Meditation ZenNote : cet article est une traduction de l’article Zen of Busy: Continual Letting Go When You’re Overwhelmed de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Ces deux dernières semaines ont été mouvementées et épuisantes pour moi. Le père de ma femme est décédé, et j’ai enchaîné planification, coordination, cuisine, nettoyage, et déplacement en voiture.

L’enterrement a eu lieu hier, et c’était une journée longue, fatigante et chargée. Incroyablement triste, mais chargée.

Au milieu de cet affairement, j’ai essayé de me souvenir de la pratique de « toujours lâcher prise ».

Je vois cela comme une pratique zen : renoncez à tout ce que vous croyez bien connaître. Même si vous en êtes sûr, lâchez-le. Mon mantra est le suivant : vous ne savez rien. Le résultat est que lorsque je me rappelle de cela, j’essaie de voir les choses avec un regard neuf. Je me rends compte que je pense savoir quelque chose alors que je ne le sais pas vraiment, et j’essaie de voir les choses comme si je ne savais rien.

Quel en est le but ?

En lâchant toujours prise, nous ne sommes pas tellement stressés. Lorsque nous réalisons que nous ne savons pas :

  • Nous ne sommes pas forcément en colère lorsque quelqu’un agit d’une façon qu’on n’aime pas.
  • Nous n’éprouvons pas de l’angoisse lorsque nous ne savons pas si les choses vont comme prévu ou comme nous l’espérons.
  • Nous n’avons pas toutes les réponses. Nous pouvons donc au lieu de cela poser des questions et montrer de la curiosité.
  • Nous n’avons pas besoin d’entrer dans la bataille de « Non, j’ai raison » avec quelqu’un d’autre.
  • Nous ne jugeons pas autant les autres, nous pouvons donc être ouverts à qui ils sont et avoir de bonnes relations avec eux.
  • Nous ne sommes pas obligés de contrôler les choses, mais nous pouvons simplement essayer d’être utile sans contrôler le résultat.

L’avantage est qu’en renonçant toujours à penser comment les choses devraient être, à ce que je pense savoir, à avoir besoin d’avoir le contrôle ou la certitude … je peux simplement lâcher prise et me détendre. Je peux faire de mon mieux, mais sans stresser à ce sujet lorsque les choses ne vont pas comme je le voudrais.

Je n’ai pas à être affligé par quoi que ce soit. Je peux être occupé, mais pas affligé par cet affairement. Je peux être fatigué, mais pas affligé par ma fatigue. Je peux faire fonctionner les choses différemment de ce que je prévoyais, mais je ne serais pas touché par ce fait. Les premières conditions (occupé, fatigué, les choses ne vont pas comme prévu) ne sont pas toujours sous mon contrôle. Mais je peux renoncer à savoir, et ne pas être affligé par l’une de ces conditions. Être affligé par les conditions de vie est ce qui cause nos vrais problèmes.

Donc, au milieu de la fatigue, de l’agitation, du chaos … j’essaie de me souvenir de toujours lâcher prise.

Lorsque quelqu’un vient à moi avec quelque chose d’inattendu, j’essaie de lâcher ce que je pensais de la situation. Ensuite, je m’ouvre à cette nouvelle situation, avec de nouveaux yeux.

Lorsque quelqu’un est fâché contre moi ou est grincheux, j’essaie de renoncer à penser comment il devrait agir. Et être ensuite curieux de savoir pourquoi il agit de cette façon, et de l’aimer au milieu de sa souffrance.

Lorsque je suis fatigué et qu’il y a beaucoup à faire, j’essaie de laisser tomber l’idée que je ne devrais pas être fatigué ou occupé. Ensuite, je regarde la situation avec un regard neuf et je me rends compte que, malgré l’inconfort, je peux faire ces tâches par amour pour ma famille.

Lorsque les choses sont compliquées ou désordonnées, pas comme je les aime, j’essaie de renoncer à vouloir qu’elles soient comme je le veux. Ensuite, j’essaie de voir la situation avec des yeux neufs, en comprenant qu’il y aura toujours du chaos et du désordre, et qu’on peut aimer ça aussi.

Lorsque je vois que je suis stressé, je m’arrête sur la façon dont je veux que les choses soient, et je me dis que je ne sais rien. Et je lâche prise. Ensuite, quelque chose d’autre surgit et mon corps se contracte. Je le remarque et j’essaie de laisser tomber. Je respire, souris et m’ouvre. Je vois les choses comme un débutant. Ceci ne cesse de se reproduire, souvent d’un moment à l’autre, et j’essaie toujours de lâcher prise.

Et en renonçant à ce que je sais, je m’ouvre à ce qui en face de moi. Ce moment déployant d’imprévu.

C’est vraiment magnifique.

Crédit Photo : ssstocker

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