Cet article invité est proposé par Chang, auteur du blog Parentalité Zen.

La parentalité positive pour être plus zen en famille? Ça fait plus de 3 ans que je vis avec ma copine et son fils. En passant de célibataire à beau-père, j’ai dû m’adapter rapidement mais non sans mal ! J’étais au départ surpris en voyant que ma copine avait une manière de faire très douce, extrêmement bienveillante (loin de l’éducation stricte de mon enfance). Finalement, je voyais bien que ça fonctionnait. Aujourd’hui, sans être parfait, on applique la parentalité positive avec Clarence qui a 8 ans et ça fonctionne plutôt bien (même très bien)

parentalité positive enfant heureux

Parentalité positive = Enfant heureux  (Photo par Mi Pham)

Pourquoi la parentalité positive?

On peut avoir tendance à être trop autoritaire, ou bien à l’inverse trop permissif. Ce fonctionnement, c’est finalement comme faire un régime en décidant de ne rien manger. Les résultats sur le court-terme seront énormes, par contre ça n’est pas sain et ça ne peut pas fonctionner sur le long-terme.

3 outils fondamentaux de la parentalité positive

Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous les fondamentaux de la parentalité positive et les outils à appliquer qui changent le quotidien. On abordera 3 outils :

  • Arrêter les limites, mettre en place les bonnes règles.
  • Accueillir les erreurs de manière positive.
  • Le pouvoir des mots : utilisez la reformulation positive.

Outil #1 : Arrêter les limites et mettre en place les bonnes règles.

des regles pas des limites

Des règles, pas des limites (photo par Natalie B)

On aimerait tous que nos enfants obéissent à toutes les règles sans rechigner mais est-ce que l’enfant parfait existe ? Pas si sûr, j’aurais même tendance à trouver cela suspect. Par contre il est possible d’avoir plus de coopération de leur part, en instaurant les bonnes règles.

Pour plus de coopération, les règles doivent :

  • Être adaptées à l’âge de vos enfants : on ne peut pas s’attendre à ce qu’un enfant de 3 ans range sa chambre tout seul par exemple. À cet âge, cela demande trop de concentration et il n’en voit pas encore l’intérêt.
  • Mises en place ensemble : si on impose nos règles à nos enfants, ils peuvent les voir comme des limites. Hors un enfant a souvent envie de repousser ses limites. Il peut donc être plus efficace de mettre en place ensemble une règle. Par exemple discuter avec lui du linge sale : comment faire pour que le linge sale soit mis au bon endroit? En trouvant lui-même la solution, l’enfant coopérera plus naturellement.
  • Simples et précises : selon son âge, l’enfant pourra enregistrer des règles plus ou moins compliquées. À 6 ans par exemple, un enfant ne pourra pas intégrer plusieurs règles en même temps. Il est important de lui donner une seule consigne à la fois.
    Exemple : au lieu de lui dire, quand on rentre à la maison “tu enlèves tes chaussures, tu les poses dans le meuble et tu accroches ton manteau” il serait préférable de lui demander d’enlever ses chaussures seulement, puis quand c’est fait, on peut lui demander la suite.
    Pour vous faciliter la vie et avoir la coopération naturelle de vos enfants, faites des affiches ensemble qui indiquent les étapes à suivre en rentrant à la maison par exemple. Une autre affiche peut être mise en place pour le rituel du soir. L’important est d’avoir une affiche avec des images et des mots simples.
  • Être assorties d’une conséquence naturelle ou logique : une manière de l’aider à assimiler les règles, et de l’assortir d’une conséquence naturelle ou logique.
    Mais quelle est la différence entre conséquence naturelle et logique ?
    Voici un exemple de conséquence naturelle : Je demande à mon enfant de mettre son linge sale dans le panier de la salle de bain. Il ne le fait pas. Conséquence naturelle : les vêtements qui ne sont pas dans le panier ne seront pas lavés.
    En revanche la conséquence logique est imposée par l’adulte. Par exemple : si il casse un objet, il doit réparer.
    L’important est de ne pas confondre conséquence logique et punitions (qui rappelons-le, ne fonctionnent pas sur le long-terme). Dans son livre Discipline Positive, Jane Nelson propose 4 critères pour une conséquence logique efficace. C’est la règle des “quatre R” :
    • Reliée directement au comportement inadapté.
    • Respectueuse : elle ne doit pas être culpabilisante pour l’enfant.
    • Raisonnable : elle doit être proportionnelle. Exemple : On ne va pas priver un enfant de tout son matériel d’arts plastiques alors qu’il a juste dépassé sur la table avec ses crayons de couleurs.
    • Récitée en avance : l’enfant doit avoir conscience de la conséquence en amont. S’il décide de répéter un comportement inadapté, il subira la conséquence logique et pourra alors faire le lien avec sa “bêtise”.

Les enfants détestent limites mais adorent les règles – Isabelle Filliozat

Outil #2 Accueillir les erreurs de manière positive.

erreur n'est pas un échec

L’erreur n’est pas un échec (photo par Ambermb)

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Face à une erreur, il y a plusieurs manières de réagir : soit en le voyant comme un échec, soit en le voyant comme une opportunité de progresser. Bien sûr la meilleure méthode la plus efficace est d’encourager la progression et l’apprentissage.

En changeant notre vision des choses, on peut se concentrer sur des valeurs fortes et les transmettre à nos enfants pour qu’ils aillent de l’avant :

  • Patience.
  • Progression.
  • Efforts.
  • Responsabilité.
  • Estime de soi.

Posez-lui des questions régulièrement pour l’aider à valoriser ses efforts :

  • “Qu’as-tu appris aujourd’hui ?”
  • “Que sais-tu faire de plus que la semaine dernière ?”
  • “Qu’essayes-tu d’apprendre en ce moment?”

L’important est de ne pas culpabiliser l’enfant en cas d’erreur. S’il se trompe ou fait une bêtise, donnez-lui surtout l’occasion de réparer son erreur.

Exemple : Au lieu de le gronder pour un vase cassé, demandez-lui comment il peut réparer son erreur (en nettoyant par exemple).

L’erreur n’est pas un échec, c’est une occasion d’apprendre.

Outil #3 Le pouvoir des mots : utilisez la reformulation positive.

pouvoir des mots

Le pouvoir des mots (photo par Jason Rosewell)

On s’adresse souvent à nos enfants de manière impulsive. Si notre enfant n’obéit pas, ou bien prend trop de temps pour s’habiller par exemple, on répond durement, sans vraiment réfléchir à nos mots.

En leur manquant de respect, on ne les aide pas à coopérer. En réfléchissant avant de parler, on peut les aider à développer :

  • Autonomie.
  • Respect.
  • Coopération.

Le mieux est de voir des exemples de reformulation positive que l’on peut utiliser au quotidien :

Vas te brosser les dents !VSQue fait-on après le repas?
Arrête de crier.Parle doucement, j’ai besoin de calme.
Arrête de faire ça?Pourquoi fais-tu cela?
Tu m’énerves.J’ai besoin d’être tranquille.
Tu as encore cassé un verre !Qu’est-il arrivé au verre?
Range ta chambre !Comment on pourrait faire pour mieux circuler dans ta chambre?

Arrête de taper !

Agis plutôt avec gentillesse.
Ne pleure pas !Je comprends que tu puisses être triste.
Tu vas tomber !Quelles difficultés as-tu remarqué? Comment vas-tu les surpasser?
Fais vite !Nous partons dans 5 min.

À travers ces exemples, on voit que les bénéfices sont multiples :

  • L’enfant se sent compris et non pas jugé.
  • Vous l’aidez à réfléchir sur ses actes.
  • Vous l’aidez à anticiper les conséquences.

Essayez de trouver à chaque phrase du quotidien une alternative bienveillante, c’est un exercice qui n’est pas forcément naturel au début mais qui peut rapidement le devenir. Tout ceci pour le bien de votre enfant et de son développement.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Gym minimaliste : vos enfants comme exercices

Parentalité positive : ce qu’il faut retenir

On retiendra donc que :

  1. Les enfants aiment les règles, pas les limites : posez des règles en collaboration avec votre enfant. Ces règles doivent être simples, adaptées à son âge et assorties d’une conséquence.
  2. Les erreurs sont des occasions de progresser : focalisez-vous sur le chemin déjà parcouru par votre enfant et apprenez lui les valeurs fortes comme la patience, l’effort et l’estime de soi.
  3. Les mots ont une force immense : en reformulant de manière positive au lieu de réagir avec impulsion, on engage nos enfants dans une réflexion sur leurs actes. On les aide à développer autonomie, respect et coopération.

Avec ces 3 outils vous appliquez la base de la parentalité positive mais il en existe encore d’autres. L’important est de toujours se demander quelles valeurs on souhaite transmettre à nos enfants. N’oublions pas que nous sommes leur modèle. J’espère que ces outils simples et efficaces vous aideront dans votre quotidien Smile

Chang du blog ParentaliteZen.com

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2 commentaires on Adoptez les outils fondamentaux de la parentalité positive pour être (enfin) zen en famille !

  1. Merci pour ce superbe article !
    Belle continuation pour nous donner des outils positifs avec nos enfants !
    Sonia Danse Prénatale

  2. Guillaume dit :

    Beaucoup de gratitude envers toi Olivier pour avoir partagé cet article hyper inspirant pour le père de famille que je suis, et dont le but pour 2018 est de ne plus s’énerver (notamment sur mes 3 filles), et d’arriver à rebooster ma fille de 7 ans qui a pas mal de problèmes de confiance en elle (alors qu’elle est aussi intelligente que les autres). D’ailleurs, il est fort probable que les deux problèmes soient liés.
    Du coup, cet article sur la parentalité positive tombe au meilleur des moments. Je vais commencer dès demain à appliquer ces conseils, les règles, le non jugement des erreurs, et la reformulation. CA semble si simple, enfin comme tout le reste en développement personnel de toute façon, ça semble simple et évident, mais personne ne le fait jamais.
    Merci beaucoup !

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