Note : cet article est une traduction de l’article The Delusional Fantasies We Live With Each Day de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

La plupart des êtres humains passent 50 à 90 pour cent, voire plus, de leur temps dans leur imagination, à vivre dans les fantasmes. – Charlotte Joko Beck

FantasmesNous n’arrivons pas à créer de nouvelles habitudes à cause de ces fantasmes.

Nous procrastinons à cause de ces fantasmes.

Nous sommes frustrés par les gens, par nous-mêmes, à cause de ces fantasmes.

Nous passons à côté des merveilles de ce monde à cause de ces fantasmes.

Nous – tous autant que nous sommes –vivons dans le fantasme la majeure partie du temps. Cela pourrait ne pas sembler vrai, mais considérez ceci :

  • Quand vous vous réveillez et commencez à penser à ce que vous allez faire aujourd’hui, vos projets ne se déroulent pas réellement, ils existent seulement dans votre esprit.
  • Quand vous avez peur de l’échec qui pourrait survenir quand vous vous attaquez à cette grosse tâche professionnelle, ce n’est pas un échec qui arrive réellement, c’est entièrement dans notre tête.
  • Quand une personne fait quelque chose qui vous irrite, c’est parce qu’elle n’agit pas comme vous pensez qu’elle le devrait (elle devrait faire preuve de plus de considération), mais ce « agissez de la façon dont vous pensez qu’ils le devraient » n’est pas la réalité mais un idéal que vous avez, dans votre tête. La frustration ne vient pas de leurs actions mais de la façon dont leurs actions diffèrent de vos fantasmes.
  • Quand vous vous lancez dans une nouvelle habitude (disons, faire de l’exercice), vous êtes motivé par le fantasme de ce à quoi devrait ressembler votre vie quand vous créez l’habitude… mais ce n’est pas réel. Quand la réalité de cette habitude entre en œuvre, elle ne correspond jamais à notre fantasme. Elle est souvent plus difficile, plus bâclée. Moins idéalisée. Et donc vous abandonnez.
  • Quand vous vous déplacez dans votre maison ou votre lieu de travail, votre esprit n’est pas concentré sur l’action de marcher et les choses qui vous entourent, mais ailleurs. Dans les fantasmes.
  • Quand vous mangez, vous ne faites pas attention à la nourriture la plupart du temps. Votre esprit est ailleurs, dans les fantasmes.
  • Quand vous parlez à quelqu’un, vous n’êtes pas concentré sur ce que cette personne dit, mais vous pensez à ce que vous allez dire, ou à autre chose.

Évidemment, nous sommes parfois ici, dans le moment présent, mais c’est probablement moins fréquent que vous ne le pensez.

Les fantasmes occupent la majeure partie du temps, et ils ne sont généralement pas d’une grande aide. Ils provoquent notre peur, notre procrastination, notre colère, notre déception, notre abandon.

À la place, essayez ceci : débarrassez-vous des fantasmes et faites attention à ce moment actuel. Voyez-le pour ce qu’il est, pas comme ce que vous aimeriez qu’il soit. Acceptez-le exactement comme il est, avec ses tares et tout le reste.

Traversez votre journée en vous entraînant à voir les choses comme elles sont.

Faites votre travail sans penser à cette peur de l’échec fantasmée, ou à ce qui pourrait arriver à l’avenir, ou à la difficulté probable de ce travail… et ne faites que cela, dans le moment présent.

Faites votre nouvelle habitude (l’exercice, la méditation, l’alimentation saine) dans le moment présent, voyez-la pour ce qu’elle est, pas en la comparant au fantasme que vous désirez qu’elle soit. Pas à la difficulté que cela atteindra à l’avenir. Mais comme elle est.

Voyez les autres pour ce qu’ils sont, et acceptez-les sans jugement. Y compris les étrangers. Avec leurs tares et tout le reste.

Nous pouvons avoir tous les fantasmes que nous voulons, mais le fantasme ne devient jamais réel. Cette réalité actuelle est tout ce que nous avons. Apprenons à l’aimer.

Crédits photo : © eugenesergeev – Fotolia

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4 commentaires on Les fantasmes délirants avec lesquels nous vivons chaque jour

  1. Tellement vrai lorsque l’on enseigne le chant (Classique), voir l’étudiant avec sa vrai valeur et non celle que l’on voudrait qu’il ait. c’est pour cela que le professeur est un coach et non pas un savoir. Il donne les outils pour que l’étudiant développe ce qu’il possède dans sa voix, le conduit dans les méandres de sa vrai voix artistique et laisse libre cours à son propre champ d’action vocale. Le professeur n’est pas le « Maître » mais l’intermédiaire entre l’étudiant et sa voix. Belle journée

  2. Marta Irico dit :

    Savez-vous que la plupart de ces comportements trouvent leur origine dans le corps physique?
    Qu’un simple dérèglement ou une maladie souvent ignorée, comme la candidose, sont souvent la cause de nos fantasmes tels les peurs accrues, des phobies, la sensation de devoir protéger à démesure son territoire (aller plusieurs fois vérifier si on a bien fermé la porte, par exemple) et beaucoup d’autres.
    Corriger les fantasmes peut parfois commencer par résoudre ces disfonctionnements physiques. Il n’y a rien de mental ou psy, juste se soigner durablement.
    Par mon expérience, je peux aussi ajouter que lorsqu’on se dit « Je vais faire TOUS LES JOURS de la méditation, des étirements, attention à mon alimentation, … », la plupart du temps ça ne tient pas dans la durée. Manque de motivation? Non, pas toujours. C’est la Vie même qui nous impose de lâcher ce « TOUS LES JOURS » et devenir souples et adaptables. Chaque écart se corrige, il n’y a rien d’irrémédiable. La véritable épreuve est de savoir POURQUOI : c’est être conscient de qui on est et quel est notre but de Vie ! 😉

  3. Caissard dit :

    C’est tout à fait vrai, mais le problème c’est de savoir quand on est dans le fantasme car malheureusement on a souvent tendance à prendre nos fantasmes pour la réalité, et c’est la qu’il est beaucoup plus difficile d’en sortir.

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