Empathy ConceptNote : cet article est une traduction de l’article A Primer on Understanding & Compassion de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Un lecteur m’a écrit qu’il était frustré par lui-même, car il n’a pas été dernièrement aussi compatissant qu’il le voulait avec les autres.

Beaucoup d’entre nous éprouvent ce qui suit : nous sommes enclins aux critiques, on s’en prend vite aux autres, nous sommes frustrés par la façon dont les autres agissent, et nous jugeons les personnes qui ont des croyances différentes des nôtres.

Le lecteur qui m’a écrit est réellement conscient d’être critique, alors que la plupart d’entre nous ne réalisent même pas quand nous le sommes. Nous pensons que nous sommes en droit de juger les autres, d’être frustrés par eux et d’être en colère contre eux.

Ce lecteur, en revanche, voit les actions pas très aimables qu’il adopte et voit qu’elles ne s’alignent pas avec la bonne personne qu’il veut être, ni avec la personne compatissante qu’il est au fond de lui. Il voit que ses actions ne sont pas très amicales et veut les changer. Et cela mérite d’être célébré.

Dans cette introduction, j’aimerais parler de l’importance d’être consciemment plus compréhensif et compatissant au quotidien. Bien sûr, je suis coupable d’être enclin aux critiques et moins compatissant que d’autres personnes, donc je ne veux pas donner l’impression d’être au-dessus de quiconque. Je ne le suis pas !

Ceci dit, je pense que ce qui suit est important : lorsque nous faisons des critiques, cela nuit à nos relations avec les autres et nous rend frustrés et malheureux. Nous pouvons donc dissoudre tout cela, et être plus heureux et plus aimants avec les autres et avec nous-mêmes.

Les bases pour être compréhensif

Lorsque nous nous sentons frustrés par les autres, ou lorsque nous nous surprenons en train de juger les autres … on peut utiliser cela comme un signe indiquant qu’il est temps d’essayer de les comprendre.

Nous jugeons tout le temps les gens :

  • Ils agissent mal, nous sommes alors frustrés par eux
  • Ils mangent différemment de nous, alors nous pensons qu’ils ont tort
  • Ils vivent différemment de nous, alors nous pensons qu’ils sont stupides
  • Ils ont des opinions politiques différentes des nôtres, alors nous pensons qu’ils se trompent
  • Ils sont en surpoids, pauvres, ont une religion différente, parlent peu, s’habillent mal, sont tout le temps au téléphone, prennent trop de selfies, font trop de sexe, sont trop pudiques, etc. etc…

Nous ne reconnaissons pas tout cela comme étant des jugements critiques, mais c’est le cas. Donc, lorsque nous le faisons, utilisons-le comme une cloche de pleine conscience.

Voici ce que vous pouvez faire lorsque cette cloche de pleine conscience sonne :

  1. Chercher à comprendre. Au lieu d’avoir une opinion instantanée sur quelqu’un, essayez au contraire d’être curieux. Voyez si vous pouvez essayer de comprendre la personne plutôt que de penser qu’elle a tort. Si nous jugeons quelqu’un, nous ne le comprendrons pas. Nous avons un manque de connaissances qui nous rend critique.
  2. Se demander comment vous pouvez voir l’explication de bon cœur. Demandez-vous comment vous pouvez expliquer de bon cœur le comportement de l’autre personne. Il y a une explication qui fait que l’autre personne semble irréfléchie, ignorante et mauvaise. Et puis, il y en a une qui suppose que l’autre personne a des intentions sincères. Ce n’est pas toujours facile, mais si quelqu’un fait quelque chose d’irritant, nous pouvons supposer qu’il essaye simplement d’être heureux. Lorsque quelqu’un s’en prend à vous, il se peut qu’il ait peur. Nous pourrions supposer que cette peur signifie qu’il veut protéger son cœur tendre. Nous pouvons toujours expliquer de bon cœur une action, même celle qui est considérée comme mauvaise. Nous ne devons pas tolérer cette action, mais nous pouvons voir le cœur tendre qui se trouve derrière.
  3. Se rappeler ce que c’est que de faire face à cette difficulté. Nous avons tous connu la peur, la frustration, l’anxiété, l’incertitude, vouloir s’éloigner de l’inconfort. Si nous voyons l’intention sincère derrière l’action, nous pouvons voir la difficulté qui accompagne cette intention. Et nous pouvons nous rappeler ce que ça fait d’avoir une difficulté similaire – rappelez-vous la douleur, la peur, la frustration, la colère, le chagrin qui découlent de cette difficulté.

Une fois que nous commençons à comprendre la personne et ses actions, nous voyons le bon cœur qui se cache derrière et nous nous identifions à sa difficulté … nous pouvons alors commencer à offrir de la compassion.

Une Simple méthode de compassion

Si vous pouvez vous identifier aux difficultés de l’autre personne, alors vous pouvez lui offrir de la compassion :

  • Si elle souffre de douleur ou de stress, vous pouvez simplement vouloir mettre fin à ses souffrances.
  • Vous voudriez aussi qu’elle soit heureuse
  • Vous pouvez même lui transmettre de l’amour.

Il y a une bonne pratique quotidienne, qui est la méditation de compassion. Essayez-là pendant quelques minutes par jour :

  1. Il suffit de rester assis et de vous imaginer dans la douleur ou dans le stress (à cause de vos actions ou d’autres choses). Sentez-les dans votre corps.
  2. Souhaitez-vous le bonheur. Souhaitez une fin à vos difficultés. Donnez-vous un peu d’amour.
  3. Maintenant, répétez ceci avec un être cher, en l’imaginant dans la douleur. Souhaitez une fin à ses difficultés, souhaitez-lui du bonheur, et envoyez-lui de l’amour.
  4. Répétez le processus avec un bon ami, un collègue, un voisin et un étranger.
  5. Enfin, imaginez chaque individu dans le monde et souhaitez-lui du bonheur et une fin de ses difficultés.

Cette méditation ne prend que quelques minutes par jour. Elle aide vraiment à cultiver la compassion à l’intérieur de nous. Lorsque vous rencontrerez d’autres personnes en difficulté, vous le remarquerez plus souvent et souhaiterez qu’elles mettent un terme à cette lutte. Cela prendra peut-être un certain temps, mais si vous faites cela tous les jours (ou aussi souvent que vous le pouvez), je crois que vous verrez une différence.

Crédit Photo : sabelskaya

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5 commentaires on Introduction à la compréhension et à la compassion

  1. charlotte dit :

    Merci pour cet article inspirant.
    Nous devrions tous le relire chaque jour pour ne pas oublier de comprendre les autres et de vivre avec amour

  2. Idée de cet article complètement…
    …EN OR !!
    —————
    On ne se rend jamais assez compte que c’est important la compassion.
    ————-
    Merci pour ta traduction Olivier 🙂

  3. Smain Méghazi dit :

    Être compréhensible et avoir de la compassion, c’est de la clairvoyance accompagnée d’humanisme…Le partage et la solidarité doivent s’appliquer même lorsqu’on est différend

  4. Ruth Mamba dit :

    Je suis très touchée ar ceci…je pense que j’en avais très besoin en ce moment ces conseils merci beaucoup

  5. Christine dit :

    Ce n’est pas si simple. Chaque individu est un “monde” différent pour les autres. On ne peut pas prétendre aborder l’inconnu uniquement avec de la compassion, c’est pas assez. Il faut aussi avoir l’humilité de se dire: cette personne, je ne la connais pas. Je ne sais pas ce qu’elle veut, ou ce à quoi elle aspire. Je ne peux pas me prétendre devin uniquement avec de la compassion.
    Déjà, reconnaître qu’on ne peut pas comprendre un inconnu, qu’on ne puisse pas être forcément en adéquation avec un inconnu. Déjà, d’accepter cela, ça va au-delà d’une compassion dont l’autre ne veut pas forcément, d’une tolérance de bon aloi. Et, en même temps, en se disant qu’on n’est pas capable d’appréhender ce que l’inconnu veut ou ne veut pas, on fait preuve de modestie: non, je ne suis pas tout-puissant, non, ma compassion ne me servira peut-être à rien… et ça peut servir dans la vie quotidienne.

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