Toujours pressé ? Voici la solutionJe réalise de plus en plus que je suis toujours pressé.

Je passe rapidement d’une tâche à l’autre, je me précipite pour prendre mon repas, je suis impatient que la méditation se termine, je me précipite au moment de lire quoi que ce soit, je m’empresse pour me rendre quelque part, je suis pressé d’achever une tâche ou un projet.

Quel est le problème ? Une telle attitude venant d’un mec qui a beaucoup écrit sur Comment ne pas se presser et Comment savourer la vie, L’incroyable pouvoir du simple fait d’être présent, Je reviens au monotâche ?

Comme toujours, lorsque j’écris ces articles, ils me servent non seulement de rappel par rapport aux choses sur lesquelles je dois travailler, mais ils vous servent également de rappel. J’ai compris qu’il faut que je travaille sur ces points, mais cela ne veut pas dire que je me souviens toujours de le faire. Cela ne veut pas dire que je suis parfait, en aucun cas.

Alors, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi est-ce que je me précipite autant ?

J’ai longuement réfléchi à la question, et la réponse semble être que mon esprit a tendance à être cupide. La cupidité dont je parle n’a aucun rapport avec l’opulence, mais mon esprit trouve une chose qu’il apprécie et en veut plus, toujours plus… et de manière toujours plus pressée.

Quelques exemples pour illustrer cette forme de cupidité :

  • J’aime le chocolat (ou le vin, le café ou les biscuits) j’en ai envie, et j’en veux plus même si je viens d’en prendre une tranche.
  • J’exécute une tâche, mais je veux aussi en faire 20 autres, car je veux en faire le plus possible. Vouloir en faire toujours plus ou tout faire illustre très bien la tendance de l’esprit à la cupidité.
  • Lorsque j’apprends, je veux avoir toutes les informations possibles sur un sujet. Je vais chercher tous les livres que je peux trouver, tous les billets ou articles de blog, tous les podcasts ou vidéos, tous les billets de forum et je veux tout lire. Bien sûr, je ne peux pas tout lire d’un trait, mais j’ai envie de le faire. J’achète 10 livres, mais je saute d’un livre à l’autre et au final, je ne parviens à en terminer aucun.
  • Quand je voyage vers une nouvelle ville, je veux tout voir — tous les meilleurs sites touristiques, tous les meilleurs restaurants végétaliens, toutes les meilleures librairies et les meilleurs musées, bref, vivre les meilleures expériences. Je ne peux évidemment pas tout faire, mais je fais mon possible pour tout découvrir pendant le court laps de temps que dure mon voyage, et faire des recherches pendant des semaines.
  • Quand je démarre ma journée, j’essaie d’y impliquer le plus d’éléments possible : faire toutes mes tâches, passer du temps avec mon épouse, faire de la lecture avec les enfants, s’entrainer et méditer, faire du yoga, faire une petite promenade, lire et apprendre de nouveaux trucs sur internet, répondre à tous mes e-mails, regarder toutes les meilleures émissions de télévision ainsi que les films, consulter tous les forums, l’actualité de même que les blogs et plus encore.
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Je me précipite, j’essaie d’intégrer tout cela à mon emploi du temps. J’essaie de tirer le meilleur parti de chaque jour, chaque voyage, chaque évènement, chaque moment. J’essaie en fait de profiter au maximum de la vie.

Je fais tout cela de gaieté de cœur — J’apprécie la brièveté de la vie, et j’aime son éclat, et je veux tout cela au cours du peu de temps qu’il me reste ici. Ce n’est pas une mauvaise chose d’en vouloir plus de la vie.

Cependant, à quoi cela sert-il de toujours en vouloir plus, de toujours vouloir tirer le meilleur parti de tout ? Cela pousse à se précipiter, à s’agripper à tout, ne jamais en avoir assez, ne jamais être satisfait, ne jamais s’arrêter, ne pas vraiment apprécier chaque moment parce que je recherche constamment à vivre de meilleurs moments.

Végéter dans la cupidité et chercher à maximiser tout ne procure pas la satisfaction. Cela crée simplement plus de convoitise.

Garder cet état d’esprit n’est en rien utile. Conserver l’envie d’en vouloir toujours plus, de tirer le meilleur parti, de se précipiter et de tout faire est plus utile. Conserve l’envie, Léo, ne te laisse pas aller.

N’essayez pas de tout faire, mais profitez plutôt du présent.

Ne vous précipitez pas, mais appréciez les moments intermédiaires autant que la prochaine activité dans laquelle vous souhaitez vous lancer.

N’essayez pas de maximiser, mais entrainez-vous plutôt à lâcher prise. Abandonnez votre cupidité, lâchez tout ce à quoi vous vous accrochez (tout avoir, tout faire), abandonnez l’envie de vous précipiter.

Chaque fois que vous sentez que l’avidité risque de prendre le dessus, contrez-la avec de la générosité.

La pratique de la générosité

Qu’est-ce que la générosité a à voir avec le fait de se dépêcher et d’essayer de maximiser chaque jour ? Dans un sens, la générosité peut consister à offrir de l’argent ou des biens à des personnes qui en ont besoin, ou à prêter mainforte là où cela est nécessaire, dans la mesure du possible. Toutefois, il ne s’agit là que d’une définition de la générosité.

En réalité, la générosité implique toutes les façons par lesquelles nous nous détournons de notre opinion égocentrique et commençons à nous tourner vers les autres. Cela pourrait simplement consister à nous tourner vers une autre personne dans notre vie et à essayer de voir ce dont elle a besoin, plutôt que de nous concentrer sur ce que nous voulons obtenir de la vie.

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Il pourrait également suffire que nous nous tournions vers cette personne pour lui donner toute notre attention en guise de cadeau. Essayez véritablement d’être présent, avec un cœur ouvert, essayant de comprendre et d’écouter l’autre personne. C’est cela l’esprit de générosité.

Lorsque vous faites quelque chose seul, l’esprit de générosité peut être tourné vers chaque moment. Cela implique de consacrer à ce moment votre pleine attention, de le considérer dans son entièreté et de le vivre à cœur ouvert. Cela aide à se débarrasser de l’état d’esprit habituel qui consiste à toujours en vouloir plus, à chercher à se satisfaire encore et toujours.

J’essaie d’avoir l’esprit de générosité, chaque fois que je remarque que mon esprit avide veut tout, en veut plus, veut tirer le meilleur parti de chaque jour. Au lieu de cela, je me tourne vers l’instant présent, vers chaque personne et chaque activité, et je lui donne en offrande mon entière attention.

Note : cet article est une traduction de l’article Why I’m Always in a Hurry, & What I’m Doing About It de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

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2 commentaires on Pourquoi suis-je toujours pressé et ce que je fais à ce sujet

  1. Adrien dit :

    Pas toujours facile de trouver le juste équilibre entre désir et lâcher prise.

  2. Blaes dit :

    Bonsoir Roland !
    Comme la vie est bizarre !
    Je pensais justement à vous et au dernier message que vous m’avez envoyé suite à un conseil. Vous n’avez plus le temps ! Vous êtes pris par toutes vos activités qui d’année en année se sont accrues. C’est super ! Vous avez une personne qui lit les messages et qui y répond une fois par semaine en précisant que tous n’auront pas de réponse. Vous n’avez plus le temps… Votre monde s’élargit, vous voyagez…. ! C’est génial !
    À un moment donné, je me suis dit “aurait-il oublié ses conseils à ses débuts ?”.
    La popularité amène à d’autres rivages… Et c’est normal. Mais ! Je me suis dit les mêmes mots écrits dans ce post : “ne voit-il pas que la vie l’entraîne dans un tourbillon certes hyper intéressant mais où tout n’est que “pressé” ? Et j’ai eu de la peine pour vous. Je sais de quoi je parle. Ma fille est comme vous. Oui ! Elle accède à une carrière. Une fonction que peu de femmes réussiraient à maîtriser. Oui ! C’est un petit génie ! Elle n’a que 30 ans. Heureusement, elle a rencontré un homme qui l’a ramène doucement vers de beaux objectifs sans pour autant se presser, vouloir à tout prix tout réussir à faire, vivre au-delà de vivre. Être généreux c’est bien mais rappelez-vous vos premiers conseils, il faut être généreux d’abord avec soi-même avant de l’être avec les autres.
    Excusez mon audace mais ma fille était comme vous. À vivre tout ce que la vie nous offre, on passe à côté d’elle.
    Ce texte est extrêmement bien écrit ! Ne le prenez pas pour vous. J’aurais dù l’adresser à tous les pressés de la vie !

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