changer de vieBeaucoup d’entre nous avons des choses que nous aimerions changer : nos habitudes en matière d’alimentation et d’entrainements, nos habitudes en matière de productivité et de procrastination, de patience et pleine conscience, nos mauvaises habitudes d’abandon, nos habitudes concernant nos finances et l’ordre, la lecture et l’apprentissage et tout ce que nous voulons faire dans la vie.

Mais très souvent, nous ne sommes pas à la hauteur de nos espoirs.

Quel est le problème ? Pourquoi luttons-nous avec ces changements ? Pourquoi avons-nous du mal à changer de vie ?

Plusieurs raisons expliquent cela, et certaines sont externes…, mais la principale raison pour laquelle il est difficile de s’en tenir à ces changements est en fait interne.

La principale raison pour laquelle nous avons du mal à changer de vie : nous nous mettons en travers de notre propre chemin

Comment ? C’est notre façon de penser qui pose problème. Réfléchissez et demandez-vous si vous avez déjà fait l’une des choses suivantes :

  • Vous gâchez tout ou remettez tout à plus tard par rapport à vos changements d’habitude, puis êtes sévère ou critique envers vous-même.
  • Il est temps de faire ce que vous avez prévu de faire, mais vous le reportez et cherchez quelque chose de plus facile. Vous vous adonnez à des distractions.
  • Vous faites quelque chose de désagréable, mais ensuite vous cherchez une issue, vous vous dites que vous ne pouvez pas faire cela.
  • Lorsque vous effectuez une tâche difficile, vous stressez, vous vous fixez des attentes déraisonnables et cogitez quant à la faisabilité de la chose.
  • Vous rêvez sur la façon dont les choses se passeront lorsque vous atteindrez votre but, mais ensuite, vous vous inquiétez et vous stressez en vous posant la question de savoir si vous atteindrez cet objectif.
  • Vous vous sentez mal dans votre peau, doutez de vous-même, culpabilisez… et cela vous empêche même de passer à l’action.

Je pense que la plupart d’entre nous avons déjà fait ce genre de choses à un moment ou à un autre, souvent sans même en être conscients. Nous agissons selon notre entendement, rendons les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Bougez-vous les fesses : 16 moyens de rester motivé quand vous êtes sur la pente descendante

Pourquoi nous nous mettons en travers de notre propre chemin ?

Pourquoi faisons-nous cela, si nous ne faisons que compliquer les choses ? Ce sont de vieilles habitudes, bâties sur des années qui sont en réalité des mécanismes d’adaptation pour faire face aux difficultés

Les raisons pour lesquelles nous adoptons les habitudes mentionnées ci-dessus :

  • Nous avons beaucoup d’incertitudes ou sommes très mal à l’aise à propos du projet ou de la tâche, alors nous cherchons une issue et commençons à raisonner et à chercher quelque chose de plus facile.
  • Nous nous fixons des attentes élevées (nos objectifs, idéaux, fantasmes), puis nous craignons de ne pas les atteindre (plus d’incertitude).
  • Nous ne croyons pas en nous-mêmes parce que nous doutons d’être assez bons pour le faire (incertitude à propos de nous-mêmes).
  • Le fait d’être dur avec nous-mêmes pour avoir remis une tâche à plus tard ou foiré un plan est une façon de faire face à l’incertitude qui surgit lorsque nous faisons ces choses.

Par conséquent, une certaine incertitude surgit : au sujet de nous-mêmes, de la façon dont nous avons tergiversé, de la façon dont ce projet se déroulera, de la façon dont nous allons effectuer cette tâche, de la question de savoir si nous atteindrons notre objectif ou pas.

Ensuite, nous réagissons à cette sensation désagréable provoquée par l’incertitude en étant réactif : en étant critique envers nous-mêmes, en stressant à ce sujet, en tergiversant et en cherchant à nous divertir, en argumentant sur la raison pour laquelle nous devrions arrêter tout. Ce sont de vieilles habitudes, la façon dont nous faisons face à l’inconfort de l’incertitude.

Prendre ces mesures n’a rien d’agréable, mais il s’agit d’une réaction naturelle au sentiment effrayant de l’incertitude. Il y a plus de confort et de certitude dans nos distractions, nos fuites, l’autocritique, la sévérité, les raisonnements quant au fait de ne pas être en mesure de le faire.

L’inconfort de l’incertitude, c’est à cela que nous souhaitons échapper. Nous nous mettons en travers de notre propre chemin en essayant d’échapper au sentiment d’incertitude.

Libérer notre propre chemin

Alors, comment pouvons-nous arrêter de nous mettre en travers de notre chemin ?

En libérant notre chemin.

Lorsque nous remarquons que nous remettons les choses à plus tard, cherchons à nous distraire, sommes durs ou critiques envers nous-mêmes, raisonnons par rapport à l’abandon ou au report de quelque chose, stressons quant au fait de ne pas pouvoir réaliser une tâche…, nous devrions faire une pause, juste pour prendre conscience de ce que nous faisons.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Ma technique anti-procrastination favorite : 30-10

Ensuite, nous pensons à la façon dont nous rendons les choses encore plus difficiles. Nous pouvons rendre les choses plus aisées en ne réagissant pas à l’incertitude.

Au lieu de cela, prenez conscience du sentiment d’incertitude que vous ressentez en vous. Acceptez qu’il est présent et que vous souhaitez vous en éloigner ou en prendre le contrôle. Vivez avec et constatez qu’il ne s’agit que d’un sentiment, pas de quoi paniquer.

En fait, en pratiquant la pleine conscience qui consisterait dans ce cas à vivre avec l’inconfort et l’incertitude, nous pouvons apprendre à être à l’aise avec l’incertitude.

Ce faisant, nous pouvons simplement revenir à la tâche et agir. Il suffit de se concentrer sur la tâche et de passer à l’action. Faites-le, c’est tout.

Si nous remettons à plus tard une tâche d’écriture, nous pouvons simplement arrêter de courir et nous permettre de ressentir l’incertitude. Ensuite, il faudra commencer à écrire, sans se soucier de fuir cette incertitude.

Si nous nous en voulons parce que nous n’avons pas fait du bon travail en respectant un plan, nous pouvons remarquer que nous sommes durs envers nous-mêmes, et au lieu de cela, nous donner la permission de ressentir l’incertitude au sujet de nous-mêmes. Ensuite, il suffit de reprendre le plan, de mettre de côté ce qui s’est passé et de repartir à zéro sans stresser.

Si nous stressons sur le fait de ne pas atteindre un objectif ou une attente, nous pouvons remarquer que nous sommes incertains au sujet de cet objectif et accepter ce fait. Ensuite, il suffit d’agir en tenant compte de l’objectif sans se soucier de l’attente.

Remarquez l’incertitude et notre désir de fuir. Acceptez ce sentiment et ne vous sauvez pas. Ensuite, agissez avec gratitude et sourire. Nous n’avons pas besoin de nous tenir en travers de notre propre chemin, les choses peuvent vraiment être simples.

Note : cet article est une traduction de l’article The Main Reason Changing Your Life is Tough de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Tags: , , , ,

3 commentaires on La principale raison pour laquelle vous avez du mal à changer de vie

  1. Emily dit :

    Article très instructif, merci 🙂

    “Apprendre à être à l’aise avec l’incertitude”, c’est magnifiquement dit ! Et c’est vrai pour tous les sentiments, que ce soit la colère, la tristesse, etc…

  2. Luca dit :

    Super article merci, je dois écrire un court métrage et tu m’aides à accepter l’incertitude

  3. ILBOUDO dit :

    L’incertitude est au tournant de tout nos projets a un certain moment donc pour arreter de procrastiner nous devons agir en nous mettant en action car le doute ne nous quitteras jamais. l’ultime combat contre l’incertitude ou le doute, c’est l’action en bougeant on commence a trouve ses marques et avoir des solutions aux problèmes qu’on croyait insurmontable.Notre cerveau a une programmation sur le passe alors lorsque nous travaillons sur une tache quelconque et que la tache semble ardue notre mémoire nous rappel sans cesse que vue les difficultés vécus jadis c’est impossible,donc pour lutter contre cette paralysie partiel, nous devons réagir par l’action. Moi je dis si tu es assis ,tu te lève et tu marche ,tu auras la solution.

Laisser un commentaire