Note : cet article est une traduction de l’article How to Build an Empire de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

CheminIl y a des moments où je vois les entreprises florissantes que d’autres ont bâti et je veux instantanément créer personnellement le même genre de succès.

Je veux bâtir un empire. Je veux créer une start-up. Je veux créer un podcast à succès, ou une chaîne YouTube, ou une conférence live – quel que soit le succès qu’obtient quelqu’un d’autre, je le veux aussi.

Je peux instantanément imaginer ce succès arriver, et c’est excitant. Je ressens une sorte d’accomplissement. J’ai en tête un empire fantasmé, et je le veux !

Donc je commence à planifier ce nouvel empire : à quoi ressemblera-t-il ? Quel genre d’équipe est-ce que je constituerai ? Quel est notre manifeste, nos valeurs-clés, notre histoire ? Comment est-ce que je passionne, enchante et excite ma communauté ?

C’est la malédiction de voir les autres prospérer. Vous vous accrochez à un fantasme, et vous le voulez. Alors le doute s’insinue quant à vos possibilités de réussir, et soit vous abandonnez parce que vous ne pensez pas être à la hauteur, soit vous dépassez votre incertitude pour fantasmer le succès de quelqu’un d’autre.

Heureusement je l’ai fait suffisamment de fois pour bien connaître ce schéma. Donc je respire, et je deviens plus conscient de ce sur quoi je décide de passer mon temps.

Je me demande :

Qu’est-ce qui nourrit ce fantasme ? D’où vient-il ?

Si je suis inspiré par le succès de quelqu’un d’autre, est-ce par jalousie ?

Est-ce que je sais à quoi ressemble vraiment leur succès, derrière le rideau, ou est-ce que je n’en vois que les bons côtés ? Est-ce que cette personne est vraiment aussi passionnée et heureuse que je peux le penser, ou est-ce simplement mon imagination ?

Est-ce que j’imagine seulement le début, où je lance un nouveau projet génial, et où tout est amusant et excitant ? Ou est-ce que je pense aussi au milieu, là où les choses paraissent mornes, où les doutes vous donnent envie d’arrêter et où tout semble compliqué ?

Est-ce que j’irai mieux après avoir bâti ce succès, ou est-ce que je me sentirai globalement le même ? Est-ce que cela m’apportera une sensation d’épanouissement, ou est-ce un simple boost d’ego ? Est-ce que les gens qui ont bâti des empires se sentent vraiment heureux, ou est-ce qu’ils sont emplis de peurs, de doutes, d’anxiété ?

Est-ce vraiment ma mission, ou est-ce que je me laisse sortir de piste parce que j’ai des doutes quant à ma mission, ou parce que les choses sont difficiles ?

D’où est-ce que je tire mon bonheur ? Du succès ? Ou mon bonheur est-il disponible dès maintenant, au prix de la disparition de mon fantasme et de la réalisation de ce qui est déjà là ?

Et donc je respire, et je laisse aller.

Comment bâtir un empire ? Vous vous débarrassez du fantasme, et vous vous concentrez sur la véritable mission de votre vie. Et si vous ne savez pas quelle est votre mission, alors c’est cela votre mission, le découvrir.

Comment bâtir un empire ? En servant. En vous connectant aux autres et en vous préoccupant d’eux. En aidant les autres à bâtir leur empire. En voyant que l’empire qui compte vraiment est déjà là, à cet instant, dans votre corps, dans tout le bien qui vous entoure, dans ce qu’il y a de bon chez les autres. Cet empire ne peut pas vous être enlevé, il ne s’écroulera jamais, et il vous comblera.

Vous bâtissez un empire en laissant aller tout ce qui ne compte pas, les fantasmes, et en voyant ce qui est là en ce moment. Puis en agissant par amour.

Crédits photo : © RATOCA – Fotolia

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2 commentaires on Comment bâtir un empire

  1. Gaelle dit :

    ça va, je ne connais pas cette envie, et n’ai donc aucun soucis de cet ordre à devoir gérer 😉
    Mon empire c’est ma vie au quotidien, et le bonheur de vivre sereinement à la campagne, sans voisins, entourée d’animaux heureux.
    🙂

  2. Bénédicte dit :

    Cet article soulève des questions majeures sur nos aspirations de vie, je me sens toujours entre deux eaux, l’accueil de ce qui est déjà là, qui est parfait, et le désir de toujours plus. Mais c’est vrai trouver sa mission de vie, sa raison d’être permet d’être pleinement soi.

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