Note : cet article est une traduction de l’article Practicing Non-Judgment de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

JugementNous traversons notre journée à juger ce que nous vivons, les autres gens, nous-mêmes : c’est bien, c’est mal. Si tout se passe bien, la plupart de ces jugements seront bons, mais nous n’apprécions pas certaines expériences, certaines choses à propos des gens, à propos de nous-mêmes, plus que nous ne le réalisons.

Nous « aimons » les commentaires en ligne des autres gens, ou les pages sur internet. Nous levons le pouce ou le baissons pour des films, des restaurants, des chansons. C’est ancré dans notre processus de réflexion.

À quoi cela ressemblerait de nous débarrasser de tous ces jugements de bien et de mal ?

À quoi cela ressemblerait de simplement vivre quelque chose, sans juger ?

Essayez cela maintenant : restez assis en cet instant, et ne pensez pas à ce qui pourrait être bien ou mal, observez simplement les sensations de cet instant. Ne pensez pas à ces sensations, ressentez-les simplement.

Ces sensations sont juste des phénomènes dans le monde, qui se produisent sans bonne ou mauvaise intention, qui ne font que se produire. Ils ne « nous » arrivent pas, pas plus qu’ils ne sont « pour » nous. Ils arrivent simplement, sans penser que nous sommes le centre de l’univers.

Ce que j’ai remarqué, quand je vis de la colère, de la frustration, de la déception, c’est que je juge mes expériences (et les autres, et moi-même) en fonction de leur adéquation avec ce que je veux ou non, du fait qu’elles sont bonnes ou non pour moi. Mais pourquoi suis-je le centre de l’univers ? Qu’en est-il de l’autre personne ? Qu’en est-il du reste de l’univers ? Si je me débarrasse de mon égocentrisme, je n’ai plus de raisons d’être frustré. Les expériences arrivent simplement, et elles n’ont rien à voir avec moi. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles se produisent simplement.

Maintenant, je réalise que nous ne pouvons pas faire cela tout le temps. En tant qu’humains, juger fait partie de notre expérience. Et ce n’est pas grave. Je suggère simplement que, par moments, nous pourrions nous débarrasser du jugement et simplement ressentir. Simplement voir ce qui est. Et accepter cela également.

Crédits photo : © Sergey Ilin – Fotolia

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5 commentaires on Entraînez-vous à ne pas juger

  1. Sandie dit :

    Yes ! Même si on ne peut échapper au jugement, on peut voir les choses pour ce qu’elles sont vraiment et c’est libérateur.
    Savoir que nous vivons notre vie via la pensée nous aide à relativiser pas mal.

  2. laurent dit :

    je sais pas si il faut juger cet article bon ou mauvais!!… 🙂

  3. Aubert dit :

    Ce qui est bon pour moi est mauvais pour toi…. Et inversement
    ” L’amour aura raison de tout et la mort de tous!

  4. anity dit :

    Excellent article, qui rejoint toutes les spiritualités et le développement personnel. Ne pas juger sans cesse, c’est être pacifique mais aussi résilient et lucide. On touche au non agir du taoïsme qui n’est pas résignation non plus, mais calme intérieur pour des actions plus intelligentes et douces ensuite.
    Du moins, je le vois comme ça. Merci Olivier, c’est excellent et vital.

  5. Blandine dit :

    Cet article est également valable en matière d’éducation. Et le meilleur moyen de s’entraîner à ne pas juger son enfant (je dis bien s’entraîner parce qu’on est irrésistiblement tenté de reproduire les schémas d’éducation qu’on a connus), c’est de décrire son comportement et non de lui trouver des qualificatifs.
    Lui dire “Je vois que tu t’es donné du mal” et non “Tu es courageux”. Et quand il nous dit “Je n’y arriverai jamais, je suis trop nul”, l’inciter aussi à ne pas se juger lui-même et lui répondre “Tu n’as pas réussi cette fois-ci”, tu réussiras une prochaine fois.

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