Quand vous demandez un service, un coup de pouce à votre partenaire de vie, il n’est pas rare pour vous d’essuyer un refus. Aujourd’hui, je partage avec vous une formule qui stimule instantanément, chez l’autre, l’envie d’aider.

Note : Cet article est un article invité écrit par Agnès Emma du blog l’architecte du couple durable. Sur son blog, profitez d’astuces de communication pour vivre heureux en couple.

Chéri(e) nous dit non. Soyons honnêtes. À entendre ce tout petit mot de trois lettres, nos hormones de stresse font un bond. Le manque de coopération est souvent la cause d’une dispute dans le couple. Vous souhaitez vivre une relation de couple sereine ? Vous souhaitez limiter les prises de têtes ?

À partir de cette lecture, soyez prêts à vivre heureux en couple ! Découvrez aujourd’hui le verbe à privilégier pour vous assurer la coopération de votre partenaire.

Le verbe qui favorise la coopération

coopération homme femmeVous savez ce qu’on dit, il parait que s’unir, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cela sous-entend qu’en cas de besoin, les conjoints s’entraident. Mais, l’euphorie des premiers mois ou des premières années envolées, qui peut se vanter d’être avec un(e) conjoint(e) irréprochablement dévoué(e) ?

À force de refus, on finit par s’interroger sur les raisons d’être du couple. On finit par se sentir seul face aux responsabilités communes. On se rend compte que ce n’est pas si facile de vivre heureux en couple.

Mais, dites-moi, comment vivez-vous un refus de chéri(e) ? Généralement, demander le plus petit des services à son/sa conjoint(e) et se faire dire non, ça crispe, ça exaspère, ça déçoit. Notre rythme cardiaque s’emballe. Nos yeux envoient des foudres. On démontre notre frustration sous forme de reproches. Pour témoigner notre agacement, on inspire ou expire de façon exagérée.

Quand notre demande est rejetée, on hausse le ton. On se dispute. On grince des dents silencieusement après avoir été victime d’un refus ou d’une indifférence… encore une foi. On fait preuve de rancune.

Notre comportement est commun. Rien de plus normal. Après tout, nos difficultés et nos besoins ne sont pas considérés. Chéri(e) ne nous apporte aucun soutien. Bref, difficile de vivre heureux en couple quand chéri(e) a le « non » facile.

Se faire dire non, rien de plus frustrant, surtout quand notre demande est légitime. Oui, vouloir que votre partenaire s’occupe de bébé le temps de faire le dîner est tout à fait légitime. Surtout qu’à ce moment-là, chéri(e) se distrait sur Facebook. 😉 D’ailleurs, en passant, la répartition des tâches ménagères est un incontournable pour vivre heureux en couple.

Face au refus, nous ressentons agacement et exaspération. La question se pose : mais qu’est-ce qui cloche chez l’autre ? Mais si, pour amener notre conjoint(e) à la coopération, tout n’est qu’une question de formulation ?

Il faut savoir que certaines formes de demande ruinent complètement l’élan de votre partenaire à la coopération. Mettez le doigt sur l’erreur de communication qui vous empêche de vivre heureux en couple.

Petite réflexion. Observons-nous. Comment s’y prend-on pour demander un service ?

Supposons que notre demande est que notre conjoint(e) range les courses. Généralement, on s’entend dire plus ou moins :

  1. « Est-ce tu veux ranger les courses ? »
  2. « Est-ce que tu peux ranger les courses ? »
  3. « Range les courses. » ou pour les dictateurs parmi nous : « je veux que tu ranges les courses »
  4. « Je hais ranger les courses… » (nos yeux faisant des allez retour des paquets vers notre partenaire)
  5. « Jamais tu ne ranges les courses, je suis toujours le/la seul(e) qui s’y colle ! »

La formule qui suscite la participation de notre conjoint(e) fait partie de la liste. D’après vous, quelle la formule qui assure de vivre heureux en couple ? Le fait est que bien souvent, nous ne sommes pas habiles à demander. Dure d’obtenir de la coopération quand notre conjoint(e) se sent testé(e), forcé(e), ou manipulé(e).

On se rend bien compte que les deux nominées sont les formulations « veux-tu » ou « peux-tu ». Pour susciter l’envie d’aider, demander « veux-tu », c’est bien, opter pour « peux-tu », c’est mieux.

Pour vivre heureux en couple, commencez vos questions par « peux-tu »

Transformez chéri(e) en partenaire dévoué(e). Découvrez les 5 raisons d’abandonner la formule « veux-tu » et d’employer « peux-tu ».

1) Préserver le plaisir de demander

Aucun mystère là-dedans, pour obtenir quelque chose de l’autre, il faut demander. Impossible de vivre heureux en couple quand on ne formule pas nos besoins. Oui, c’est évident notre conjoint(e) ne lit pas dans nos pensées (à moins que vous ne sortiez avec Charles Xavier, de X-Men ;)). Le problème, c’est qu’à employer « veux-tu », nous risquons de perdre notre spontanéité à demander.

Opter pour le verbe vouloir, c’est avoir un faible pour le sadomasochisme. Hé oui, c’est courir le risque de malmener notre égo. En demandant « veux-tu m’aider », nos chances de réagir sur la défensive augmentent considérablement. Pourquoi ?

Nous demandons, « veux-tu m’aider ? ». Quand l’autre refuse, nous interprétons naturellement qu’il/elle ne veut pas nous aider. En utilisant le verbe vouloir, le refus est interprété comme un manque de volonté. Et même si notre partenaire nous explique avoir autre chose de prévu, nous interprétons malgré tout qu’il/elle ne veut pas nous aider.

Quand nous comprenons que l’autre ne veut jamais faire d’efforts, nous avons généralement deux réactions. Soit nous pestons, soit nous encaissons silencieusement. Nous apposons alors sur le front de notre conjoint(e) l’étiquette d’égoïste. Comment vivre heureux en couple avec d’aussi sombres pensées ? Au prochain besoin, nous anticipons le refus ou l’indifférence de notre partenaire. Résultat, nous demandons le service sur la défensive, sinon, nous ne donnons plus la peine de demander.

Finalement, la formule « veux-tu » met à l’épreuve notre ego. Nous interprétons un refus comme du rejet ou un manque d’amour à notre endroit. Bref, utiliser le verbe vouloir ne nous encourage plus à demander des services.

Préservez votre spontanéité à demander au fur et à mesure de nos besoins. Passer ses besoins sous silence mène tôt ou tard à la situation de couple en crise.

2) Notre partenaire se sent libre de choisir

Quand nous employons le verbe pouvoir, notre partenaire se sent libre de ses mouvements. En fait, utiliser le verbe vouloir revient à faire preuve de manipulation. La formule « veux-tu » équivaut à tester la bonne volonté de notre partenaire. Demander à l’autre s’il ou elle veut ranger les courses équivaut à tester sa dévotion. Nous disons, en fait, « est-ce que tu as assez de volonté, assez d’amour pour m’aider? »

Notre partenaire a le sentiment qu’une épée est suspendue au-dessus de sa tête. Il/elle se sent forcé(e) de dire oui, parce qu’autrement, son amour est remis en question. Notre conjoint(e) n’entend pas qu’on lui demande de ranger les courses. Il/elle entend « m’aimes -tu ou pas ? ». En fait, utiliser le verbe vouloir, c’est sous- entendre que si l’autre refuse, il/elle n’est pas à la hauteur dans la relation.

Quand notre partenaire entend « veux-tu », il/elle interprète cela comme une tentative de manipulation. Pensez-vous qu’on puisse vivre heureux en couple si l’un ou l’autre se sent manipulé ? En fait, si votre partenaire renonce à la dictature et refuse de vous aider, c’est tout simplement pour revendiquer sa liberté. Finalement, notre partenaire renonce à se faire manipuler et diriger.

Au contraire, quand nous utilisons « peux-tu », notre partenaire se sent libre dans une relation inconditionnelle. Il/elle sait que son amour est pas constamment mesuré et remis en question. Il/elle sait que nous l’aimons pour ce qu’il/elle est et non pas pour ce qu’il/elle donne. Bref, en privilégiant le verbe pouvoir, notre conjoint(e) est enjoué(e) et disposé(e) à nous aider. L’usage de ce verbe favorise le sentiment de liberté, indispensable pour vivre heureux en couple.

3) Notre partenaire saisit que nous sommes dans le besoin, non pas dans le reproche

En utilisant le verbe pouvoir, notre intention est limpide aux oreilles de notre conjoint(e). Il est évident pour l’autre que nous sommes dans le besoin. « Est-ce que tu peux, toi », sous-entend que moi, je ne peux pas. En fait, « veux-tu » laisse sous-entendre des reproches.

« Veux-tu faire la vaisselle ? Tu veux ou tu ne veux pas ? Si tu ne veux pas, ce n’est pas grave. Je suis habitué(e) à être celui/celle qui fait toujours tout. » Sur la défensive, il est donc tout à fait normal que notre partenaire ne soit pas motivé(e) à coopérer.

Notre partenaire flaire qu’on teste sa bonne volonté et qu’on se plaint de son manque d’implication. Résultat, au lieu de nous aider, il/elle se dit si tu crois que je vais jouer éternellement à qui aime le plus ou à qui fait le plus. Il est inacceptable pour notre conjoint(e) d’être testé(e).

Notre partenaire trouve injuste le fait d’être jugé continuellement, étant donné tous ses efforts pour soi-disant vivre heureux en couple. Surtout que nous le dévalorisons pour ses manques envers nous, sans jamais faire l’éloge de ses loyaux services.

L’être humain ne naît pas mauvais nous dit Gandhi. Notre partenaire a du plaisir à nous écouter et à nous aider. À conditions de ne pas se sentir à la barre d’un tribunal.

4) Notre partenaire apprécie que nous reconnaissions sa contribution

Tout partenaire a le souci d’être utile, voir indispensable à l’autre. C’est surtout le cas de l’homme qui apprécie se sentir le super héros de sa partenaire. Le fait d’employer le verbe pouvoir, c’est reconnaître verbalement que notre partenaire a la volonté de nous aider. Commencer par « peux-tu », c’est sous-entendre que nous avons conscience qu’il/elle nous aide quand c’est possible. Notre conjoint(e) apprécie notre tact !

Employer le verbe pouvoir, c’est donc reconnaître que s’il y a un refus, ce n’est pas par manque de volonté. C’est une preuve de confiance que nous offrons à l’autre. L’autre est l’homme ou la femme de la situation quand c’est possible.

Notre partenaire a envie de voler à notre secours quand nous nécessitons ce qui est en son pouvoir, c’est à dire sa force, ses connaissances, son habileté, son expérience. L’autre se sent utile. Bref, utiliser le verbe pouvoir, c’est reconnaître sa contribution au quotidien. C’est mettre en valeur ses compétences et son savoir. La formulation peux-tu est un sérieux coup de pouce pour vivre heureux en couple, vous ne trouvez pas?

5) Notre partenaire se sent respecté(e) dans ses possibilités

Répétons- le parce que c’est important, utiliser le verbe vouloir revient à remettre en question la bonne volonté de notre partenaire à notre égard. Dans ce cas de figure, nous sommes le nombril du monde. En fait, utiliser le verbe vouloir revient à donner peu d’importance à la disponibilité de notre conjoint(e). On lui demande simplement à l’autre de démontrer son amour. La vérité, c’est que sa disponibilité est le cadet de nos soucis.

Quand vous utilisez le verbe pouvoir, votre conjoint(e) interprète que sa disponibilité vous préoccupe. Vous sous-entendez que vous êtes conscient(e) s que votre partenaire a ses propres besoins, ses propres priorités. Bref, que vous respectez qu’il/elle ait une vie. Votre conjoint(e) se sent considéré(e) et respecté(e) dans ses possibilités.

Finalement, optez pour le verbe pouvoir est une astuce pour vivre heureux en couple. On augmente nos chances d’obtenir de la coopération. Cette formulation est bienveillante et stimulante. Utiliser le verbe vouloir est un moyen subtil et toxique de renvoyer l’autre à ses manques envers nous. Résultat, notre partenaire ne rangera jamais les courses.

Malgré tout, il se peut que votre partenaire persiste à vous dire non. Dans ce cas, bonne nouvelle, accepter le non, ce n’est pas sorcier 😉

Et vous ?

Obtenez-vous facilement la participation de votre partenaire ? Avez-vous des astuces de communication pour vivre heureux en couple ?

Agnès Emma du blog l’architecte du couple durable

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24 commentaires on Une astuce de communication pour vivre heureux en couple

  1. Sophie dit :

    Agnès, j’adore ton “PV” contre le veux-tu… c’est incroyable ce qu’une simple petite lettre peut faire comme dégâts dans une relation de couple 😉
    Passer du V au P, mais quelle excellente idée !
    On dit toujours que l’Amour inconditionnel ne s’attache pas et n’a pas d’attentes. Encore faut-il le traduire au quotidien… pas si facile.
    Je trouve que passer du veux-tu au peux-tu – simplissime dans les faits – est un grand pas vers exactement ça : pas d’attentes… dévastatrices si elles ne sont pas satisfaites. Autrement dit, c’est si tu peux, mais si tu ne peux pas, c’est OK.
    Je trouve que ce n’est pas uniquement celui qui se fait poser la demande qui “déstresse”, c’est aussi celui qui la pose parce que – de façon subtile – il élimine pour lui l’émotion négative du refus potentiel.
    Bravo et merci… dès tout de suite, j’applique ! D’abord pour moi… et aussi pour mon mari 🙂

    • Agnès Emma dit :

      Bonjour Sophie!
      Tu le dis très bien, passer du veux-tu au peux-tu mène à « moins d’attentes »… Nous démontrons ici que nous sommes sensibles à l’autre, à ses possibilités. Nous démontrons que l’amour est sans condition. Nous encourageons l’autre à nous dire non en fait :).

      En utilisant le verbe pouvoir « l’autre élimine l’émotion négative du refus potentiel », c’est exactement ça ! Merci d’exprimer autrement mais superbement les avantages à chérir le verbe pouvoir!

      Merci !

  2. surdeau dit :

    Bonjour,
    Encore un contenu d’article qualitatif !
    Au plaisir de lire le prochain article.
    Jérôme Surdeau
    http://www.topmincir.com

  3. MAMITINE dit :

    Bonjour à tous, il est vrai que le « tu peux ? » est beaucoup plus respectueux que le « tu veux ? » mais l’essentiel n’est-il pas dans le terme qui suit « s’il te plaît » dit avec douceur et qui fait ressortir tout l’Amour et/ou le respect que l’on ressent pour l’autre ?
    Bien amicalement,

  4. Agnès Emma dit :

    Bonjour Mamitine!

    Ce que tu dis là est très intéressant! Mais si on réfléchit bien, la formule  » s’il te plait » n’est pas indispensable pour susciter la coopération.
    « S’il te plait » cache les mêmes limites que le verbe vouloir. « Aide-moi, s’il te plait » revient à dire : « Si cela te plait, aide-moi ». Si tu ne m’aides pas, je considère que tu n’as pas de plaisir à m’aider?!

    C’est vrai, que « s’il te plait » est considéré comme une formule de politesse. Mais est-ce vraiment une formule efficace au fond? 1. « Peux-tu m’apporter une assiette, mon amour? » Ou bien, 2. « Peux-tu m’apporter une assiette, s’il te plait? » Personnellement, la 1 me convient. Qu’en penses-tu Mamitine?

    Agnès

  5. Je suis désolée de vous contrarier, je suis une jeune mamie célibataire, de France, qui a lu bcp de bouquins que vous plagiez, les John gray etc,
    Je pense que vous devriez etre honnètes, citer vos sources, inutile d’écrire plus de bouquins, tant ont été écrits sur la question, qui n’ont pas fait avancer bien desscouples, la solution? Bien souvent, la séparation dans le respect, la vie chacun chez soi épanouis, et pour les enfants? et bien ils continuent à avoir père et mère, hors mariages. Nous les femmes nous émancipons, nous pouvons bien sur tenter homme et femmes de nous approcher, mais ce n’est jamais aussi facile, que lorsque nous sommes fier de nous, responsable, autonome, donc ne vivant pas trop proche de l’autre.

  6. Agnès Emma dit :

    Bonjour Maryse,

    Ton commentaire m’étonne. Je n’ai pas lu les John Gray. Je lirai ce qu’il dit.

    Je ne pense pas que la séparation soit la seule solution pour un couple en crise. On peut apprendre à s’épanouir seul même si l’on est en couple. On peut apprendre à se responsabiliser et à devenir autonome au sein d’une relation.

    Mes conseils sont pour aider les amoureux à être heureux à deux, malgré les crises.

    Merci pour ton commentaire.

    Amicalement,

    Agnès

  7. Maryse Mazeres dit :

    vous cherchez des solutions sur la forme, et moi, pour avoir vécu une vie à tenter à vivre en couple, et à comprendre mes réactions, seule et vis à vis des autres, je fais le contact qu’il est impossible de vivre de facon authentique à deux. un prend toujours le dessus, les nombreux livres que j’ai lu font ce meme constant. mon ex mari fait le meme constat, il n’est pas arrivé à vivre tel qu’il est en couple, ni avec moi, ni avec un autre. Je pense que lorsqu’on est épanoui, heureux avec soi meme, la vie en couple ne s’impose plus du tout, bien au contraire. On fait le constant que les hommes se font servir, en couple, que la femme, meme si les choses évoluent doucement, les femmes sont bien les femmes de ménage du couple, et pas que, les secretaires, etc.
    Je suis pour les échanges de services, les moments partagés chacun chez soi, bien sur, il faut un budget, trop de couple sont ensemble pour des questions bassement matérielles, ou par incomplètude, par peur e la solitude, par peur du jugement de la société. Assumons nous, hommes et femmes, et tout ira mieux. J’ai élèvé notre dernier garcon seule la semaine, et j’ai pu apprécier le calme, l’absence de tiraillement, le garcon aussi a apprécié, et ses frères m’ont félicité d’avoir divorcé, tant il me voyait mieux, ils avaient compris pourquoi j’étais malheureuse avant, je pense que ce fut très formateur pour les trois, mais bien sur, parceque j’ai divorcé en parlant, en leur expliquant les manques de leur père, sans le maltraiter, alors que leur père ne savait pas parler, (culture familiale oblige), ne savait pas, et pensait que parler de facon contradictoire était violent, nuisible pour les enfants;

    • jean-louis dit :

      Bonjour Maryse!

      Je ne dirai pas que vous avez raison, ni même que vous avez tort, pourtant, votre propos me fait réagir.
      Nous avons tous des attentes différentes de la vie, des priorités différentes.
      Parfois, le divorce est nécessaire, parfois, un homme et une femme vivent en harmonie.
      ça ne veut pas dire que l’un ne fera pas plus que l’autre, mais je pense que dans la globalité, ça s’équilibre.
      Le ménage n’est, pour moi, absolument pas indispensable… et je reconnais que je le laisse faire.
      Du reste, quand je m’y colle, je me fais engueuler… parce que ma femme soupçonne que je fais exprès de mal le faire, ce qui est totalement injuste.
      Par contre, j’ai d’autres attentions qui, pour elle, ont tout autant de valeur.
      Nous partageons sur nos expériences, nous échangeons beaucoup… et nous regardons le monde dans la même direction.
      J’ai 3 enfants et j’ai 40 ans, nous sommes persuadés que nous allons certainement finir nos jours ensemble.
      Avant de se mettre en couple, il faut savoir s’accepter, vivre avec soi-même, sinon, vous allez toujours rechercher le même type de personnes… qui vous renverra toujours la pareille.

  8. martine dit :

    si on revient des courses avec un monceau d’achats à ranger, on devrait se dire tous les deux: « bon, il y a tout cela à ranger, moi je range la moitié de droite et toi la moitié de gauche » (ou le contraire)Il ne devrait pas y avoir de « veux » ni de « peux ». On a pas à demander , ni à supplier, ni à être dépendant(e) du bon vouloir de l’autre. Tous deux profiteront des achats? donc tous les deux les rangent! Si les achats concernent exclusivement Monsieur,(bricolage pour ses loisirs, vêtements masculins, livres personnels..) il les range. Si les achats concernent Madame: lingerie, bricolage pour les loisirs de Madame,) elle les range. Personne n’a à être la bonniche ni l’esclave de l’autre. Donc chacun bien volontiers et spontanément participent au rangement et ensuite on est heureux de se mettre à table, ou de prendre l’apéritif ou de faire une activité agréable en commun. Il n’y a pas eu la prise de tête de se demander tu peux ou tu veux et que juste parce qu’on lui tend la perche il choisira de dire « non » Si maintenant il faut prendre des cours de « zen attitude » pour parler à son conjoint le soufflé a le temps d’être retombé et l’omelette norvégienne fondue, ce qui risque de gâcher complètement la sympathique soirée qu’on aurait pu avoir. Si on mène une vie commune, spontanément et dans la bonne humeur on effectue les tâches en commun. Les jours ont 24 h. pour tout le monde, pas pour qu’un(e) se tape tout le boulot pendant que l’autre a les doigts de pied en éventail. Si c’est le cas, chacun reprend ses billes, et savourera de disposer pour soi du temps où il n’est pas l’esclave de l’autre. [email protected]

    • Agnès Emma dit :

      Bonjour,

      « si on revient des courses avec un monceau d’achats à ranger, on devrait se dire tous les deux: « bon, il y a tout cela à ranger, moi je range la moitié de droite et toi la moitié de gauche » (ou le contraire).Il ne devrait pas y avoir de « veux » ni de « peux ». On a pas à demander , ni à supplier, ni à être dépendant(e) du bon vouloir de l’autre.
      Tous deux profiteront des achats? donc tous les deux les rangent ».
      Bien sûr! Tu as raisons en théorie. En pratique, je doute que ça se passe comme ça dans la majorité des foyers. Le manque de participation ne signifie pas que l’autre nous considère comme son esclave. Ne nous emballons pas si chéri(e) ne range pas SES courses. Ne soyons pas de mauvaise foi. Parfois, on a autre chose en tête que les courses à ranger. Un petit soucis et on se perd dans nos pensées. L’autre oublie de ranger les courses. Alors , on requiert sa participation.

      « Personne n’a à être la bonniche ni l’esclave de l’autre. » Bien sûr, vous avez raison. Mais, vous ne demandez jamais rien à votre partenaire?

      Agnès

  9. Marina dit :

    Bonjour,

    sur ces points de V et de P, on peut discuter.

    A n’en pas douter la formulation et le verbe favorise la communication et la coopération.

    A n’en pas douter non plus,l’aide qu’on peut apporter à l’autre ou qu’on peut demander n’est pas une question de possibilités, ni de capacités dans l’absolu, même si parfois on peut être occupé, mais bien une question de bonne volonté.

    Croire que l’utilisation du verbe vouloir revient à mettre en question la bonne volonté du partenaire n’est qu’une interprétation, une perception et une croyance en effet.

    On peut aussi dire que le verbe pouvoir met en doute ses réelles capacités à le faire.

    Bien évidemment qu’il le peut ,mais seulement si il veut (bien).
    Il le veut parfois même quand, quelles qu’en soient les raisons, il ne le peut pas.

    Quant au fait que notre égo pourrait se sentit frustré dans ses attentes et interpréter un refus comme un manque d’amour,de manquement à ses engagements ou un manque de volonté à nous soutenir, je suis d’avis de le mettre en veilleuse.

    D’accord c’est pas facile, je reconnais; il est aussi important dans la communication d’apprendre à accueillir un refus sans se sentir rejeté, ni exclu, en développant une réelle autonomie, indépendance psychologique et émotionnelle.

    C’est aussi ça, respecter et faire en sorte que l’autre se sente respecté dans sa liberté.

    Même en couple, faut savoir parfois tracer sa route, son chemin seul .C’est indispensable et ça donne de l’espace pour laisser la relation respirer, sans y mettre trop de pression dans les attentes.

    cela ne veut dire que l’on ne doive pas exprimer ce que l’ on ressent face à certains comportement

    Si il refuse,c’est que , quel qu’en soit la cause, il ne peut pas répondre favorablement. Il n’est pas bien disposé ou disponible. On peut bien comprendre ou chercher et accepter en toute sérénité.

    Il est évident que si la situation dure déjà depuis un moment et persiste, c’est qu’il y a un réel problème de communication que ni le peux ni le veux ne peut suffire à rétablir.

    Personnellement, j’utilise la formulation suivante où la bonne volonté de mon partenaire est induite comme infuse:

    en ajoutant l’adverbe bien à vouloir, je ne dis pas : Veux tu ranger, faire ceci ou cela ?

    mais: Tu veux bien m’aider ?
    et çà marche dans la plupart des cas.

    j’ai testé et mis en application les recommandations de John Gray dans « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » je crois.ou le suivant.
    Et justement, il s’est appliqué dans je ne sais trop combien de pages à dire exactement l’inverse de ce qui est préconisé dans cet article.

    A qui le veut,le peut.

    Bien à vous.

    Marina.

    • Agnès Emma dit :

      Bonjour Marina!

      « A n’en pas douter non plus, l’aide qu’on peut apporter à l’autre ou qu’on peut demander n’est pas une question de possibilités, ni de capacités dans l’absolu, même si parfois on peut être occupé, mais bien une question de bonne volonté. »
      Bien sûr, quand on demande un service, l’autre doit VOULOIR le faire. Quand on demande si chéri(e) PEUT nous aider, on dit préalablement que nous savons qu’il veut. Par le verbe vouloir nous disons qu’il ou elle doit avant de nous répondre, considérer ses besoins avant les nôtres.

      On laisse à l’autre la liberté de décider. Mais demander si chéri(e) VEUT nous aider revient à vérifier sa bonne volonté. Imaginons deux situations. Pour un couple harmonieux, l’utilisation du verbe vouloir est relativement efficace. Dans une situation de couple en crise, c’ est irritant. Parce que les partenaires anticipent les reproches.

      « Croire que l’utilisation du verbe vouloir revient à mettre en question la bonne volonté du partenaire n’est qu’une interprétation, une perception et une croyance en effet.
      On peut aussi dire que le verbe pouvoir met en doute ses réelles capacités à le faire. »
      Dans les deux cas tu as raisons. D’emblée, il y a des perceptions et des croyances dans les deux cas. C’est donc un sujet intéressant.

      « Bien évidemment qu’il le peut ,mais seulement si il veut (bien). »
      Je ne suis pas d’accord. On a tous des besoins. Il ne peut pas forcément. Dans l’article, on trouve une requête portant sur la vaisselle. Mais, il faut voir plus loin. J’ai besoin d’un transport. J’appelle mon conjoint. Je lui demande « veux-tu venir me chercher? » ou encore comme tu le propose « tu veux bien venir me chercher? ». Oui, il le veut, mais il ne peut pas forcément. Il a autre chose à faire. Par gentillesse, il dira oui. Mais il est occupé avec son frère. Au fond, il ne peut pas. Avec le verbe pouvoir, je suis convaincue que l’on vérifie les propres besoins de son ou sa partenaire.

      « Quant au fait que notre égo pourrait se sentir frustré dans ses attentes et interpréter un refus comme un manque d’amour, de manquement à ses engagements ou un manque de volonté à nous soutenir, je suis d’avis de le mettre en veilleuse.
      D’accord c’est pas facile, je reconnais; il est aussi important dans la communication d’apprendre à accueillir un refus sans se sentir rejeté, ni exclu, en développant une réelle autonomie, indépendance psychologique et émotionnelle. »
      Je suis tout à fait d’accord avec toi, il faut savoir grandir et accepter les refus. Mais P reste une formulation préventive.

      Dans l’article, je propose de privilégier un des verbes. Mais je n’ai pas suggérer une formulation. Si on utilise le verbe V tu as raison. « Tu veux bien m’aider ? » est franchement mieux que « veux-tu ».

      « A qui le veut, le peut. », encore une foi, je ne suis pas d’accord. Je t’aime. Je voudrais tout faire pour que tu sois heureux. Mais je ne peux pas tout faire pour toi. Parce que j’ai des besoins aussi. 😉

      Merci Marina pour cet échange de qualité

      Agnès

  10. Maryse Mazeres dit :

    Ecoutez, je souhaite ne plus recevoir vos commentaires, mais comme je ne parviens pas à me désabonner, jusqu’à ce que vous le fassiez pour moi, je vous répèterais, ce que je ressens à la lecture,
    que vous etes des jeunes bien écervelés, nous sommes deux à etre intervenues en vous le disant, nous avons toutes les deux 60 et 70ans, et bien des tentatives derrière nous. j’oublie, vous souhaitez aussi faire du business avec le doute des gens, plutot que de leur dire, et cela je ne le vois jamais, le couple sous le meme toit n’est pas la seule solution.
    surtout que vous ne parlez jamais d’enfant, et là, je vous assure cela se corse encore, j’en ai élevé trois. Bien des couples n’auraient jamais du se mettre en ménage, mais rester chacun chez soi, Est ce si « choking », par chez vous, cousins, y a t il a ce point pénuries de logements?
    Un de mes correspondants quèbecquois de mon age, rencontré sur un site de rencontre, me disait qu’en aucun cas, il cohabiterait, mais qu’il aimerait bien trouver une partenaire vivant proche de chez lui, et qu’il s’était fait proprement harponé quand il avait annoncé sa conception de la vie amoureuse à des voisines au quebec.

    Alors, oui, il y a des gens qui ne supportent pas de faire des consétions toute leur vie, des gens qui n’aiment pas le mariage, et qui sont bien heureux seul chez eux, qui savent tout gèrer, qui sont des grands, sans peur du noir.
    ce fut mon cas, mais j’ai tenté la cohabitation, qui m’a bien rapidement été douloureuse, jusqu’à devenir insupportable, que j’ai rompu au bout de 20ans, avec trois enfants, deux suffisament grands pour partir, et un que j’ai gardé avec moi, pas trop loin de son père.

    voilà vous voyez un peu plus loin, que les p et v, ou que les chéris etc; sortez de votre discours bisounours, et surtout, désabonnez moi, vous m’horripilez.

    Maryse Mazeres

  11. kategriss dit :

    Hmm, ça fait très longtemps que j’ai lu du John Gray mais il me semble qu’il dit le contraire par rapport à cet article.
    Il écrit d’utiliser le voudrais/veux-tu plutôt que le peux-tu.

    Pourquoi ? (si je me souviens bien)
    Car le verbe « pouvoir » veut dire « avoir la capacité de » et quand on demande « peux-tu faire la vaisselle » ou « peux-tu sortir les poubelles » et bien le partenaire a la capacité de le faire donc il pourrait. Ça ne lui laisse donc pas le choix.

    Par contre quand on demande « veux-tu faire la vaisselle » ou « veux-tu sortir les poubelles » et bien là, le partenaire peut CHOISIR de le faire ou pas.

    Après bien sûr ton article fait une analyse différente, surtout par rapport à nos propres réactions (veux-tu > volonté donc s’il ne veut pas c’est pas bien et nous sommes frustrés etc.).

    Egalement… je n’ai pas (encore) remarqué comment c’était chez moi, haha.

    • Agnès Emma dit :

      Bonjour Kategriss!
      Oui! Tu soulèves un point très intéressant. L’article fait aussi une analyse des impacts de ce verbe sur celui qui l’utilise. On peut se demander alors… est-ce qu’on accepte les refus? Est-ce que l’on considère véritablement les besoins de l’autre? Etc.

      Oui, le verbe pouvoir PEUT être considéré comme un test des possibilités. Mais on peut tout aussi dire que le verbe vouloir est un test de la bonne volonté. D’ailleurs, le fait remarquer Marina. Sur le long terme, je suis persuadée que les relations de couple se détériorent suite à un sentiment d’oppression, entre autres. Sophie apporte un élément très important. L’autre doit savoir ce que signifie le p. Je dois lui dire l’intention derrière le mot. Je veux que l’autre s’interroge sur ses besoins personnels , avant de considérer les miens. Je sais que chéri(e) a la bonne volonté. Mais pour rien au monde, je veux qu’il me fasse plaisir avant de se faire plaisir. Je veux que chéri(e) traverser la route pour me rejoindre. « Est-ce que tu veux venir? » Super, viens. Ne fais pas attention aux voitures (tes besoins) qui roulent à vive allure.

      Merci Kate pour ta participation 😉

  12. Sophie dit :

    Incroyablement passionnant !
    J’adore les discussions sur la langue française. Les mots sont TELLEMENT importants, sous des airs parfaitement innocents, ils peuvent taper très dur. Mais, parce qu’il y a un mais, ils ne tapent dur que là où ça fait mal, là où il y a une faille… les mots sont porteurs de sens et ce sens se téléscope avec toutes les émotions – quasiment toutes subconscientes – et le vécu de celui qui les reçoit.
    Je vois dans cette discussion que rien ne déroge à la règle : l’autre ne me renvoie que des choses qui m’appartiennent, sinon, cela ne me fait ni chaud ni froid. L’autre me touche là où j’ai besoin d’être touché/e. Et les mots font des flèches ou des caresses de grande qualité pour venir me parler de moi.
    Alors mettons dans nos mots une intention consciente, car même s’ils sont utilisés avec maladresse ou ignorance, l’énergie qu’ils porteront saura faire sa route au plus profond de l’autre.

    • Agnès Emma dit :

      Bonjour Sophie,
      Merci d’avoir pris le temps de donner votre avis.
      Vous l’avez très bien dit, les mots « ne tapent dur que là où ça fait mal ». Il y a des malentendus qui se font sans cesse. « Mettons dans nos mots une intention consciente ». Mr gray préconise le V plutôt que le P. Ici, on discute des limites du verbe pouvoir. L’autre doit sentir que nos besoins ne passent pas avant les siens. L’autre doit comprendre que nous respectons ses priorités. Oui, le verbe pouvoir peut être perçu comme un test des capacités physiques. Mais ce n’est pas le cas. C’est une invitation à se soucier d’abord de ses besoins personnels. Merci pour ton commentaire. Je réalise une chose très importante. Je dois être clair avec mon conjoint. Il doit avant tout respecter ses besoins. C’est indispensable pour comprendre notre intention à travers le verbe pouvoir. Grand merci Sophie.

  13. Merci pour cet article Agnès !

    Ce genre d’astuces facilite la vie, il suffit de faire un micro-changement dans nos demandes pour changer les choses !

    Un livre intéressant sur la communication, notamment au sein d’un couple, est Cessez d’être gentil soyez vrai ! de Thomas d’Ansembourg.

    N’oubliez jamais de réfléchir à vos actes et paroles, incluez le ressenti de l’autre dans votre équation ! 🙂

    • Agnès Emma dit :

      Oups, petite maladresse.J’ai manqué de répondre à ton commentaire 😉 Ma réponse est ci-dessous 😉 Merci encore Benjamin!

  14. Agnès Emma dit :

    Bonjour Benjamin!

    Tu as raison, un rien change tout! Pourtant ont dit souvent que la vie de couple est compliquée. 😉 Thomas d’asembourg m’influence énormément! J’ai lu son livre, mais il est à lire et à relire ;). Merci pour avoir fait valoir ton point de vue sur l’article!
    Agnès

  15. Nathalie dit :

    J’ai des amis belges qui ne se compliquent pas tant la vie entre vouloir et pouvoir. Ils disent savoir à « toutes les sauces ». Sais-tu m’aider pour ceci ou cela » et à table : « Sais-tu me passer le sel ? »

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