Toast tristeNote : cet article est une traduction de l’article Some Days, You Just Have Nothing de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Hier ce n’était pas une belle journée pour moi.

Je me suis réveillé tard et ayant très peu dormi. Une personne que j’aime est fâchée contre moi, et ne semble pas vouloir me parler, ce qui me mettait de mauvaise humeur. Je n’arrivais pas à me concentrer sur l’écriture, alors j’ai répondu à mes mails, j’ai lu un truc en ligne et j’ai fait une sieste. Mes enfants n’étaient pas là pour me faire des câlins.

J’ai fait quelques exercices, mais je n’ai pas pu continuer parce que mon poignet me faisait mal. Je suis parti à l’épicerie à vélo en une chaude soirée d’été, qui était agréable, et je me suis préparé un dîner léger avec une bonne bière.

Ensuite j’ai commis l’erreur de lire quelques commentaires sur un billet de blog qui me critiquait.

Le billet de blog était modérément critique, mais les commentaires qui s’empilaient, disaient combien j’étais hypocrite et combien mon écriture était devenue répétitive. À la lecture de chaque commentaire négatif, je sentais mon pouls baisser de plus en plus.

Ce n’était pas ma journée, et mon humeur s’aigrissait à chaque fois où je pensais combien les gens pensaient mal de moi …

Il y a des jours vraiment calmes, et d’autres où ça ne décolle vraiment pas.

Face à une journée comme celle-ci, je demeurais passif. C’est tout ce que je pouvais faire.

J’ai fait un examen de conscience, et j’ai affronté la douleur.

Je suis resté avec elle, lui donnant toute mon attention.

J’ai remarqué que l’histoire que je me suis dite a provoqué ma peine. Ce n’était pas une bonne chose. Plus j’étais bloqué sur cette histoire, plus j’étais confiné dans la peine.

Alors je me suis tourné vers le moment présent, et je me suis permis de sentir la douleur, au lieu de la fuir, de la repousser, ou d’essayer de faire quelque chose pour y mettre fin.

Ce n’était pas si mal. Et ça n’a pas duré plus longtemps, maintenant que je me suis permis de rester avec la blessure.

J’ai aussi réalisé que ce « Léo » que ces gens critiquaient … n’existait pas. C’est juste une image qu’ils ont créée dans leur tête, ce n’était pas vraiment moi. Et ce « Léo » que j’ai dans ma tête – un Léo qui est une bonne personne, qui fait de son mieux – c’est aussi juste une image que j’ai créée dans ma tête. Au milieu de toute cette solidité apparente, il n’y a rien. Rien qu’un moment présent fluide.

Après m’être tourné pour faire face à ces sentiments, je les ai gardés, et j’ai regardé le néant au milieu de tout ça … tout allait bien. Ce n’était pas top, mais pas trop mal non plus.

Il y a des jours sans, mais ça va.

 

Crédit photo : Rafael Ben-Ari

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2 commentaires on Il y a des jours sans

  1. Isabelle dit :

    J’apprécie votre authenticité et simplicité, et vous rejoins dans cette démarche que j’applique moi-même. Parfois, la douleur nous en apprend aussi sur nous-même à partir du moment où l’on prend le temps de l’écouter, sans toutefois y rester accroché.

  2. Il faut savoir tirer les enseignements de ces journées “à oublier”. J’ai écrit un article à ce sujet pour appréhender ce type de journées dans le contexte professionnel. Si ça vous intéresse : http://bit.ly/1UqDxJG

    Au plaisir de lire d’autres articles !

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