Cet article invité a été rédigé par Caroline du blog Moi, parent bienveillant.

“Comment être bienveillant avec mon enfant sans perdre mon autorité?”, me dit un jour ce papa, inquiet de “perdre le contrôle” sur son enfant (“déjà que ma femme se laisse marcher sur les pieds par mon enfant…”).

Voilà une question plutôt posée par les pères.

Ils ont l’impression que “bienveillant” rime avec “laxiste”, “mou”, ou encore avec  “bisounours”. Comme si c’était réservé aux mamans. Ils ont envie de “garder le contrôle” quand leur enfant “part en vrille”, mais n’aiment pas devoir crier et sévir (parce que bon, quand même, ce sont des papas 2.0 du 21ème siècle, et on ne trouve de toutes façons plus de martinets dans le commerce).

Je vous propose donc 10 attitudes du parent bienveillant, pour ces super papas qui s’ignorent (c’est valable pour les mamans aussi bien sûr).

Mais tout d’abord, il me semble indispensable de vous rappeler que vos enfants sont comme des voitures dont vous seriez la pompe à essence. Jusqu’à l’adolescence ils ont de très petits réservoirs et ils ont besoin de refaire le plein très souvent.

station essence

Photo gagnonm1993

Pour bien fonctionner, ils ont besoin de vous. De leur maman, et de leur papa. Ils ont besoin de votre amour bien sûr, mais aussi de tous vos gestes, de toutes vos paroles, de tous ces temps passés avec vous. Parce que c’est avec vous (les autres adultes aussi, bien sûr, mais dans une moindre mesure) qu’ils vont apprendre le monde, et comment se comporter dans ce monde. Ce sont vous, les parents, qui leur apprenez à marcher, à parler, et qui instaurez les premières règles de vie en communauté: on ne saute pas sur le canapé, on ne mange pas avec les doigts, on n’écrit pas sur les murs, on ne tape pas les autres enfants…

Leur cerveau est en pleine construction, pour n’atteindre sa pleine maturité que vers l’âge de 25 ans (oui, oui, vous avez bien lu).

Et la bienveillance des parents est fondamentale pour que cette construction soit optimale et solide (personne ne veut que son enfant devienne un adulte dépressif, ultra-timide, bourré de complexes ou encore incapable de trouver un boulot stable par manque de compétences relationnelles…). J’ai d’ailleurs listé sur mon blog les 7 bonnes raisons de devenir un parent bienveillant.

Ah, et, un “détail”: un enfant qui va bien dans sa tête, qui se sent aimé et dont les besoins sont satisfaits… est un ange de coopération. Il connaît les limites du cadre posé par ses parents, les teste parfois pour être sûr (ou lorsqu’il est temps de les faire grandir avec son âge), mais globalement il n’a pas besoin d’un parent “autoritaire”!

Alors allons-y pour ces 10 attitudes du parent bienveillant:

1. Mettez-vous à sa hauteur

Chaque fois que vous devez consoler ou recadrer votre enfant, mettez-vous à sa hauteur: accroupi, à genoux, assis en tailleur, et au contact: une main sur son épaule, ou vous prenez l’enfant sur vos genoux.

Votre enfant doit pouvoir observer votre visage, votre posture, en plus d’entendre votre voix et votre ton.

Pour prendre une image, imaginez que votre chef vous crie depuis son bureau alors que vous êtes dans le bureau d’à côté: quel que soit le message, il sera mal perçu. En revanche, s’il vous invite dans son bureau, et prend le temps de vous dire ce qu’il a à dire, en écoutant ce que vous avez à répondre, il y a de meilleures chances que son message soit entendu.

Donc: on crée de la proximité avec son enfant. On se met à sa hauteur, on pose une main sur lui, on lui parle avec attention et on l’écoute.

enfant parent

Photo taniadimas

2. Ralentissez

Chaque fois que vous pouvez, laissez du temps à votre enfant. Le temps de faire tout seul, le temps de vous “aider”, le temps de jouer, le temps de rêvasser ou de vous raconter cette histoire invraisemblable qui lui est arrivée.

temps de qualite

photo ambermb

Le matin, mettez le réveil plus tôt s’il le faut, pour être prêt avant et pouvoir être disponible pour votre enfant.

Le soir, préparez les affaires du lendemain pour avoir ça de moins à faire le lendemain matin.

Le WE et les vacances, limitez les sorties, les activités. Les enfants ont besoin de faire des choses avec leurs parents, mais ces choses peuvent être toutes simples: cuisiner (faire cuire des pâtes et un steack hâché, c’est déjà un beau challenge quand on a 8 ans), bricoler (oui, votre fille a besoin de savoir que ce “machin” s’appelle une clé à molette), faire le ménage (mes garçons de 3, 5 et 8 ans se battent pour savoir qui passera l’aspirateur et nettoiera les vitres), jouer à des jeux de société…

3. Soyez disponible

Nos vies nous laissent peu de temps avec nos enfants; je lisais l’autre jour, dans l’excellent livre “La science au services des parents” de Margot Sunderland, dont j’ai fait la chronique sur mon blog, qu’en moyenne, les enfants passaient 21h par semaine devant la télé contre 38 minutes de temps qualitatif avec leurs parents 1 !

Je suis sûre qu’on peut faire mieux que ça. Pour cela, il faut être disponible pour lui.

En semaine, posez le smartphone ou la tablette à l’entrée dans la maison et oubliez-le jusqu’au moment où ils sont couchés (vous me remercierez quand ils seront ados et que vous lutterez pour les décrocher de leur nouveau doudou numérique). Les enfants apprenant par l’exemple, c’est le meilleur moyen d’obtenir, plus tard, qu’ils ne restent pas eux-mêmes scotchés à leur smartphone au lieu d’échanger avec vous.

Idem: éteignez la télé, qui vous empêche d’être disponible pour les très courtes heures dont vous disposez avec votre enfant.

Imaginez que vous êtes en réunion avec votre client le plus important : pas d’interruption téléphonique, pas de télé, vous êtes tout à ce client! Alors pourquoi n’offririez-vous pas la même qualité d’attention à votre enfant?

Calculez le temps que vous passez chaque jour avec votre enfant, comptez les minutes où vous pouvez être pleinement disponible pour lui: le téléphone, la tablette et la télé peuvent attendre!

Quant au WE, si vous passez un moment de qualité avec votre enfant, à rire, jouer, lui lire une histoire (ou 10!), il est probable qu’il va, à un moment, jouer tout seul calmement. Vous aurez alors du temps pour vous! Parfois, 15 minutes de temps pour lui peuvent vous assurer 30 minutes voire 1 heure de tranquillité ! Le secret: il faut donner d’abord.

4. Préservez votre sommeil

Impossible d’être bienveillant si on est en manque chronique de sommeil. D’ailleurs, une étude2 a montré que dès 7 jours de manque de sommeil, ce sont plus de 700 gènes qui commencent à moins bien fonctionner (en plus de vous faire vieillir plus vite).

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Habitudes zen pour adolescents

Alors ça doit être votre priorité. Si vous êtes réveillé par un petit qui ne fait pas ses nuits, ou par un lève-tôt (j’ai les 2 à la maison!), couchez-vous plus tôt pour regagner de précieuses heures de sommeil.

Jusqu’à ce qu’il dorme pour de bon, alternez les “nuits de garde” et les “grasses matinées”: une nuit maman dort et papa se lève, la nuit suivante c’est l’inverse.

Chaque fois que vous pouvez, siestez! Oui, au bureau ce n’est pas toujours facile. Mais le WE, sieste ou temps calme pour tout le monde!

sieste

photo Hans

Supprimez aussi le café à partir d’une certaine heure (moi, c’est dès le repas de midi!) pour éviter de vous trouver pleinement éveillé à 2h du matin… et les yeux rouges et bouffis à 7h.

Et si vous êtes les heureux détenteurs de cet outil fabuleux pour la parentalité que sont les papis et les mamies, pas trop loin de chez vous, n’hésitez pas à les solliciter pour vous octroyer quelques grasses matinées salvatrices pour votre humeur (et pour votre cerveau, et pour votre santé).

5. Limitez votre stress

Là aussi, on n’a jamais vu un parent stressé réussir à être bienveillant face à un enfant déchaîné. Nos connexions cérébrales qui permettent une saine gestion de nos émotions sautent, et nous voilà en train de hurler “MAIS TU VAS ARRÊTER DE CRIER, OUI!”, ou en train d’administrer une fessée en beuglant: “ON NE TAPE PAS!”.

Totalement désastreux pour le cerveau de l’enfant, pour le cœur du parent, et pour le climat familial.

Alors, pour limiter le stress, il faut d’une part réduire les sources de stress, et d’autre part l’évacuer régulièrement.

Les sources de stress sont nombreuses; être en retard, avoir une dead-line, avoir un chef ou un collaborateur agressif, être en compétition avec ses collègues ou avec son conjoint, avoir une alimentation qui manque de nutriments, etc…

L’idée est de repérer vos plus grosses sources de stress, et surtout, celles sur lesquelles vous pouvez agir facilement, pour les éliminer ou les réduire:

  • commandez des légumes au lieu de vos frites habituelles au restau à midi (et si quelqu’un fait une remarque stupide, dites-lui que vous êtes étonné-e qu’il n’ait rien de plus intéressant à dire que des commentaires sur votre façon de manger)

legumes

photo keram

  • apprenez à gérer votre temps pour ne plus être en retard (plein de ressources sur ce blog habitudes-zen)
  • changez de job (par exemple en devenant blogueur pro!)
  • évitez ce collègue agressif chaque fois que vous le pouvez
  • mettez des boules quiès pour limiter l’agression de vos oreilles par les hurlements de vos enfants

Pour le stress restant, attachez-vous à l’évacuer: par le sport, par des activités qui vous font plaisir, ou plus simplement, en souriant et en faisant des câlins à vos enfants et à votre chéri-e.

Sourire, même en se forçant, donne le signal à notre corps de sécréter des endorphines, une des 4 hormones du bien-être (dopamine, ocytocine, sérotonine et endorphine), qui permettent de réduire la production de cortisol, l’hormone du stress.

De même, faire un câlin permet de sécréter de l’ocytocine, idéale pour se détendre! En plus de faire un bien fou à votre enfant (ou à votre conjoint), vous vous faites du bien à vous-même…

6. Soyez doux avec vous-même

On ne peut pas être parfait. Alors pas la peine de s’invectiver à la moindre bourde.

Au contraire, chaque fois que vous avez été moins que parfait, il est bon de vous interroger: “Comment aurais-je pu gérer la situation autrement?”, “Qu’aurais-je pu dire ou faire?”, “Qu’aurait dit ou fait mon héros ou cette figure que j’admire tant?”

Nos erreurs doivent nous servir de leçon, d’ailleurs c’est le message à donner à son enfant: “Tu as le droit de faire des erreurs, c’est comme ça qu’on apprend!”

Un enfant n’a jamais su marcher la première fois qu’il a essayé. Mais on l’a encouragé à réessayer, encore et encore. Et un beau jour, il a su faire (et on s’en est mordus les doigts car il a fallu commencer à le surveiller en permanence!!!).

Eh bien vous aussi, vous apprenez à être parent, et forcément vous allez faire des erreurs! Pas grave, si vous retenez la leçon…

7. Laissez-lui le bénéfice du doute: non, il n’agit pas ainsi pour vous embêter

Il crie, il pleurniche, il fait bêtise sur bêtise, ou il recommence en vous regardant droit dans les yeux alors que vous venez de lui dire “non!”…

Vous jureriez qu’il vous cherche, qu’il le fait exprès pour vous faire exploser… mais en réalité il ne fait pas ça pour vous embêter.

C’est la seule manière, bien maladroite il est vrai, qu’il a trouvée pour vous dire un mal-être. Ou pour vérifier qu’il a bien compris votre consigne.

Ou pour tester la relation de cause à effet: “Tiens, papa hurle. Est-ce que par hasard ça viendrait du fait que j’ai lancé des cailloux vers la voiture? Je vais réessayer, mais cette fois, je vais bien regarder papa pour bien voir sa réaction.”

Oui. Papa a hurlé: “Bon sang, ne jette pas de cailloux sur la voiture!!!”, mais l’enfant n’a entendu que “jette”, “cailloux”, “voiture”. Le cerveau humain n’est pas très bien câblé pour entendre la négation. Et les petites cervelles en construction, encore moins. Il est beaucoup plus efficace de donner une consigne positive: “envoie les cailloux vers le trottoir!”. L’enfant, qui n’a aucune idée des effets des cailloux sur la carrosserie de votre belle voiture neuve, et qui ne cherche qu’à s’exercer à jeter des objets, sera ravi de faire ce que vous lui demandez.

Et lorsqu’il va mal, au lieu de chercher à régler la conséquence (“ne me parle pas sûr ce ton!”, ou “arrête de chouiner!”), le plus efficace est de chercher à régler la cause. Transformez-vous en enquêteur: quel est son mal-être? Son besoin non satisfait? A-t-il faim ou soif? Est-il fatigué? Malade ou en train de couver une maladie? Est-il submergé par une émotion? A-t-il vécu un stress qu’il ne sait pas comment gérer? Est-ce que c’est nous, qui sommes soumis à un stress important, et qui nous le transmettons involontairement à notre enfant?

Les enfants ont du mal à gérer des besoins physiologiques insatisfaits, sans pour autant toujours savoir comment les satisfaire. Il est collant et pleurnicheur alors que vous êtes en train de préparer les repas? Il a probablement faim. Installez-le, hop, un bout de pain, de carotte ou un reste de la veille, et revoilà votre bambin gai comme un pinson.

Il est 18h, il fait caprice sur caprice pour un rien? Il est probablement épuisé de sa journée (en plus d’avoir faim). Selon son âge, un bib et au lit, ou, s’il refuse de se coucher sous prétexte que “ce n’est pas l’heure” ou qu’il fait encore jour, une compote et un tour de poussette ou de voiture.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Comment instiller l'amour de la lecture – en votre enfant, ou en vous

Il se roule par terre dans le supermarché en hurlant parce que vous venez de refuser de lui acheter une sucette (ou tout autre objet qu’il vient de prendre en main)? Lâchez tout, et emportez-le dehors. Les supermarchés sont beaucoup trop stimulants pour certains enfants, qui ont du mal à gérer toutes ces tentations. Loin du bruit, des tentations, et à l’abri des regards réprobateurs des autres clients (le regard des autres est très stressant pour le parent), faites-lui un gros câlin sans forcément parler. Soufflez, fermez les yeux, cherchez à vous calmer vous. Lorsque l’enfant est apaisé, prévenez-le que vous allez y retourner, et que cette fois il va devoir vous aider à choisir les choses (selon son âge, on peut lui donner des missions plus ou moins importantes; l’occuper permet de réduire notablement les “mauvais” comportements).

Il est 21h, cela fait 18 fois qu’il se relève pour quémander un doudou, un verre d’eau, un pipi, un câlin, la lumière, une histoire, une chanson… Et vous n’avez qu’une envie, être ENFIN tranquille pour profiter de votre soirée?

enfant dort pas

photo dewanr2

Il est probable qu’il souffre d’angoisse de la séparation. C’est le moment idéal pour vous de faire une méditation minute. Raccompagnez-le dans sa chambre, couchez-le, posez une main sur son ventre, puis fermez les yeux et commencez à respirer calmement, en vous concentrant sur votre respiration. Laissez aller et venir vos pensées, et si votre cerveau se fait emporter, en mode “j’aurais dû faire ou dire ceci”, ou “il faut que je pense à ça demain”, revenez à votre respiration (au besoin, comptez “un” à chaque inspir et “deux” à chaque expir). Posez votre attention sur vos pieds, vos jambes, votre ventre, vos bras… et chaque fois cherchez à détendre cette partie-là de votre corps.

Il y a fort à parier que votre petit, sentant votre calme revenir, pourra s’apaiser et sombrer dans le sommeil. De votre côté, vous aurez enfin trouvé le temps dans ce monde à 100 à l’heure, pour faire une méditation, ultra-bénéfique pour votre corps, votre santé, votre humeur, votre sommeil, votre créativité…

8. Remplissez son réservoir

On a tous besoin de se sentir aimé; or un enfant a un tout petit réservoir, une autonomie minuscule en matière d’amour.

Un enfant a donc besoin de se sentir aimé, tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais parfois, nous n’utilisons pas le même langage d’amour que son enfant (pour en savoir plus sur les langages de l’amour, cliquez ici): nous lui disons que nous l’aimons dans notre langage préféré, et lui n’entend rien. Et il continue d’avoir besoin d’amour, alors que nous pensons lui en avoir donné!

Alors pour être sûr de couvrir tous les langages et de vraiment remplir son réservoir à coup sûr:

  • dites-lui que vous l’aimez, à quel point il est important pour vous, combien vous avez de la chance de l’avoir dans votre famille
  • câlinez-le, caressez-le, bercez-le, chahutez avec lui sur le lit
  • jouez avec lui, à sa hauteur, laissez-le gagner souvent, rigolez ensemble, écoutez-le vraiment
  • faites-lui de petits cadeaux, des surprises; tenez vos promesses, envoyez lui du courrier, abonnez-le à un magazine mensuel
  • rendez-lui service, soyez là pour lui, sans faire à sa place; faites en sorte qu’il sache qu’il peut compter sur vous

Oui, tout ça. Plusieurs fois par jour. C’est pour ça qu’il faut bien dormir, parce qu’il faut beaucoup d’énergie!

Heureusement, les enfants qui ont le réservoir toujours plein grandissent en autonomie beaucoup plus vite… c’est donc un investissement gagnant!

9. Rappelez-vous qu’être parent, c’est pour longtemps

C’est une course de fond. Au bas mot, 18 ans. Mais comptez plutôt 25 de nos jours. Et ensuite, même s’il est parti du nid, il vous appellera chaque fois que son réservoir sera vide.

Alors, comme un athlète de haut niveau, préparez-vous:

  • sommeil (on a vu ça plus haut)
  • alimentation (plein de nutriments, c’est-à-dire des légumes et fruits frais, le moins possible d’aliments transformés, du sucre le plus rarement possible)
  • santé (si vous avez un bon sommeil et une alimentation saine, la santé est généralement au rendez-vous, mais sinon faites ce qu’il faut pour prendre soin de votre santé)
  • mental (méditez si possible chaque jour, visualisez-vous en train de gérer une situation difficile avec votre enfant avec calme et bienveillance…)

Et surtout, préservez votre vie de couple et votre vie personnelle. Gardez une activité rien qu’à vous, chaque semaine. Un moment sacré où vous ne vous occupez que de vous. Sport, ciné, chorale, sortie entre potes, dessin, massage… du moment que ça vous ressource!

massage

photo ElvisClooth

Calez autant de moments de couple que vous pouvez, sans trop entamer sur le sommeil. Un petit WE en amoureux ici ou là, des temps de parole pour vous raconter vos rêves et vos projets…

Parce que parent, c’est dur, mais c’est quand même plus facile à 2.

Et puis, ça permet de faire des pauses!

Le temps pour soi ou pour son couple, c’est le moyen de remplir son propre réservoir. Parce qu’il n’y a pas de mystère, si votre réservoir d’amour est vide, il vous sera presque impossible de remplir celui de vos enfants.

10. Travaillez sur vous

Être parent, ça réveille des souvenirs, des vieilles blessures. C’est douloureux, mais c’est aussi une formidable opportunité de dépasser ces difficultés dans lesquelles on était empêtré depuis si longtemps.

psychologue

photo 3dman_eu

Et chaque fois que vous réglez un vieux problème, vous augmentez votre capacité de bienveillance envers votre enfant et envers vous-même !

Alors bien sûr, il faut oser, il faut franchir le pas… mais il y a tellement à gagner…

L’une des techniques que je préfère, c’est l’EFT (Emotional Freedom Technique). C’est un outil qui combine plusieurs techniques de psychologie, avec la stimulation de points d’acupuncture. Les résultats sont étonnants, puissants, rapides, et durables. C’est très utile pour résoudre des blocages récurrents, des réactions inadaptées qui se répètent (par exemple, une irrépressible envie de gifler votre enfant quand il vous regarde droit dans les yeux alors que vous le sermonnez, ou le fait que vous vous mettiez à hurler quand il refuse de manger à table, ou encore que vous employiez la force s’il a le malheur de ne pas obéir dans l’instant, etc…).

L’énorme avantage en plus, c’est qu’une fois que vous connaissez le principe de l’EFT, vous pouvez l’utiliser sur vous, pour vous calmer lorsque l’un de vos enfants vous a mis hors de vous.

Et comme par magie, dès que vous réussissez à vous calmer, l’enfant se calme lui aussi…

Merci à vous de m’avoir lu jusqu’ici, et à nos enfants qui nous poussent dans nos derniers retranchements, ce qui nous oblige à grandir!

Caroline de Moi, parent bienveillant

Notes :

1 :  “Turning off television” de M.E. Bar-On du 24/4/1999

2 : “Effects of insufficient sleep on circadian rhythmicity and expression amplitude of the human blood transcriptome” (PNAS.org)

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