Note : cet article est une traduction de l’article In Praise of Limits de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Instant et changementNous vivons dans un monde d’abondance, souvent à l’excès : nous pouvons acheter n’importe quoi n’importe quand, consommer autant d’internet que nous le voulons, manger n’importe à tout moment, travailler autant que nous le permet notre corps.

Tant de choses sont disponibles que cela peut devenir écrasant, malsain, déséquilibré.

J’aimerais proposer quelques limites.

Au lieu d’avoir un temps illimité en ligne et au téléphone, si vous vous limitiez à deux heures pas jour, en-dehors du temps nécessaire pour les tâches professionnelles ? Vous auriez alors de la place dans votre vie pour d’autres choses : l’exercice, la lecture, la méditation, la cuisine de plats sains, les câlins avec ceux que vous aimez.

Au lieu de travailler de la minute de votre lever au moment de retourner vous coucher, pourquoi ne pas travailler que six heures par jour ? Ou quatre heures ? Cela dépend du genre de travail que vous avez, évidemment, mais dans une situation hypothétique, vous utiliseriez probablement mieux cette limite de temps, en étant plus concentré, et en vous occupant en premier des tâches importantes. Et vous vous sentiriez mieux reposé et vous auriez donc plus de concentration et d’énergie à investir dans votre travail.

Au lieu de manger autant que vous le pouvez, pourquoi ne pas manger qu’à des moments prédéfinis ? Par exemple, si vous ne mangiez qu’entre midi et 13h et entre 16 et 18h, vous mangeriez probablement moins. Ou si vous ne pouviez manger que des aliments complets, rien de préparé à l’avance ou contenant du sucre, de la farine blanche, ou des trucs aux noms chimiques étranges ? Vous mangeriez moins et votre santé s’améliorerait.

Au lieu de pouvoir acheter des trucs tout le temps, pourquoi ne pas acheter des trucs (autres que les courses alimentaires et pour la maison) que le 1er de chaque mois ? Vous achèteriez probablement moins, et vos dettes diminueraient, et vos économies et votre épargne augmenteraient.

Et si vous ne pouviez faire que 3 tâches chaque jour (hors réponses aux mails) ? Vous choisiriez les tâches importantes.

Et si vous ne pouviez rester assis que deux heures par jour maximum? Vous bougeriez plus, vous travailleriez parfois debout, vous vous débarrasseriez de vos problèmes de dos, et vous perdriez du poids.

Ces limites, évidemment, sont arbitraires. Cela nécessiterait de procéder à quelques tests pour trouver ce qui fonctionnerait le mieux pour vous. Mais vous pouvez voir dans ces exemples que les limites peuvent être puissantes, parce qu’elles nous forcent à choisir, à nous concentrer, à passer de l’excès à une saine modération.

Crédits photo : © Gstudio Group – Fotolia

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2 commentaires on L’éloge des limites

  1. Barattéro dit :

    Quelle belle coïncidence !
    J’en suis exactement là et hir soir j’ai écrit qq notes à ce propos .
    Comment réduire le trop plein .
    Faire du vide .
    Faire la différence entre ce qui est bon pour moi et inutile voir nuisible ….
    Merci pour votre article ça m’encourage à poursuivre dans ce sens .
    Cordialement
    Frédérique

  2. Alain dit :

    Je crois que si nous savons trouver la juste limite dans un domaine de notre vie, il devient plus facile de la trouver dans d’autres domaines. Nous sommes en quelque sorte conditionnés aux excès de toutes sortes par la société de consommation, et notre propre peur de l’inconnu que nous représentons nous attache à ces habitudes. Chercher la juste mesure en toute chose est le début d’une rencontre avec soi.
    Amicalement,
    Alain

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