Note : cet article est une traduction de l’article Staying Motivated to Work on the Road de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Travail-voyageCela fait deux semaines que j’ai commencé ma grande expérience de voyage et je suis heureux de rapporter une majorité de succès !

Mes plus grands succès ont été de travailler tous les jours, et de faire de l’exercice tous les jours. J’ai aussi médité tous les jours, même si ce n’étais pas autant qu’à la maison. J’ai (globalement) évité de surmanger en essayant de m’arrêter avant d’être trop plein, ce qui est une grande victoire pour moi en voyageant, même si je n’ai pas réussi à chaque repas. Cela aide vraiment de vivre cela pour m’aider à être conscient.

Aujourd’hui j’aimerais partager certaines choses que j’ai apprises sur le fait de travailler sur la route, ce qui peut être difficile. J’ai réussi, mais surmonter le manque d’énergie pour travailler a été un défi intéressant.

Par le passé, je faisais tout mon travail avant de voyager, pour pouvoir me concentrer totalement sur le fait d’être présent pendant le voyage, et ne pas me soucier du travail. Mais c’est vraiment difficile, et j’ai décidé qu’il était plus tenable de pouvoir travailler en voyageant. Donc je n’ai volontairement pas travaillé en avance, pour être forcé de faire mon travail pendant le voyage.

Mon plan : Me réveiller avant les enfants, aller au café, et faire l’équivalent d’une heure de travail avant de partir comme tous les jours nous promener et explorer une ville étrangère ensemble.

Comment cela a fonctionné jusqu’ici : Je ne suis allé au café que les premiers jours. Il s’est avéré que cela prenait trop de temps d’aller au café, de travailler pendant une heure, puis de revenir. Donc je me suis réveillé assez tôt et j’ai fait mon travail pendant que les enfants se préparaient. C’est un peu distrayant, car toute l’activité chaotique de six enfants et d’une femme qui se préparent peut être bruyante et animée, mais j’ai pu faire mon travail malgré cela. J’avais moins d’énergie, parce que nous avons énormément marché, mais j’ai également surmonté cet obstacle.

Voici ce qui a fonctionné pour moi :

  1. Ne pas me laisser le choix. C’est difficile quand nous disons « Est-ce que je fais cela maintenant ou pas ? » puis que nous réalisons que nous avons des tas d’autres options, comme jeter un œil aux réseaux sociaux ou lire les nouvelles ou envoyer des photos aux gens ou regarder des photos de robots ou de chats en ligne. Ce qui a fonctionné pour moi est de me dire que je n’avais aucune autre option. Je vais faire ce travail, c’est non-négociable, tout comme je dois faire mes devoirs fondamentaux de parent, sans me poser de questions. J’ai ressenti la tentation de décrocher, mais ensuite je me suis débarrassé de cette tentation et je m’y suis simplement mis. Me laisser le choix aurait mené à de piètres résultats.
  2. Avoir un défi pour rendre des comptes. Cette grande expérience de voyage, que j’ai publiquement annoncé à vous tous il y a deux semaines, a été très utile. Je sais que je vais vous faire des rapports, et je ne veux pas rapporter un échec complet. C’est utile majoritairement parce que cela me rappelle d’être conscient de mon envie de rationaliser ou d’abandonner. Je pense que nous avons tous ces envies et ces rationalisations, mais nous ne réalisons généralement pas l’effet qu’elles ont – nous les suivons simplement inconsciemment. Ce défi me force à réaliser ce que je fais, et à faire un choix conscient.
  3. Avoir des gens qui attendent mon travail. Cela m’aide vraiment de vous avoir, mes merveilleux lecteurs, qui attendez mes articles de blog et m’écrivez régulièrement. Je suis profondément conscient de cette attente envers moi, et je n’aime pas laisser tomber les gens. Donc je fais le travail, sans me laisser le choix.
  4. Finissez ce que vous avez à faire, puis n’y pensez plus. Quand nous sortons nous promener, visiter les lieux et goûter les délicieux plats végétaliens, je n’ai pas envie de m’inquiéter du travail que j’ai à faire. Donc une de mes motivations pour finir mon travail est de ne pas avoir à y penser plus tard. Cela me permet de rester concentré : je ne m’accorde qu’une heure environ pour faire mon travail, donc je ne peux pas glander. Je dois être sur ma tâche, précis, finir le travail, et ensuite j’ai le luxe de ne pas penser au travail pour le restant de la journée.

Donc c’est ce que j’ai fait, mais je ne prétends pas que tout s’est passé « parfaitement ». J’étais fatigué et paresseux, j’ai été malade quelques jours (rien de grave, juste une fièvre), et parfois nous nous précipitions dehors parce que nous ne voulions pas manquer un départ tôt dans la journée. Donc il y a une tentation d’oublier le travail, mais je sais que cela ne serait pas bon. Donc j’essaye de faire le travail de toute façon.

Je pense que les choses que j’ai apprises à propos du fait de travailler en voyageant devraient s’appliquer également au travail en-dehors des vacances. C’est incroyable ; je suis capable de faire presque tout mon travail habituel en moins de temps tout en voyageant, ce qui me montre que je glande peut-être un peu quand je suis à la maison. Une super prise de conscience !

Crédits photo : © Fer Gregory – Fotolia

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