Note : cet article est une traduction de l’article On Making It Through Tough Journeys de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

DouteUn lecteur m’a écrit pour me parler d’une période très compliquée qui s’annonce pour lui et sa femme, et il m’a demandé de lui apporter conseils et motivation pour traverser cette passe difficile.

Les moments difficiles peuvent être un test pour notre âme, et en tant que tel ils peuvent être les moments les plus instructifs qui soient.

Il est facile d’être heureux et motivé quand les choses se passent bien. Mais qu’arrive-t-il quand cela s’écroule, que des ennuis imprévus se dressent sur votre route, ou que les choses se passent exactement comme vous ne le voudriez pas ?  Que faites-vous alors ?

Je vais partager certaines choses que j’ai apprises personnellement à ce sujet, et vous adresser un mot d’encouragement : vous êtes plus fort que vous le pensez.

Vous allez traverser les passes difficiles, et souffrir, et apprendre. Et en ressortir plus fort et meilleur.

Il y a quatre choses que j’ai apprises qui m’aident à traverser les passes difficiles :

  1. Le bonheur n’est pas en-dehors de nous

Nous recherchons souvent le bonheur hors de nous-mêmes, dans le plaisir (nourriture, shopping, jeux vidéo, télé, internet, alcool, cigarettes, drogues), chez les autres (la personne de nos rêves, la reconnaissance, les réseaux sociaux), ou dans les grands objectifs de vie (voyages, création d’entreprise, art).

Mais j’ai appris qu’aucune de ces choses ne vous rend réellement heureux. Bien sûr, cela peut vous fournir un boost de plaisir ou de joie, mais c’est temporaire et bientôt vous recherchez la nouvelle chose qui va vous rendre heureux. Cela vous laisse dans un état constant de recherche de plaisir, de distraction, de reconnaissance, de comparaison aux autres, et ainsi de suite. Et cela n’apporte pas de contentement.

Cependant, si nous réalisons que le bonheur n’est pas hors de nous, mais en nous, alors nous réalisons que nous pouvons toujours y avoir accès. Quelle est la source de ce bonheur intérieur ? Je trouve que je peux faire certaines choses qui me rendent heureux : être reconnaissant de qui je suis et de ce que j’ai, apprendre sur moi-même et sur le monde, jouer et être curieux, penser aux autres et leur souhaiter beaucoup de bonheur… ces choses pourraient être liées à des éléments extérieurs (ce que j’ai, les gens autour de moi), mais elles sont disponibles où que je sois, quoi que j’aie, et quelles que soient les personnes présentes dans le monde.

Et elles peuvent aider pendant une passe difficile. Si vous pouvez trouver le bonheur en vous, alors peu importe ce qui arrive à l’extérieur, vous avez accès à cette source de bonheur. Vous pourriez perdre votre travail, tomber malade, perdre un être cher, traverser une procédure médicale difficile, vivre un divorce… et vous pouvez encore trouver ce bonheur. Il est là si vous choisissez de vous en servir. Les circonstances de votre vie comptent, mais elles ne suppriment pas votre véritable source de bonheur.

  1. Acceptez toute votre palette d’expériences

Trop souvent nous voulons juste un petit éventail d’expériences ; les bonnes choses, les choses confortables, les expériences qui nous font nous sentir bien personnellement. Et pourtant, la réalité est bien différente. Cela nous donne beaucoup de sortes d’expériences différentes, de la colère et la frustration à la joie, au plaisir, au froid, à la solitude et au chagrin. Tout cela fait partie de notre condition humaine, c’est inévitable.

Donc nous pouvons nous répandre en injures contre l’injustice d’avoir perdu une personne que nous aimons, de devoir traverser une difficulté, de devoir être seul et triste, d’être traité de façon injuste. Cela ne nous mène qu’à plus de malheur.

Ou alors nous pouvons accepter la palette entière de nos expériences. Cela va inclure toutes nos émotions, tous nos moments de joie, nos moments de peine, et tout ce qui trouve entre les deux. La vie n’est pas uniquement chaude et belle. Elle est tout cela.

Accepter ces expériences implique de tout prendre à bras ouverts, d’être vulnérable à tout ce qui peut arriver, d’avoir de la compassion envers nous-mêmes quand les choses se corsent, de nous accorder de la gentillesse, de l’amour et de la gratitude quoi qu’il arrive. Cela implique d’accepter ce qui est, et de nous accepter tels que nous sommes, sans essayer d’entrer dans le moule de l’humain parfait, quoi que nous pensions que cela puisse être. Ne pas essayer de faire entrer nos vies dans le moule des vies parfaites, quoi que nous pensions que cela puisse être.

Ce n’est pas facile, je l’admets, mais ce genre d’ouverture mène à un plus grand bonheur dans la vie.

  1. Renouveler votre gratitude

Nos vies sont remplies de cadeaux miraculeux, nous les tenons constamment pour acquis, et nous nous plaignons que la vie n’est pas meilleure. Je le fais moi aussi, tout le temps. Mais quand je m’attrape en train de le faire, et que je me souviens d’être reconnaissant, la vie est soudain bien meilleure.

Votre travail est ennuyeux ? Vous pourriez être reconnaissant d’avoir simplement un travail, un toit au-dessus de la tête, de la nourriture sur la table. On ne vous apprécie pas à votre juste valeur ? Vous pourriez être reconnaissant d’avoir simplement quelqu’un dans votre vie, et des êtres à qui vous tenez.

Vous avez la vie. C’est un cadeau tellement incroyable.

Vous pourriez être reconnaissant de votre santé, si elle est bonne. Ou vous pourriez ne pas avoir une santé parfaite, mais avoir des jambes sur lesquelles marcher. Si vous n’avez pas de jambes, vous avez peut-être des yeux pour profiter de la vue d’une fleur de cerisier ou d’un coucher de soleil. Si vous n’avez pas d’yeux, vous pouvez peut-être entendre la musique. Si vous n’avez rien de tout cela, vous pouvez peut-être encore apprendre des choses en les lisant en braille. Imaginez vivre sans la joie de Tolstoï, de Shakespeare et de Cervantès ! Nous vivons dans un monde incroyable, quelles que soient les circonstances.

Et pour quiconque lisant ceci (moi y compris), nous devons penser à quel point c’est incroyable d’avoir des ordinateurs, et des smartphones, connectés à cette puissante chose appelée internet. Nous avons des maisons confortables, de la super nourriture, une santé plutôt bonne, des livres à lire, une nature sublime autour de nous, des gens qui nous aiment. C’est assez miraculeux, et pourtant nous tenons tout cela pour acquis.

Quand les choses se corsent, vous pourriez ne pas avoir tout cela. Mais il vous reste encore beaucoup de choses dont vous pouvez être reconnaissant.

  1. Trouver de la bonté pour vous-même

En travaillant sur le fait d’accepter toute la palette de vos expériences, il y aura des difficultés. Ce n’est pas toujours facile de nous autoriser à être triste, effrayé, frustré, ou en deuil.

Comment traverser ces expériences de vie sans abandonner ?

Nous trouvons de la compassion pour nous-mêmes, de la gentillesse, de l’amour.

Souffrir de toutes sortes de façons fait partie de nos expériences en tant qu’humains. Nous souffrons, de petite et de grande manière, et nous voulons être heureux. Nous avons tous cela en commun.

Et donc en acceptant notre souffrance et notre désir d’être heureux comme faisant partie de l’être humain, nous nous mettons alors à vouloir mettre fin à notre souffrance. À nous souhaiter du bonheur et du bien-être.

C’est de la gentillesse et de la compassion pour nous-mêmes et notre souffrance. Il n’est pas question de ressentir de la désolation pour nous-mêmes, mais de vouloir que l’on soit heureux.

Chaque fois que nous voyons de la douleur et de la peur en nous, nous pouvons la reconnaître, et nous souhaiter d’être heureux. Souhaiter mettre fin à la souffrance. Être heureux pour nous-mêmes.

Ensuite, nous ayant accordés cette gentillesse, nous pouvons nous tourner vers la personne à côté de nous, et reconnaître qu’elle aussi souffre et veut simplement être heureuse. S’ils s’en prennent à vous de colère, reconnaissez qu’ils souffrent simplement comme vous. Et souhaitez-leur d’être heureux, souhaitez que leur souffrance prenne fin.

Ce faisant, nous pouvons faire fondre nos cœurs endurcis, nous ouvrir aux autres, les accepter avec amour. Et cette période, aussi difficile qu’elle puisse être, deviendra meilleure.

Crédits photo : © masterzphotofo – Fotolia

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12 commentaires on Traverser les passes difficiles

  1. tinoune dit :

    que c’est bien dit,nous avons tout pour etre heureux profitons en…;;.

  2. Ezecleader dit :

    Bonjour Olivier,
    Merci pour cet article qui personnellement me fait un grand bien aujourd’hui. Je le recommanderai très certainement.
    Je retiens juste qu’il faut savoir tirer son bonheur à la source inépuisable qui est en nous et non aux sources épuisables que sont les plaisirs que nous tirons des choses exterieures.
    Mais la réalité et non la vérité c’est que chercher le bonheur dans les choses extérieures un raccourci que nous aimons bien. Mais une fois de plus nous constatons que ce qui a une véritable valeur prend du temps pour être maîtrisé. Dans un monde qui va à toute vitesse ou tout doit se faire maintenant et toute de suite avec 100% de satisfaction et zéro effort cela semble être un non sens. Merci donc pour cete piqûre de rapel.

  3. Soraya YANAT dit :

    Merci pour cet article, il apaise les esprits !

    Les épreuves qui ne tuent pas rendent plus fort…

  4. Nous traversons mon conjoint et moi même depuis 3 mois, ce que l’on peut appeler une « période difficile » (et dont je ne souhaite à personne de vivre le quart de ce que nous avons pu affronter)…

    Cela a touché notre famille animale à plusieurs reprises et à plusieurs niveaux (http://oeuf-poule-poussin.com/le-massacre/ ; http://cheval-facile.com/poney-etat-de-choc/), notre moral et notre santé, notre maison (franchement acquise) et pour finir notre relation et notre couple…

    Tout s’enclenchait dans une spirale infernale nous entraînant avec elle chaque jour un peu plus bas. Il est parfois hallucinant de voir comment on peut cumuler autant de « malheurs » et de « malchance » à la suite et au même moment : grosse épreuve à franchir sans se décourager.

    Très honnêtement, j’ai eu de grands moments de doute, de tristesse bien entendu, et de solitude où j’ai eu envie de tout plaquer, disparaître, abandonner. Mais chaque fois, je me rappelais que les animaux toujours à nos côtés, n’avaient pas choisi non plus de vivre tout cela. Il étaient là, ils comptaient sur moi, sur nous.
    Et malgré tout ce que nous avons traversé, ils continuent chaque jour de m’apporter le sourire (et cela n’a pas de prix, c’est du bonheur gratuit au quotidien et de la gratitude de s’en rendre compte).

    Comme le disait souvent ma grand mère (qui m’a élevée) : « si tu n’en meurt pas, alors tu en ressortira plus forte ».
    C’est ce que je me suis répétée tous les jours, pour trouver le courage de me battre, et de voir les belles choses et pas seulement les mauvaises.

    Depuis plusieurs semaines, j’écris chaque soir, dans un cahier toutes les choses positives qui ont marquées ma journée. Parfois il y en a beaucoup, parfois moins, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas un concours, simplement une observation de la chance que j’ai de vivre tous ses moments là au quotidien.

    Cet article tombait à pic pour moi, pour partager mon expérience en la matière, bien que nous ne soyons pas encore sortis de cette sale période, nous avançons doucement vers un chemin meilleur.
    🙂

    Bonne journée à tous, et ne baissez jamais les bras, il y a tant de choses merveilleuses sur cette planète que nous ne voyons même plus…

    Gaëlle

    • David dit :

      Bonjour Gaëlle,
      Merci pour ton témoignage,comme tu le sais, les épreuves nous font grandir, parfois changer de route pour un chemin plus favorable, nous gagnons en maturité et progressons dans notre « mission de vie » 🙂

  5. jean-luc dit :

    Bonjour Olivier.
    Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu tes mails. Et celui-ci est un vrai boost en ce début d’année. Merci à toi et à Leo.
    cela me rappelle la chanson dans le Livre de la Jungle de Wlat Disney: « Il en faut peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire »…
    Bonne journée à tous

  6. Nathalie dit :

    Excellents conseils de motivation pour garder le cap en période difficile.
    Ceux-ci arrivent cependant après un certain détachement, lorsque les difficultés ont trouvé une « certaine digestion ».
    Car lorsque l’on est en train de les vivre, la souffrance, l’injustice ou autres pénibilités freinent quelquefois fortement ces attitudes d’ouverture sensées nous aider.

  7. catherine dit :

    voici mon exercice de sophro de la semaine

    devant la glace, se positionner sur le sol tel un arbre fort, se regarder, je me reconnais tel que je suis, je reconnais toutes mes qualités (et mes quelques petits défauts). l’objectif étant de passer en revu le positif en soi.
    1) se reconnaitre 2) s’accepter 3) s’aimer
    phrase à répéter:
    je suis… je sais ce que je veux. je le dis, je le fais.
    quand ça ne va pas, il est utile de revaloriser ce qu’on est, ce qu’on possède de positif.

    bonne journée

  8. Jordane dit :

    Un style d’article qui sera de plus en plus apprécié vu l’ambiance glauque qui règne ces derniers temps !
    Ca en ressemblerait presque à une sorte de nouveaux accords toltèque.

  9. Anonyme dit :

    Bonjour Olivier,

    Comment ne pas t’écrire pour te remercier de ce article.
    Nouvellement inscrite et après lecture du livre ‘Zen et Heureux’, cet article est vraiment réconfortant, revigorant et ragaillardissant.

    Je traverse depuis 4ans maintenant une phase assez difficile qui n’a fait que s’empirer ces derniers mois et ce malgré tous les efforts parfois même inhumain que j’ai pu faire pour tout sauver. Aujourd’hui, je suis à un stade de me sauver moi-même et crois moi, j’en ai besoin.
    Mes dernières réflexions m’emmènent à ma demander qui suis-je? et a reconsidérer ce par quoi et à qui j’ai voulu m’accrocher toutes ces années. J’essaie de trouver tous les jours, la force de sourire, d’identifier quelque chose de positive en moi et de me dire tous n’ai pas perdu. J’essaie de trouver la force d’affronter ce que j’ai toujours redouté et jamais souhaiter vivre. Et même si je suis seule dans ce pays, j’essaie de me dire que je ne suis pas seule. J’ai la chance d’avoir un boulot, des responsabilités, d’être en bonne santé physique et de pouvoir aider mes frères et sœurs et amis. Et même si à 32 ans j’ai pas d’enfant, même si je ne dois plus avoir un mari, même si j’ai le cœur en miette après avoir tous sacrifier pour lui, il me faut trouver le courage d’être forte et joyeuse.

    Merci pour cet article.
    Je remercie également Gaëlle pour le partage de son vécu.

    Abientôt,

  10. Valérie dit :

    J’ai aussi traversé il y a quelques années une période où tous les malheurs s’enchainaient les uns après les autres; J’aurais pu chuter dans une grave dépression, mes amies s’étonnaient d’ailleurs que je garde toujours le sourire.
    En fait, même si c’était très dur à vivre, je gardais la conviction qu’il y a toujours un cadeau caché derrière chaque épreuve,soit une leçon de vie ou une force à intégrer; On en ressort toujours grandi.

  11. Jeannine dit :

    OH LA! Oh la! Quel belles paroles réconfortantes, MERCI! Merci !
    J’en suis touchée .Émotion à fleur de peau.
    Merci quel réconfort! super!
    Jeannine

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