On peut ainsi détruire immédiatement certains freins :

  • J’ai envie de rester seul ce week-end, il n’y a rien de mal à cela.
  • Je préfère rester dans l’ombre au travail, et être reconnu pour mon travail de qualité, pourquoi pas ?
  • Je préfère avoir peu d’amis, mais des amitiés de qualité ? Pourquoi pas ?
  • Lorsque je participe à une soirée avec beaucoup de monde, je préfère m’en aller relativement tôt, dès que je sens mon niveau d’énergie baisser ? Qui m’en empêche ?

Je vous laisse continuer la liste pour vous même, avant de passer au paragraphe suivant.

 

Comment vivre plus heureux en respectant l’introverti qui est en soi ?

Quelques indices ont déjà été donnés dans le paragraphe précédent. Une fois que l’on a identifié cet introverti en soi, et compris quels étaient les blocages qui nous ont fait refouler cet introverti jusque là, il est temps de se donner tous les moyens pour vivre plus heureux.

Attention, l’idée n’est pas d’entrer dans le second extrême, et de se transformer en ermite ! L’idée est d’équilibrer son introverti et son extraverti. Parfois, il faut savoir sortir de son cocon. Parfois, il faut savoir se ressourcer dans ce cocon.

Si vous avez tendance à être timide dans certaines situations, vous avez sûrement remarqué que vous n’êtes pas toujours timide dans la même situation : si vous arrivez à une grande soirée bien reposé, après avoir profité d’une longue après-midi chez vous à lire un bon livre, vous êtes probablement plus à l’aise avec le groupe que si vous aviez passé toute votre journée en réunions diverses.

Rééquilibrer sa vie vers plus d’introversion permet ainsi de mieux récupérer ses forces pour être ensuite au top dans les situations qui requièrent toute notre énergie.

Comment rééquilibrer sa vie pour être plus heureux ? La réponse est essentiellement en vous.

Chacun a un parcours unique, et doit comprendre de lui-même les besoins de son propre caractère introverti.

Voici quelques étapes pour vous guider :

  1. Arrêter de culpabiliser vis-à-vis de certains de ses comportements d’introverti (envie de rester seul, de préférer avoir un dîner en tête à tête avec un ami, etc.).
  2. Réfléchir à la manière dont on a organisé notre vie jusque là, et si cela nous convient véritablement.
  3. Identifier les petites choses que l’on peut changer au quotidien pour redonner un peu d’introversion dans sa vie.
    On peut également se rendre compte qu’il faut tout changer dans sa vie ! Mais avant cela, effectuer des petits changements peut permettre de vérifier si ces petits changements suffisent ou non. Ces petits changements peuvent être de s’autoriser par exemple au minimum une soirée solitaire par semaine, ou avec un ami proche.
    Parfois, il est impossible de tout changer : notre travail nous passionne, mais est épuisant, nous avons des enfants que nous adorons, mais cela est fatiguant également de les avoir en permanence sur le dos… nous aimons notre vie, mais elle ressemble à une succession de personnes qui nous envahissent. Si cette vie nous convient, il peut suffire d’insuffler une courte ballade solitaire quotidienne, en rentrant du travail par exemple.

Et si vous souhaitez aller encore plus loin, je vous invite à lire une série d’articles qui commence avec celui-ci : Peut-on être introverti et heureux ?

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article en entier. Maintenant, j’aimerais beaucoup que vous me fassiez part de vos réflexions, suite à cet article, dans les commentaires ci-dessous :

  • Pensez-vous avoir en vous plutôt une grande part d’introverti ou une petite part ?
  • Pensez-vous que le fait de le savoir va pouvoir changer des choses dans votre vie ?
  • Quelles sont les nouvelles habitudes que vous pourriez mettre en place dès aujourd’hui pour mieux respecter l’introverti qui est en vous ?

N’hésitez pas également à poser une question, j’y répondrai volontiers dans les commentaires ci-dessous.

Julien du blog Un monde pour les introvertis.

Crédits Photos : Ianstrain – Flickr, Lennart Tange – Flickr, Kinojam – Flickr.

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33 commentaires on Devenez plus heureux en respectant l’introverti qui est en vous

  1. hans dit :

    Bonjour ,
    Je vais lire cet article puis celui que vous avez traduit de Steve Pavlina (comment passer de l’introversion à l’extraversion). Ils me paraissent d’emblée complètement aller aux antipodes l’un de l’autre. Mais me direz vous, vous ne faites que traduire et proposer à la lecture. Cependant, quel est votre avis?
    J’aimerais beaucoup le connaître, car j’apprécie souvent votre point de vue.
    Bien à vous.

  2. Julien dit :

    Bonjour Hans,

    Oui, la question est tout à fait pertinente !
    Il est vrai que les deux articles abordent la question sous un angle différent : dans mon article ici, je me place surtout d’un point de vue particulier – l’introversion est un trait de caractère dans l’ensemble mal accepté, rejeté, et il est bon d’en rappeler les qualités. Beaucoup d’introvertis vivent mal le fait d’être en retrait, silencieux, et du coup se forcent à être extravertis et s’en épuisent.

    L’article de Steve Pavlina se place sous le point de vue d’un introverti qui était très heureux d’être introverti et avait plutôt un à priori négatif envers les extravertis (ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’introvertis, qui au contraire admirent l’extraversion et veulent l’imiter). Au cours de sa vie, il devient de plus en plus extraverti, mais en fait, malgré le titre un peu racoleur de l’article, Steve Pavlina dit bien qu’il reste entre l’introversion et l’extraversion : il a ses moments introvertis, et ses moments extravertis. Il a donc plutôt rééquilibré ses deux côtés.

    Nous sommes donc en plein dans la ligne de mon article : ce qu’il faut, c’est un équilibre.
    Lorsque l’on est de nature introvertie, on peut agir comme un extraverti de temps en temps, même souvent, mais il faut savoir avoir ses moments d’introverti au risque d’avoir un burn-out.
    Il n’est jamais bon d’être dans un extrême ou dans l’autre. Lorsque l’on est très extraverti, et que l’on vit tellement comme un extraverti qu’on en oublie de se recentrer un peu sur soi, l’on perd également un peu quelque chose, et l’on peut devenir l'”extraverti superficiel” dont parle Steve Pavlina, et qui ne l’attire pas du tout.

    Donc oui, les titres de ces deux articles semblent aller à l’opposé, mais lorsque l’on creuse le message des deux articles, ils ne sont pas si éloignés que cela !

    Ceci dit, il y a selon moi une légère mauvaise interprétation des mots introverti et extraverti par Steve Pavlina : il me semble qu’il confond un peu “extraversion” avec “sociabilité”. Or, la plupart des introvertis sont tout à fait sociaux, simplement, ils se fatiguent plus vite que les autres en société, et ont besoin de se recentrer sur eux-même plus souvent pour se reposer de tant de stimulations. Un article que j’ai écrit récemment (http://unmondepourlesintrovert.....t-fatigue/) explique bien cette histoire de stimulation : il y a un seuil optimal de stimulation au-dessus duquel on se fatigue très vite… les introvertis ont ce seuil bien plus bas que les extravertis.

    J’espère que cela clarifie !
    A bientôt,
    Julien

  3. Christophe dit :

    Bonjour Julien
    Tout d’abords merci pour tes conseils éclairant,je me reconnait dans cet article surtout au début lorsque tu fais la description de l’introverti qui va dans une soirée,ou bien dans un lieu ou il y a beaucoup de monde.Je rajouterai au passage une petite observation .
    Après avoir lu ton article je me reconnait comme étant introvertie et lorsque je ne connait personne,par exemple dans un séminaire je recherche tout d’abords dans la salle des tronches amis,je m’explique => Lorsqu’il y a plein de gents je recherche des personnes que je connait pour me sentir à mon aise,j’ai besoin d’avoir certains de ces petits repères,sinon j’ai beaucoup de mal pour approcher des gents que je ne connait pas,mais une fois que je suis avec des amis ou que je connait un peu plus les personnes je deviens extravertis.Et quand j’ai pris un peu plus confiance je peu même me donner en spectacle,il m’est même parfois arriver de faire le pitre dans des soirée
    Je suis le plus souvent dans les deux extrêmes…

    • Julien dit :

      Merci pour ton témoignage Christophe, effectivement trouver des têtes amies aide beaucoup pour s’intégrer dans une soirée, conférence, ou autre et se sentir plus à l’aise. Que l’on soit introverti ou extraverti d’ailleurs 🙂

  4. Isabelle dit :

    Bonjour Julien,

    Je savais que j’étais plutôt introvertie, mais ma compréhension gardait encore un petit côté négatif, vu la culture de l’extraversion dont tu parles si bien.
    Ce que j’apprécie beaucoup dans ton article, c’est d’une part la définition exacte de la différence entre introverti et extraverti, et d’autre part les pistes pour vivre en équilibre avec cela. J’apprécie aussi beaucoup l’absence de jugement de valeur, l’un n’étant pas meilleur que l’autre, mais simplement différent. Cela me semble très important, à l’heure où beaucoup de personnes écrivent des conseils unilatéraux, à un point que cela devient dogmatique et presque extrémiste… Merci pour cette intelligence et cet esprit nuancé.
    Je me rends compte que j’ai tendance à bien respecter mes besoins. Mais ayant oublié la notion de “se ressourcer de manière différente”, j’avais parfois tendance à me culpabiliser d’adopter certains comportements qui sont, en fait, simplement écologiques pour moi. Merci pour ce rappel qui tombe au bon moment dans ma vie ! 😉
    Je vais d’ailleurs de ce pas m’inscrire sur ton blog.

    • Julien dit :

      Bonjour Isabelle,
      Merci pour ton commentaire, je pense effectivement qu’il est très important de ne pas porter de jugement de valeur sur un type ou un autre de personnalité. Il est même important, selon moi, de ne pas trop se “catégoriser” dans une case ou dans l’autre. Ce qui est important, c’est de comprendre certains mécanismes de sa personnalité, et de comprendre que ce ne sont pas des choses à corriger mais des comportements que l’on peut aimer et avec lesquels on peut apprendre à vivre, et même à bien vivre ! Et surtout ne pas culpabiliser.
      A bientôt sur mon blog alors ! 🙂

  5. christel F dit :

    bonjour,
    je me suis souvent reconnue dans cet article!! je crois, non ,je suis sûre!! d’être plus introvertie qu’extravertie.je ne l’ai pas toujours très bien vécu! on se sent gauche en société, on se sent moins intéressant..pourtant, en prenant de l’âge, je l’accepte de plus en plus! je m’accepte en fait!!
    bonne journée

  6. Céline Sand dit :

    Bonjour Julien

    Merci beaucoup pour cet article très pertinent.

    Je ne sais pas si tu connais l’outil de l’ennéagramme, et en particulier les sous-type “survie”, “tête à tête” et “social”, je pense que c’est un éclairage très complémentaire. Les sous-type “survie” et “tête à tête” sont plus introvertis que les sous-type “social” bien sûr…

    J’ai beaucoup aimé ta définition de l’introversion en fonction de sa façon de recharger son énergie… Personnellement, je pense être plutôt introvertie aussi puisque dans les cas extrêmes, je me recharge en me roulant en boule et faisant une “cure d’hibernation” ! Voici le lien vers l’article de mon blog jourapresjour.fr où j’en parle, cela t’intéressera peut-être :

    http://jourapresjour.fr/2014/1.....epression/

    Merci pour cet article très enrichissant

    Bien à toi
    Céline Sand

    • Julien dit :

      Bonjour Céline,
      Merci pour le partage !
      Il est vrai que se rouler en boule et se refermer du monde pendant quelques instants fait beaucoup de bien 🙂

  7. catherine dit :

    bonjour

    merci pour cet article qui redonne un peu de considération aux différents caractères, quand on est introverti, on est jugé à l’école et au travail.Il faut parler, dit-on! pas facile de trouver le juste milieu.
    Trop introvertie , j’ai du me faire violence pour rentrer dans le moule de la “normalité”,de la “sociabilité”, de la “société”.
    Il est bon d’être comme ça, sinon ce n’est pas bien….
    Si j’avais le choix, sans être jugée, je choisirais ma propre définition du bien être, pas celle imposée par un clan, une norme…
    cette réflexion sur l’introversion, l’extraversion, la sociabilité m’intéresse.Continuer à réfléchir sur le sujet permettrait sans doute de trouver les mots pour affirmer son droit à la différence en société.

    merci

    • Julien dit :

      Merci Catherine pour cette réflexion… oui, il faut combattre cette norme, c’est comme pour toutes les “minorités”, finalement : la société n’aime pas la différence, ce qui sort du moule, ce qui n’est pas “comme il faut”. Mais en affirmant nos qualités, en ayant confiance en nous-même et en le droit à être différent, on peut s’imposer petit à petit 🙂

  8. Sardinaluil dit :

    Merci Julien pour cet article intéréssant.

    J’ai tout de suite pensé à cette vidéo de Susan Cain sur ted.
    http://www.ted.com/talks/susan.....introverts

    J’ai réussi à faire de mon introversion un réel catalyseur conscient.

    Merci de retirer le lien si je n’ai pas le droit de le mettre.

    Bonne continuation les intras et les extras.

  9. Julien dit :

    bonjour Sardinaluil 🙂
    Oui cette vidéo est extraordinaire ! Je l’ai également publiée sur mon blog, accompagnée d’une courte analyse par écrit du contenu de cette vidéo.
    Félicitations d’avoir fait de ton introversion un “catalyseur conscient” !
    A bientôt,
    Julien

  10. marie-claudette fournier dit :

    Je me suis reconnue tellement car je suis rendue au point exemple:hier dans un souper avec danse de ligne je ne m’amusais pas du tout, je suis partie tot avec une culbabilité d’etre capricieuse et difficile, rendue chez moi je suis tres contente de moi, alors ses infos m’aide a m’accepté mieux alors merci

  11. florence dit :

    Bonjour,

    J’apprécie beaucoup votre article car il traite d’un sujet
    qui me tient particulièrement à cœur, étant moi même une
    grande introvertie et ayant mal vécu certains moments.

    Les moments où je suis le plus heureuse c’est ceux où je
    laisse aller mon introversion. J’ai besoin de beaucoup de
    ressources intérieures et de calme pour être bien et plus
    efficace. Donc oui c’est important de prendre conscience
    de notre caractère introverti afin de laisser s’exprimer
    nos différents côtés introvertis et surtout ne pas culpabiliser
    lorsque l’on s’aperçoit que nous avons pas les mêmes
    besoins et envies. J’ai eu une amie extravertie,et au bout
    d’un moment je sentais que je négligeais mes propres besoins
    en la suivant. Je n’ai jamais réussi à aller vers ce qu’on
    attendait de moi au sein d’un club sportif où beaucoup
    de personnes criaient, se défoulaient de diverses manière etc…
    On m’a demandé à plusieurs reprises de pousser les mêmes cris
    mais je n’y parvenais pas. J’avais besoin de ressentir les
    choses de l’intérieur et non pas prendre l’énergie du groupe
    comment la plupart faisait. Aujourd’hui je sais que ce n’est pas
    grave si je ne vais plus au sport et que je me suis coupé de mes
    contacts au sport car cela était trop couteux pour moi et
    m’empêcher de me préoccuper d’autres besoins plus importants.

    Je pense que le plus important est d’apprendre à reconnaître
    ses réels besoins et ne pas vivre uniquement dans ceux des autres
    et vis à vis des attentes de la société. Il faut apprendre à
    avoir confiance en nous et à se détacher un peu du regard des
    autres.

    Pour moi, c’est important de ne pas négliger mon besoin de
    solitude et de pouvoir accepter ses différentes parts
    d’introversion en moi pour un mieux être.

    Les nouvelles habitudes que je pourrais mettre en place
    c’est déjà commencer par trouver un travail qui me
    corresponde et surtout ne plus refaire d’animation de groupe
    car je l’ai mal vécu.

    Et veiller aussi à récupérer des moments qui puisent beaucoup
    d’énergie. (ça fait penser aussi à l’état d’hibernation qui peut
    le permettre). Rester fidèle à ce dont j’ai besoin.

    Me laisser des moments de calme dans la journée pour pouvoir
    mieux avancer dans les différentes tâches que j’ai à faire.

    Et donc, arrêter de culpabiliser.

    Merci pour cet article qui souligne aussi l’importance de
    s’accepter tel que l’on est.

    • Julien dit :

      Bonjour Florence,
      Merci merci merci pour ce témoignage !
      J’aime beaucoup cette phrase “J’avais besoin de ressentir les
      choses de l’intérieur et non pas prendre l’énergie du groupe
      comment la plupart faisait” – je trouve que c’est exactement ça, nous prenons notre énergie différemment. Et puis trouver ses propres besoins, arrêter de culpabiliser pour des choses que l’on ne peut pas vraiment changer, et vivre la vie qui est la nôtre, en respectant ses besoins d’introverti !
      A bientôt et au plaisir d’échanger avec toi sur mon blog 🙂
      Julien

  12. ibrahim dit :

    moi je te dis juste merci pour cet article moi qui culpabilisais d’être introverti la tu m’apprends qu’il n’y pas de mal a l’être et comment mieux vivre avec merci beaucoup

  13. Julien dit :

    Merci Ibrahim, à bientôt !

  14. Annie dit :

    Bonjour Julien,
    Je le trouve super ton article, merci !
    J’ai aussi regardé la vidéo et j’aime bien cette différence que tu fais entre le caractère introverti et la personne introvertie. Cela évite d’enfermer la personne dans une catégorie. Je partage tout à fait ton point de vue sur le fait que nous avons tous une part d’introverti en nous plus ou moins grande et évolutive au fil du temps.
    J’aime bien le paragraphe sur les freins et ce qui m’a fait réfléchir, c’est que j’ai une grande part d’introvertie mais que lorsque je vais à une fête, je ne ressens pas cette envie de partir au bout de 2/3 heures. En fait, je pense qu’elle existe mais qu’elle est contrecarrée fortement par le plaisir que je ressens à faire plaisir aux organisateurs de la fête en restant tardivement et que prenant mon parti de ce choix, j’arrive à m’amuser jusqu’à la fin !!!
    Cet état d’introversion correspond bien à la fleur de Bach waterviolet et j’ai mis sur mon site un lien vers ton article.
    Si cela ne te convient pas, je l’enlèverai.
    En tout cas, merci !

    • Julien dit :

      Bonjour Annie,
      Je suis content que mon article te plaise !
      Chaque personne est unique, et les situations dans lesquelles on est plus ou moins introverti sont très individuelles. Moi aussi j’arrive parfois à m’amuser jusqu’à la fin d’une soirée tardive (même si c’est plutôt rare :-)), tout est dans l’état d’esprit du moment, de la période de notre vie, dans le niveau d’énergie et de motivation que l’on a à un moment donné… ceci dit, si tu es plutôt introvertie, il est probable que tu reviennes plus fatiguée d’une telle soirée qu’une personne extravertie qui en redemandera encore et encore…
      A bientôt, et merci pour le lien!
      Julein

  15. Alice dit :

    Salut Julien!

    Ton article me parle beaucoup… Parce qu’avant j’étais très introvertie. Trop introvertie serait le mot juste. Je m’étais enfermée dans une sorte de bulle où je m’isolais assez radicalement du monde réel, et des autres.
    C’est seulement comme ça que j’ai su que j’avais besoin de partager, de beaucoup partager avec ceux qui m’entourent.
    Aujourd’hui je peux dire avec satisfaction que j’ai atteint un équilibre entre mon côté extraverti et mon côté introverti (la pratique de la musique dans un groupe y a participé!) dans lequel je me sens nettement plus à l’aise. J’alterne régulièrement mes périodes “sociables” et mes périodes moins sociables (entre les cours et la vie en résidence étudiante).
    D’ailleurs la vie en résidence étudiante, avec cuisine commune, est très formateur pour nouer des liens, même pour un introverti!

    Continue ton blog, je l’aime beaucoup!
    Merci pour tes articles 🙂

    • Julien dit :

      Bonjour Alice,
      Merci pour ton témoignage ! Ouh là là, la vie de en résidence étudiante, oui c’est formateur ! J’ai vécu ça deux ans, dont un an dans une résidence où la cloison qui séparait la chambre voisine était si fine qu’on se croyait chez le voisin… à l’époque je ne savais pas que j’étais introverti, mais je n’étais objectivement pas heureux dans cette résidence. Mais c’est une expérience bonne à prendre :-), comme toute expérience !
      Je trouve super le fait que tu fasses de la musique dans un groupe, pratiquer sa passion est un super moyen de sortir un peu de son introversion, de sa zone de confort, pour aller voir les autres. Le fait de faire quelque chose que l’on aime nous donne l’énergie pour sortir de sa zone de confort… jusqu’à ce qu’on revienne à l’équilibre…
      A bientôt sur mon blog alors ! 🙂
      Julien

  16. Issam dit :

    Merci Beaucoup Julien;
    votre Article est vraiment interessant.

  17. Julien dit :

    Merci beaucoup Issam !

  18. flora dit :

    apres avoir lu attentivement ce article je souligne que je suis extravertie mais je souhaite m’ équilibré.

  19. magicman dit :

    Mon expérience me fait dire, qu’aujourd’hui on est dans une société qui se glorifie de l’image et du factice au lieu du naturel et de l’intégrité. On voit cela notamment à la télévision, dans les émission débiles ou dans le monde d travail pour se vendre auprès d’un employeur. Pourtant, en règle général il s’agit souvent de fausse extraversion et les personnes qui font preuves de trop d’extraversion vous rendent souvent, mal à l’aise et même limites en colère. Je parle peut être de cela, car je m’estime peut être plus introverti que l’inverse. Pourtant la corrélation vient du faite, que les personnes extraverties regardent l’extérieur et agissent donc avec un comportement réactif. En quelque sorte, comme le dit jc vandamme, ce sont des gens qui réactent. Tandis, que les personnes soient disant plus introverties commencent par prendre comme référence leur monde intérieur pour ensuite, agir et s’adapter au monde externe. Dans ce sens, je considère, la deuxième personne plus habile socialement que la première même si les apparences ou les mots peuvent signivier le contraire.

    • Niaux dit :

      Bonjour ,
      Je trouve ton message très juste , maintenant qu’elle réponse as-tu face à ce déséquilibre ?

  20. Niaux dit :

    Bonjour,
    Super article très éclairant pour ma part . Je pense avoir trop longtemps nier mon côté introverti au “service des autres” c’est quelque chose que j’ai compris depuis quelque temps maintenant pour toutes les raisons que tu as énuméré . Maintenant pour moi le challenge c’est d’arriver à trouver l’équilibre entre le respect de mes besoins sans pour autant tomber dans le replis sur moi-même car c’est quelque chose que je ne veux pas . Mais la vie sociale d’aujourd’hui impose une certaine manière de vivre pour être accepté et ça , ça compliqué la tâche ….
    Merci encore pour ton article .

    • Julien dit :

      Bonjour Niaux,
      C’est toute la difficulté de la chose : trouver un équilibre satisfaisant, sans pour autant s’isoler… A chacun de trouver sa voie, dans son quotidien, et cela fait beaucoup de bien une fois trouvée ! 🙂
      Bonne continuation !
      Julien

  21. Gocha dit :

    Bonjour et merci pour cette article!
    Je suis une grande introvertie. Je me reconnais dans les situations types décrites notamment en soirée mais également dans la description faite des pressions que lon subit. Au travail cela se passe plutôt bien car je travaills avec d’autres introvertis et finalement il est plus facile de sortir de sa bulle et de comprendre le besoin de tranquillité des collègues quand c’est nécessaire. Cependant cette introversion est très handicapante pour mes relations avec mes amis. D’ailleurs je n’ai pas d’amis de longues dates. Quand je me lis d’amitié pour quelqu’un, je my attache vraiment profondément, j’aime réellement mes amis. Je prends constamment des nouvelles d’eux, les reseaux sociaux ont dailleurs été dune grande aide pour cela. Mais même si je les aime et que je suis capable de discuter quotidiennement avec eux, je finis par les perdre car je ne ressens pas le besoin de les voir, de passer une soirée avec eux car cest epuisant pour moi. Au final, les gens seloignent et je vis chaque perte dun ami que jaime comme une rupture. C’est également parfois difficile avec mon mari pour qui je parais parfois impolie en présence de ses amis, derrière qui jai tendance a me cacher en soirée et qui lui est un grand extraverti et à besoin de sortir regulierement pour voir du monde. Notre relation ma tout de même permis de grandir (selon les mots dun extraverti je suppose) et je sors régulièrement de ma zone de confort pour lui mais aussi pour que les gens ne se fassent pas de fausses idées sur moi.

    • Ivy dit :

      Article très intéressant mais qui soulève chez moi d’autres questions car je trouve l’analyse assez naïve bien que rassurante aha. Jai 21 ans et je suis en 4eme année d’école de commerce. Je ne participe à aucune soiree et je suis toujours avec les mêmes personnes.
      J’ai remarqué que je n’avais tout simplement pas cette envie d’élargir mes connaissances car je n’en ressens pas le besoin.
      Mais voilà, j’ai peur de “passer à côté de ma jeunesse” et de regretter plus tard avec une telle attitude de me mere aha. J’aime beaucoup sortir avec mon copain et avec nos amis communs car je me sens en sécurité et je n’ai pas besoin de faire l’effort de parler de moi ou d’apprendre à les connaître (phase que je déteste car je déteste me dévoiler ou poser des questions).
      Ne pensez vous pas que Ces comportements d’introverti sont le reflet de notre volonté de rester dans notre zone de confort ? D’une peur de l’inconnu, du nouveau, dun manque de confiance en sois ?
      Personnellement j’ai du mal à accepter ma condition introvertie Car je considère cela comme un trouble du à un manque de confiance en moi, en une phobie des autres, en de la paranoïa (les gens sont méchants).

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