Note : cet article est une traduction de l’article When Others Frustrate You de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Conscience socialeIl y a une façon d’être que j’essaye de cultiver intérieurement ; arrêter de vouloir que les autres se comportent d’une certaine façon.

Voilà le problème : nous sommes tous frustrés par les autres. Nous voulons que nos enfants fassent certaines choses, que notre époux/se soit moins quelque chose, que nos amis changent leur vie, que nos proches soient en meilleure santé, que les gens soient moins méchants, etc., etc.

Alors que pouvons-nous y faire ?

Cela peut nous rendre dingue, mais nous ne pouvons pas y arriver. C’est hors de notre contrôle. Essayer de changer les autres, vouloir qu’ils soient comme nous le voulons, cela ne fonctionne simplement pas. L’alternative, cependant, est impensable pour la plupart d’entre nous : simplement laisser les autres être comme ils le veulent. Même quand cela nous ennuie.

Voici la façon d’être que j’essaye de cultiver :

  1. Me souvenir que je ne contrôle pas les autres.
  2. Me souvenir que les autres gens peuvent vivre leur vie comme ils le veulent.
  3. Voir le bon en eux.
  4. Me débarrasser d’un idéal que j’ai et qui cause cette frustration.
  5. Voir que quand les autres posent problème, nous avons du mal à l’accepter. Et à avoir de l’empathie.
  6. Me souvenir des moments où j’ai traversé une mauvaise période, où j’ai lutté avec des changements, où j’ai été frustré.
  7. Faire ce que je peux pour les aider : être à leur service, à l’écoute, leur faire sentir qu’ils sont entendus, leur faire sentir qu’ils sont acceptés.

Je ne suis pas encore bon pour ça, mais quand je trouve ma voie, cela aide. Cela me fait me sentir moins frustré, cela m’aide à être plus conscient, cela améliore mes relations, cela aide les autres à se sentir mieux. Je vous le souhaite à tous.

Crédits photo : © vege – Fotolia

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13 commentaires on Quand les autres vous frustrent

  1. Christophe dit :

    Les autres nous frustrent? Il ne faut pas se soucier des autres ils ne faut même pas y penser!

    • Julien dit :

      Facile à dire, mais difficile à mettre en oeuvre quand il s’agit de proches auxquels tu tiens et dont tu sais par À+B que leurs agissements ou façon de penser ne les font que reculer ou aller dans le mur.

    • Kae Browneyes dit :

      “Julien dit :
      16 novembre 2015 à 7:38

      Facile à dire, mais difficile à mettre en oeuvre quand il s’agit de proches auxquels tu tiens et dont tu sais par À+B que leurs agissements ou façon de penser ne les font que reculer ou aller dans le mur.”

      C’est certain, et ce qui compte alors, Julien, c’est de les laisser vivre cette expérience d’aller dans le mur…ensuite rendus littéralement au pied du mur, ils se rendront compte d’eux-mêmes que ce n’était pas la meilleure voie à suivre! et toi, tu restes là, tu les soutiens par ta présence et ensuite peut-être auront-ils besoin de ton aide pour avancer sur un chemin plus adéquat. (euh, tu restes aussi pas loin, histoire de les empêcher de se mettre le mur à pleine vitesse aussi, c’est mieux…)

    • Amelie dit :

      Je suis d’accord avec l’idée de ne pas interférer, de laisser les gens faire leurs propres expériences (car après tout, ils pourraient avoir raison car ce qui ne nous va pas “à nous” peut faire le bonheur de qqun d’autre), tout en restant à proximité pour le cas où ils auraient besoin de nous finalement. Car une personne à qui l’on interdit d’explorer une voie meurt d’envie bien souvent de l’explorer ; et même si elle ne le fait pas, elle n’est pas forcément convaincue du pourquoi de l’intervention de ses proches.

      Cela dit, je me demande quelle est la limite de la non-intervention. Par exemple : doit-on laisser l’autre consommer de la drogue ? Si l’on part du principe que oui, combien de fois ? une fois, deux fois, dix fois ? En théorie, je suis totalement de l’avis de laisser l’autre faire sa propre expérience, mais en pratique, je doute de réussir à rester sans intervenir quelle que soit la situation. (mais ok c’est l’instinct maternel qui parle)
      Si j’aborde ce genre de sujet, c’est parce l’un de mes proches a récemment fait une tentative de suicide, liée en partie à un problème de harcèlement au travail. Le malaise couvait depuis très longtemps mais on avait beau aborder le sujet, on ne pouvait pas agir à sa place. Cela fait partie des cas où je disais plus haut qu’il est dur de se retenir d’intervenir à la place de la personne. J’ai conscience qu’agir à sa place risque de faire que la personne se sentira encore plus mal, mais la regarder s’enfoncer dans une situation de plus en plus inextricable est moralement très compliqué.

  2. florence dit :

    Si encore ce n’est que ça. C’est pas évident d’aider les autres
    à changer mais il est certain qu’il ne faut pas vouloir les changer
    à tout prix c’est contreproductif et difficile à vivre aussi suivant
    les situations par la ou les personnes en question.

    Moi je suis très tolérante à ce niveau parce-que mon vécu a fait
    que… Je sais que ce n’est pas aussi simple de changer.
    On ne peux pas tout changer.

    Par contre amener les personnes à une prise de conscience sans précipitation ça c’est possible mais sans rien attendre de la personne.

    On en attend trop des autres.

  3. Sandie dit :

    Et non on ne peut pas changer les autres, on ne peut pas imposer notre façon de penser ! La frustration ne nous mène pas à grand-chose à part nous ennuyer nous et les autres (surtout nous) et ce n’est que temporaire. A nous de changer ou de faire avec.

  4. Monique dit :

    Merci pour cet article qui me rappelle combien il peut paraître difficile de ne pas vouloir changer les autres.
    Lorsque nous découvrons quelques chose qui nous fait du bien nous pensons immédiatement que cela sera bon pour nos amis; notre conjoint ou nos enfants. En qualité de mère c’est ce que je faisais régulièrement et encore plus en qualité d’épouse et puis j’ai compris que ces petites choses qui me gênaient chez les autres reflétaient ce que je n’aimais pas en moi; et j’ai donc décidé de changer ces choses en moi.
    Je vous rassure il m’arrive encore d’essayer de changer les autres; heureusement je m’en rend compte rapidement et de plus en plus vite.
    Merci pour ces 7 conseils qui m’aiderons à respecter les Autres sans leurs imposer ma vision de la Vie.
    Ps MERCI à OLIVIER POUR TOUS CES PARTAGES. Merci.Merci. Merci
    Monique

  5. Nassima dit :

    Bonjour ! Ce n’est pas facile d’adopter une façon d’être pour être moins frustré encore moins quand vous êtes lié (personnellement ou professionnellement) à des gens qui vous frustre à longueur de journée par leur laxisme, négligence ou autre ! c’est pas facile à supporter ni à gérer, encore pire quand vous vous y mettez à trouver des solutions ( ou même céder et faire des concession) alors que l’autre ne réagit même pas ; ne me dites pas qu’il faut pas s’en soucier et ne pas y penser du tout comme dit Christophe (celui qui a fait le 1ier commentaire) !!!
    Quand votre enfant ne vous écoute pas par exemple ou votre conjoint ne vous aide pas à faire telle ou telle chose et se la coule douce ! Quand vos subordonnées ne se soucient pas des délais ou des objectifs que vous devez tenir !!!! GRRRRRR c’est super frustrant !!!
    Il ne s’agit pas d’imposer à l’autre ou l’obliger mais quand on est obligé de se mettre à 2 c’est les conditions de la vie perso ou professlle) qui nous oblige ! c’est facile de se soustraire de ce genre de situations pour certains , mais je ne pense pas qu l’on peut changer de travail chaque jour et changer de famille et ses amis quand on ressens un air de frustration. Merci à vous Roland pour tous ce que vous faites, je vous lis avec beaucoup d’attention

  6. BATIONO dit :

    Il nous est très difficile effectivement de vouloir changer les autres.
    J’ai été victime dans ce genre de vouloir changer un ami d’où j’ai reçu toutes les injures possibles sachant que je me comportait comme celui que je tentais de changer auparavant.

    Je me suis conseillé moi-même depuis ce temps et je regarde les autres faire ce qu’ils veulent.

  7. abdelkader dit :

    se sentir frustré par les autres est un comportement psychologique lié a notre ideal donc il faut toujours cherché la perfection de soit pour evité de se sentir frustré et mis en colere noire et bleu cela releve de la faiblesse d’esprit et on tombe dans le jeux d’autruis.bien sur qu’il y a beaucoup d’autres facteurs qui peuvent nous mettre hors de nous le coté sentimental le coté raciste le coté regionaliste le coté bete le coté violent ect…et surtout les maladies lié a l’hypertention et autre degerative.

  8. armelle dit :

    Merci Olivier

    Je pense que je vais suivre ton conseil car je me sens actuellement frustrée par les autres et je te dirais quoi

    Cordialement

    Armelle

  9. abdelkader dit :

    les frustrations sont nombreuses et dictés par nombres d’abus.
    1er quand on se repose dans une sieste et la nuit il suffit d’etre reveillé par un quelconque bruit ou chahut et la frustration s’installle pour un long moment.
    2eme les provocations et l’agressivité gratuitement sont frustrante
    3eme les abus de pouvoir qu’ils soient familiales et plus grave encore ceux dictés par les autorités politiquo-totalitaires qui nous ignore et nous prennent nos droits et agissent par le mensonge et se servent entre eux dans un cercle fermé et corrompu.cela est extremement frustrant et delicat car ce sont des etres qui nous poussent a la desobeissance civile et pire car leur comportement est le premier acte terroriste sous couvert de la democratie et l’etat de droit bien que cette politique n’est pas appliquée par tous les etat
    4eme enfin les frustrations d’origine sentimentale et sociaux professionnelle sont aussi dangeureuses pour ceux qui ne savent géré leur situation et ceux qui n’ont pas les capacités intellectuelles et humaines pour apaiser les tensions.

  10. Fary dit :

    Réussir à contrôler sa ou ses frustrations posent problème quand on cherche à les comprendre…Elles sont tellement imprévisibles que quand elles surgissent…manque de chance, on est fatigué, ou dépourvu de ressources pour y faire face…C’est sûr qu’avec du recul et en lisant vos conseils, tout semble facile, mais gérer cette émotion dépend dans l’environnement où l’on se tient…Si on est chez nous tout seul, c’est évident qu’on peut se laisser aller à déverser son mal être, alors que si l’on se retrouve à une soirée entre amis, il est certain que l’on va essayer de le masquer…

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