Note : cet article est une traduction de l’article Letting Go of the Need for Control de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Chemin de vieUne des (nombreuses) choses pour lesquelles je lutte dans ma vie est de vouloir sentir que je contrôle la façon dont les choses se déroulent – un voyage que je fais, un projet sur lequel je travaille, la façon dont mes enfants évoluent.

Souvent, ce n’est pas une façon d’être très utile.

Pour commencer, je ne pense pas que nous pouvons vraiment avoir le moindre contrôle sur le déroulement des choses. Nous pourrions penser que c’est le cas, mais les choses se passent-elles souvent de la façon que vous avez prévue ? Je sais que ma vie est une série de résultats inattendus, malgré mes meilleures intentions d’atteindre certains objectifs. Même les objectifs que j’atteins s’avèrent très différents à l’arrivée de ce que j’avais prévu au départ.

En plus, j’ai trouvé que quand je veux contrôler le résultat des choses, je deviens plus anxieux, plus tendu. Je suis moins heureux de la façon dont les autres gens font des choses, moins heureux de moi-même, moins détendu sur le moment. Mes relations en souffrent, et je suis moins heureux. Pas bon.

Mais quelle est la réponse ? Eh bien, ce que j’ai découvert est que je ne peux pas m’arrêter de vouloir contrôler les choses. Je ne peux pas mettre fin à l’envie de contrôler les résultats qui monte en moi. Je ne peux pas contrôler.

Donc je dois simplement remarquer ce désir de contrôler les choses, et laissez l’envie arriver. Rester simplement assis et voir l’envie, la sentir, être avec elle.

Je n’ai pas à agir. Je peux simplement rester assis.

C’est plus facile à dire qu’à faire, comme je l’ai découvert. Mais j’essaye de m’entraîner :

Je peux voir l’envie simplement comme une autre envie, pas comme une chose que je dois suivre. C’est une suggestion de l’enfant qui est en moi, pas un ordre.

Ensuite, je me tourne vers le moment et je vois la beauté de ce que j’ai en face de moi. De la situation toujours changeante dans laquelle je suis. Il y a de la joie dans cette situation, même si on ne peut pas la contrôler.

Je n’ai pas besoin de contrôler les choses pour les apprécier. Je peux simplement laisser les choses se produire.

Ceci dit, je passe quand même à l’acte. Je fais quand même mon travail (comme je le fais maintenant), je travaille quand même avec des gens, je me balade quand même au hasard quand je suis en voyage, je cherche quand même des informations concernant l’endroit où je suis parce que je suis curieux.

Mais l’action n’est pas nécessairement le contrôle du résultat. Je peux avoir comme intention de faire quelque chose de bien, plein de compassion, utile, sans savoir si les choses vont se dérouler de la façon que j’espère. J’ai une intention, j’agis, mais je ne sais pas comment les choses vont se passer.

Et c’est bien. C’est parfaitement bien de ne pas savoir.

J’agis, et je crois que les choses vont bien se passer, même si je ne sais pas quel pourrait être le résultat.

J’ai confiance.

C’est le choix : je peux choisir d’essayer de contrôler le résultat, ou je peux croire en l’instant.

Je choisis de croire.

Crédits photo : © freshidea – Fotolia

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5 commentaires on Se débarrasser du besoin de contrôler

  1. Carole dit :

    L’action n’est pas forcément le contrôle du résultat : cela est particulèrement vrai dans l’éducation.
    Si votre enfant, en particulier à l’adolescence, prend un chemin différent de celui dont vous rêviez pour lui, inutile de l’entraver au risque de le braquer. Mais veiller à ce qu’il ne se mette pas en danger en parlant avec lui, même si vous n’êtes pas d’accord avec ses choix.
    Personnellement, je ne rêve de rien de spécial pour mes enfants, à part qu’ils arrivent à trouver leur voie et à bifurquer au besoin.

  2. Rodolphe dit :

    dur dur de laisser passer le besoin de contrôler. Du self control!!! finalement 🙂
    Encore une autre forme de contrôle!
    Perso j’utilise une bonne technique:
    je complimente.
    Dès que j’ai envie de contrôler, je commence par complimenter.
    La personne qui est complimentée, si elle doit me faire un reporting, le fera volontiers au cours de sa conversation. Si elle ne le fait pas, c’est que ce n’est pas le moment!
    J’agis, et ça me passe l’envie de contrôler.
    🙂

  3. mona dit :

    Bonjour,
    personnellement, je ne suis pas d’accord avec Léo, restée sans rien faire et attendre, attendre quoi exactement !!! il faut agir quand meme, j’ai lu que le fondateur de face book, travaille plus de 60 heures par semaine, on y arrive pas comme ca, sans travail, il faut de la perseverance de l’effort de la patience, du reve, du savoir aussi
    ce sont les moyens pour atteindre nos objectifs
    merci a tous
    mona

  4. Philippe dit :

    Agir et faire confiance à dame nature .

  5. Violaine dit :

    Il ne faut pas seulement agir pour réussir ou obtenir un résultat. il faut aussi agir pour l’action elle-même. Dans nos actes, et surtout les plus anodins (le train-train quotidien) être présent à ce que nous faisons.

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