Note : cet article est une traduction de l’article The Things That Get in the Way of Doing de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

ObstaclesAprès avoir travaillé sur mes habitudes de procrastination, de pleine conscience et de productivité ces 9 dernières années, je suis devenu bien meilleur pour agir et parvenir à mes fins.

Aujourd’hui j’ai envoyé les versions numériques de mon livre à mes investisseurs sur Kickstarter, par exemple, tout en travaillant sur un programme de coaching pour 13 personnes, sur l’écriture d’un guide de pleine conscience, sur la préparation de plusieurs séminaires web, et bien sûr sur l’écriture de cet article. Une tâche à la fois, mais beaucoup de choses de faites au final.

Et pourtant, il y a encore des obstacles qui se dressent sur la route de ce que je veux faire. Je n’ai pas de souci avec certains d’entre eux, mais je pensais néanmoins partager ce que j’ai appris quant à ces obstacles qui se dressent sur notre route.

Les obstacles à nos actions, et quelques solutions

Cette liste n’est pas complète, mais voici quelques idées auxquelles réfléchir :

  1. Les distractions en ligne. C’est un gros obstacle pour moi. Je peux aller sur mes sites préférés (juste pour jeter un oeil) et m’y perdre pendant une heure ou deux. Ou plus si je tombe sur quelque chose qui me fascine vraiment.Ce qui a fonctionné pour moi : Pour surmonter ceci, j’essaye de me rappeler de faire une pause, et de me lever souvent pour aller marcher, et réaliser que je me suis encore égaré. Puis je fais le ménage sur mon écran et je ne garde qu’une chose en face de moi, et j’essaye de m’y tenir jusqu’à ce que j’aie fini. Je n’y arrive pas toujours, mais quand je me souviens de le faire cela fonctionne très bien.
  2. Être débordé. Si vous avez une foultitude de choses à faire, vous pouvez alors vous sentir impuissant. Comment arriver à faire tout cela ? Vous ne savez même pas par où commencer. Vous ne pouvez pas faire tout ça, du moins pas maintenant.Ce qui a fonctionné pour moi : Dès maintenant, vous pouvez faire une chose. Donc quand je me sens débordé, là encore, je vais tout arrêter et faire une liste de 1 à 3 choses que j’ai le plus besoin de faire dès maintenant. Oui, parfois la liste ne comporte qu’une chose, parce que cela m’aide à me concentrer et à ne pas me sentir débordé.
  3. Les mails qui s’empilent. Quand ma boîte de réception est pleine de messages qui s’empilent, cela peut également être écrasant.Ce qui a fonctionné pour moi : Je laisse simplement en sommeil un tas de trucs dont je n’ai pas besoin de me soucier pour le moment. Puis je vais traiter autant des autres mails que possible, et en laisser quelques-uns pour plus tard. Je ferme simplement la boîte mail et vais travailler sur des tâches plus importantes.
  4. La sensation d’indécision. Et si vous avez tellement de choses à faire que vous ne savez pas vraiment quoi faire ? Souvent, cela nous pousse à ne rien faire. Je me rappelle que ne pas prendre de décision mène à la stagnation, et même si je ne crois pas que vous ayez besoin de bouger à la vitesse de la lumière, je n’aime pas stagner par peur. Ce que j’ai appris est que l’on a en fait peur de ne pas savoir quelle est la décision parfaite, parce que nous ne savons pas ce que nous réserve l’avenir. Est-ce mieux de prendre ce nouvel emploi ou de garder celui qu’on a actuellement ? Est-ce mieux de travailler sur tel projet ou sur tel autre ? Il est impossible de savoir, parce que l’avenir est incertain. Ce qui a fonctionné pour moi : J’essaye simplement d’en choisir un en fonction des informations que j’ai (généralement j’y vais à l’instinct) et je passe à l’action. Il est mieux de travailler sur quelque chose que de s’arrêter de bouger par peur de l’incertitude.
  5. Pas d’énergie. C’est un obstacle majeur, bien plus important que ne le réalisent beaucoup de gens. Quand vous manquez de sommeil, vous avez peu d’énergie et vous ne vous sentez simplement pas d’attaque pour travailler sur quoi que ce soit de difficile. Vous ne pouvez pas vous concentrer et vous avez du mal à avancer. Ce qui a fonctionné pour moi : Soit je m’accorde une pause mais me concentre alors vraiment sur le fait d’aller me coucher plus tôt et de bien dormir, soit je force les choses et je travaille dur quand même. Le simple fait que vous ne vous sentez pas d’attaque pour quelque chose ne signifie pas que vous ne devez pas le faire.
  6. Le manque de discipline. C’est généralement le résultat d’un manque d’énergie, ou du mode rapide de votre cerveau qui ne veut pas s’arrêter pour se concentrer sur quelque chose. Vous vous dites que vous allez faire quelque chose, mais vous ne le faites finalement pas. Ce qui a fonctionné pour moi : Je me pardonne quand je me plante, et j’essaye plutôt d’être conscient de ce qui se passe. Est-ce que je suis fatigué ? En mode rapide ? Pas inspiré par ce projet ? À la place du diagnostic général « Je manque de discipline », j’essaye de trouver un problème plus spécifique, puis je m’en occupe. Et je retourne au travail.
  7. Le changement de tâches. Là encore, être en mode rapide signifie que vous faites beaucoup de petites tâches, que vous passez constamment d’un programme et d’un onglet à l’autre sur votre ordinateur. Vous ne pouvez pas vous concentrer sur un seul parce que vous êtes tout le temps en train de zapper. Ce qui a fonctionné pour moi : Là encore, je vais faire une pause pour tout clarifier et me reconcentrer. J’essaye de m’en tirer à une seule fenêtre sur mon ordinateur (je ferme tout le reste) et je me concentre simplement sur elle aussi longtemps que je le peux. Je n’y arrive pas toujours.
  8. Terminer les petites tâches. Nous nous sentons productifs quand nous nous occupons de beaucoup de petites tâches (mails, appels, courses, petites tâches administratives, paperasse), mais même si tout cela doit bel et bien être fait, ce ne sont pas des choses importantes. Nous évitons les choses importantes mais nous nous sentons productifs parce que nous sommes occupés. Ce qui a fonctionné pour moi : Je tombe souvent dans ce piège, donc quand je remarque que je tombe dans ce schéma, je m’arrête et je me demande quelle est ma tâche principale pour la journée. Parfois je n’arrive pas à choisir entre 2 ou 3 grandes tâches, mais peu importe… J’ai simplement besoin d’en choisir entre 1 et 3. Puis je me demande « Est-ce que je suis en train de travailler dessus ? » Si la réponse est non, je ne suis pas vraiment productif ; j’en ai juste l’impression.
  9. Une tâche semble trop grande. Nous tombons tous dans ce piège là, et nous connaissons tous la réponse. C’est trop gros, donc nous le repoussons. La réponse, évidemment, est de le diviser en tâches plus petites, mais nous suivons rarement ce conseil. Ce qui a fonctionné pour moi : Je concentre toute mon énergie dans le fait de commencer. Tout ce que j’ai à faire est d’écrire les premiers mots. Une fois que j’ai fait ça, je me concentre sur le paragraphe suivant. Un pas à la fois.
  10. La peur d’échouer. Nous avons également tous ce problème : nous ne nous sentons pas compétent pour cette tâche, cela nous perturbe, et nous avons l’impression qu’on va être ridicule. Et c’est compréhensible quand nous faisons une chose qui n’est pas dans nos cordes. Ce qui a fonctionné : Je me rappelle alors que me laisser contrôler par la peur n’est pas la façon dont je veux vivre. Je me rappelle que l’échec n’est en pas le pire résultat possible ; ne pas essayer est un résultat bien pire. Pourquoi ? Parce que si vous essayez quelque chose et que vous échouez, vous apprenez quelque chose, vous gagnez en pratique, et la prochaine fois vous serez meilleur. Vous êtes plus avancé qu’avant. Mais si vous ne tentez même pas, par peur, vous n’apprenez rien, et vous allez probablement continuez longtemps parce que vous créer un schéma de fuite par peur. À la place, forcez-vous et faites-le quand même, parce que la valeur qu’il y a à le faire est bien plus grande que la valeur qu’il y a à rester en sécurité et à ne rien faire.

Quels obstacles se dressent sur votre route ? Comment pouvez-vous mieux les gérer ? Comment pouvez-vous continuer à avancer ?

Crédits photo : © freshidea – Fotolia

Tags: , , , , , , , , , , ,

5 commentaires on Les obstacles à nos actions

  1. Nathalie dit :

    Un autre obstacle majeur me semble t’il est lorsque l’on est malade surtout chronique. Comment bien avancer dans ces conditions.

  2. Geoffroy dit :

    Bonjour Roland,
    A cette liste, j’ajouterai la mauvaise gestion du temps, la procrastination, le manque d’organisation dans les tâches quotidiennes, autant d’obstacles qui empêchent la majorité des gens à aller de l’avant.
    Merci pour tes conseils très utiles.
    Agréable journée.

  3. Kétsia dit :

    Bonjour,
    Je suis si contente de vous écrire ce matin. Car, je ne cesse de visualiser vos vidéos presque tous les jours. Ainsi, je crois déjà être motivée et au temps opportun, je vais pouvoir m’engager afin d’expérimenter tous vos conseils. Bien que je sois encore sur le banc de l’école, je suis dans les perspectives d’avenir de bien vouloir mettre en pratique vos expériences déjà réussies.
    Cordialement,
    Kétsia.

  4. Gina dit :

    Un grand Merci pour cet article car c’est tellement vrai ! Je me suis reconnue dans toutes ces lignes et maintenant je pense que je serai moins dure avec moi. Merci encore !

  5. viki dit :

    Je suis parfaitement d’accord avec cet énoncé : « J’essaye simplement d’en choisir un en fonction des informations que j’ai (généralement j’y vais à l’instinct) et je passe à l’action. Il est mieux de travailler sur quelque chose que de s’arrêter de bouger par peur de l’incertitude. »

    Personnellement, j’ai une liste de chose à faire, petite ou pas et je la lit après avoir fait une tâche et en choisi une autres à faire selon son importance ou l’envie. Comme je n’ai pas beaucoup d’énergie à cause de la maladie, ça me fait toujours du bien de biffer une tâche accompli, qui peut être aussi simple que : faire la vaisselle, nettoyer la douche ou envoyer une carte à une amie.

Laisser un commentaire