la peurL’une des choses que nous avons tendance à faire, c’est de nous éloigner des choses dont nous avons peur. Comme c’est humain, comme c’est affectueux, de nous protéger nous-mêmes !

Malheureusement, cette tendance à éviter les peurs est précisément ce qui nous limite.

Nous évitons la peur provoquée par la douleur, l’humiliation, l’anxiété, le fait d’être tournée en ridicule, l’échec… et nous développons toutes sortes de moyens pour nous en protéger, en nous mettant à l’abri du danger et du débordement, en évitant les conversations difficiles, les projets difficiles et toutes les situations dans lesquelles nous pourrions être pris au dépourvu.

Comment pouvons-nous nous connecter avec les autres de manière intime si nous évitons d’être vulnérables ? Comment pouvons-nous devenir plus affectueux dans nos relations si nous évitons de mettre notre fierté de côté et d’avoir ces conversations effrayantes ?

Comment pouvons-nous démarrer un nouveau projet, lancer une nouvelle entreprise, poursuivre ce que nous aimons… si nous repoussons constamment cela de peur de passer pour un idiot ?

Comment pouvons-nous apprendre quelque chose si nous recherchons la certitude et évitons l’incertitude ? Vous ne pouvez pas apprendre les échecs (par exemple) sans y jouer un grand nombre de fois, et perdre…. Nous évitons donc d’apprendre réellement le jeu et nous nous contentons de lire du contenu à ce propos. Le véritable apprentissage est reporté du fait que nous évitons l’incertitude.

Nous voulons que quelqu’un nous donne la solution magique, pendant que la vraie solution, c’est que nous devons sortir de notre zone de confort, que nous devons travailler dur, que nous devons accepter de ressentir la peur.

La solution est donc d’arrêter de fuir. Au lieu de cela, dirigez-vous plutôt vers la peur.

Lorsque vous avez peur d’aller à un évènement social, dirigez-vous vers cette peur. Faites-le, et ne vous donnez pas la permission de fuir.

Lorsque vous remarquez que vous voulez éviter une conversation, armez-vous d’audace et initiez-la.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Le rangement : une meditation zen

Lorsque vous remarquez que vous êtes en train de céder à la procrastination face à des tâches difficiles, ouvrez votre cœur et avancez vers elles.

La peur et l’anxiété que vous ressentez constituent votre balise. C’est l’endroit vers lequel vous devriez vous diriger, plutôt que de vous en éloigner.

La peur est ce qui vous fera grandir. C’est grâce à elle que vous apprendrez, aimerez, vous connecterez aux autres et vous affranchirez de toutes vos anciennes limitations.

La peur est une chose agaçante. Et pourtant, c’est aussi le plus bel endroit au monde. Apprenez à aimer cette belle contrariété, et demeurez dans la peur autant que vous vous en sentez capable.

Note : Cet article est une traduction de l’article Develop Resiliency: How to Move Towards Your Fears de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le « je » de cet article !

Tags: , , , , ,

3 commentaires on Comment faire face à la peur

  1. koffi dit :

    bjr Olivier,
    la crainte est plus manifeste que la peur la plupart

  2. DOSSOT dit :

    J’avais peur de poser des questions devant un auditoire. Lors d’un stage de prise de parole en public, j’ai accueilli un conseil qui a radicalement changé mon attitude :”quels que soient le thème de la réunion, la renommée du conférencier ou le nombre de participants, pose au moins une question !” Après avoir surmonté des affres d’anxiété, la sensation positive du challenge, du dépassement de soi, est venue s’imposer de plus en plus fermement dans mon esprit et … dans mon corps. Finies la gorge nouée, les sueurs froides, les hésitations ! Chaque question posée est devenue, de conférence en conférence, de meeting en meeting, un pas en avant vers le plein d’autonomie et de bonheur. La concentration sur ma respiration m’a aussi beaucoup aidé, dois-je avouer. De même le théâtre amateur d’improvisation. Aujourd’hui, je ne crains plus de poser des questions et, sans orgueil mal placé, je n’hésite pas à m’auto-congratuler à chaque victoire.

  3. Adrien dit :

    Quand j’ai peur c’est que je ne passe pas suffisamment à l’action vers quelque chose de plus important, de plus grand.

Laisser un commentaire