slow life en caravane vie plus zenVous est-il déjà arrivé de prêter plus d’attention, aux bruits des moteurs en tous genres, plutôt que d’écouter le chant mélodieux d’un oiseau dans le lointain ?
Combien de fois, dans une journée, répétez-vous, “je n’ai pas le temps !”
Avez-vous déjà souhaité, des journées de 48 h pour arriver à clore, tout ce qu’il vous reste à faire ?

Vous avez répondu oui, à au moins deux de ces questions. Alors bienvenue dans le monde de la nouvelle humanité. Mon prof de philo, vous aurez sans doute dit, dans le monde insatisfait de l’être humain.

Oh rassurez-vous, je ne vous juge pas. J’étais comme vous, il y a encore peu.

Je crois qu’inconsciemment, je m’entraînais pour de nouvelles disciplines, pour d’éventuels Jeux Olympiques. Je vous jure que si les catégories courses, ménages, biberons, devenaient officiellement disciplines Olympique, j’aurais été une athlète déjà confirmée.

Les courses se transformaient en partie de labyrinthes géants. Papier d’une main, chariot de l’autre. Je courais d’un bout à l’autre du magasin, slalomant dans les rayons, tout en évitant d’écraser un orteil par ci, un autre par là. Ou de renverser la pauvre grand-mère qui elle, avait déjà compris depuis bien longtemps, que se presser c’était se stresser.

Ne vous êtes-vous, jamais demandé, comment nos arrières grands-parents, et arrières, arrières grand- parents faisaient, pour tout faire, alors, qu’ils ne connaissaient ni l’aspirateur, ni la machine à laver. Les frigos en libre-service, le dimanche soir. Pour fainéanter, encore quelques heures. Ou le numéro de la pizzéria d’à côté accroché en bonne place sur ce dernier.

Alors que je me trouvais justement en vacances dans la maison familiale, qui a vu grandir 3 générations, j’ai eu enfin la révélation. J’ai découvert le trésor enfoui de nos ancêtres :

Le lâcher prise, et l’art de prendre son temps.

Une chose était certaine, je ne pouvais plus vivre comme avant. Blogueuse littéraire depuis de nombreuses années, c’est donc vers les livres que je me suis tournée. Comme de nombreux contemporains, si j’en juge par l’émergence des rayons de développement personnel.

Note : Cet article a été écrit par Mickaéline Cuny du blog l’avis de Mickaéline

Le slow life : Quand les traditions anciennes permettent un renouveau

Ma question était, peut-on inclure le modernisme, tout en privilégiant les traditions de nos aïeux ?

Je fus surprise de constater que la jeune génération s’était déjà posé la question. Qu’elle avait compris qu’il était temps, de revenir à des valeurs plus respectueuses. Prendre soin de notre corps de notre santé, et de notre âme, tout en protégeant la nature.

Je découvris un flot d’informations traitant de l’importance, de la relaxation, de la thérapie par les plantes, du yoga, du shiatsu. De minimalisme, de permaculture etc., etc. Et de l’art de prendre son temps.l'art de prendre son temps

Les vieilles pratiques, oubliées reprennent du service. Les petites savonnettes artisanales reviennent dans les salles de bains, près de quarante ans plus tard. Ainsi que le miel et le vinaigre. L’huile d’olive, quant à elle, laisse la place à l’huile de coco.

Les bons vieux paniers en osier. Fait de nouveau la fierté des ménagères qui parcourent les allées du marché avec.

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Pour ma part, je prenais le temps de lire, non plus en marchant tout en sortant mon chien, mais, en me posant dans un parc, ou à la terrasse d’un café, où je dégustais un thé vert servi dans une jolie théière, à bas les cafés serrés dans des gobelets en plastique.

Une vie à la campagne… en caravane

Vivre dans une grande ville à 5 minutes à pied du centre de cette dernière n’est pas vraiment des plus slow. J’avais envie de mettre en pratique ce que j’avais découvert. La question était comment ?

Alors que j’étais plongée dans la lecture de l’adaptation en BD du Grand Meaulne, j’ai eu une révélation. Oui parfois, les livres peuvent être dangereux, c’est sans doute pour ça, qu’on ne cesse de les détruire lors des guerres.

Mes parents ont un grand terrain en lisière de forêt, en face de leur maison, qui ne sert à rien d’autre qu’à abriter un poulailler et un terrain de pétanque. Je décidais donc de m’y installer. Dans l’idéale j’aurais aimé, y mettre une tiny house, mais mon portemonnaie et mon banquier, trouvaient l’idée mauvaise. Qu’à cela ne tienne, j’y ai mis une mignonne caravane, que j’ai surnommé Miss Suzie.

Comme mes grands-parents, je me suis mise à cultiver mon potager, mes herbes, pour de futures tisanes. Car les hivers sont souvent longs et froids, en bordure de forêt. Comme mes aïeux, je prépare mon hiver en ramassant des baies, des fruits que je transforme en confiture et compote. Je fais sécher mon piment, pour qu’il me serve de poivre.

Mes grandes promenades en forêt me permettent de me ressourcer. De me procurer, des baies de toutes sortes. Des herbes consommables, oubliées depuis des années. Comme l’ail aux ours. De ramasser des champignons qui se marient parfaitement avec les œufs de mes poules en omelettes savoureuses.retrouver des sensations

Pour des yeux étrangers, la lenteur de cette vie, peut paraître monotone et ennuyeuse.

Pourtant c’est tout le contraire. C’est une vie faite, de calme, de zen, et d’observation. Comme par exemple, de voir grandir une famille de petits faons. Qui chaque jour s’approchent un peu plus près, de votre habitation. Parce qu’ils savent qu’ils ne risquent rien. Et que vous mettez à leur disposition, une grosse coquille en plastique remplie d’eau.

Toutes ces activités permettent de faire de la méditation active, ainsi que du sport. Autant de choses que je n’arrivais pas à mettre en place avant, faute de temps ! De la marche en forêt pour s’alimenter. Du jardinage, et même de la natation. Le fait d’être coupé du monde, avec une petite piscine, permet de prendre une heure pour faire quelques longueurs ou de l’aquagym. Les jours de canicule afin de se rafraîchir, le reste de l’année en prévention. Bon d’accord il y a la pompe à chaleur. Mais ne vous attendez pas non plus à une eau à 20°, en hiver, elle avoisine plutôt les 10 à 15°, ce qui est idéal pour la circulation sanguine.

En été, les dimanches devant la télé, et les jeux vidéo, ont été remplacés par les pique-niques entre amis, au bord d’un étang. L’occasion de s’adonner à des jeux d’eaux moins solitaires.

Croyez-le ou non, je n’ai jamais autant pratiqué, le repas dansant. Moi qui suis aussi souple qu’un fer à repasser, je me trémousse sur la piste, au même titre que les autres. C’est à celui qui vocalisera le plus haut. Une vraie thérapie par la chanson, le rire et la danse.

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Une vraie maison mais en plus petit.

une maison en plus petit

La question que me pose la majorité des gens : « Mais en hiver tu vas faire comment ? »

Euh, en fait, il existe une invention géniale, qui s’appelle chauffage. Un petit poil à bois, qui réchauffe l’atmosphère, tout en répandant des effluves de soupes. Ou qui garderait au chaud ma bouilloire, pour mes thés, et tisanes, aurait été l’idéal. Malheureusement, un simple radiateur, chauffe cette petite maison. C’est tout de suite beaucoup moins romantique.

Miss Suzie, a tout le confort de mon appartement, et bien plus encore. Puisque pour l’équiper, j’ai pratiqué le célèbre jeu du Minsgame, bien connu des minimalistes. Chaque jour, tu dois retirer des objets personnels, qui te semblent superflus. La règle en retirer autant que le jour du mois. C’est-à-dire, 1 le premier jour, 2 le deuxième, 3 le troisième, comme ça jusqu’à 30 ou 31 suivant les mois.

J’aimerais vous dire que je n’ai aucun objet superflu mais c’est faux. Cependant il y en a très peu, et beaucoup de rangements sont restés vides. Jusqu’à ce jour.

Une caravane, comme une maison, comporte, un coin-cuisine, une salle pour la toilette et les besoins, une pièce à vivre. Et chose très importante à mes yeux, une chambre avec des portes, pour pouvoir être tranquille la nuit, afin que mes 4 pattes ne s’invitent pas sur le lit. Depuis que j’y habite, les portes, restent systématiquement ouvertes, pour leur plus grand plaisir.

Si petite et déjà tout d’une grande.

Fini les bacs à litières qui envahissent la maison, à la vue de tous. Maintenant, il est bien rangé dans un placard sous la penderie. Je n’ai eu qu’à retirer la porte pour qu’ils puissent y accéder.

Miss Suzie ne fait que 12 mètres carrés, que j’occupe à plein temps. Pas comme mon appartement dans lequel j’occupais que 20 mètres carrés des 65 qu’il comptait.

Si j’ai mis mon ordinateur et un lecteur DVD portable, en revanche, je n’ai pas installé la télévision. Le spectacle est au-dehors. En ce moment le brâme commence, et j’aime à veiller afin de l’entendre. Parfois, ces braillements me servent également de réveil-matin. Surtout lorsque la biche cherche, ou défend ses petits. Il y en a un que j’ai surnommé Bambi, il est fier, téméraire, et aventureux.

Cet été j’ai fait une rencontre digne de St Exupéry, j’ai croisé un renard. Malheureusement je n’ai pas pu l’apprivoiser, il s’est sauvé avant.

La vie en caravane, m’a rendue plus zen, notamment grâce au slow life en caravane. Ça m’a même soigné de ma honte, d’être une dys. J’ai trouvé mon paradis sur terre. Cette vie, simplifiée et ralentie, me rend plus productive. Avec cette particularité, inexplicable, elle me donne plus de temps. J’ai le temps de jouer, avec mes animaux, du temps pour ma famille, et mes amis. Du temps pour vivre tout simplement.

Tentez l’expérience, de ralentir votre vie, et regardez ce que cela donne pour vous.

Mickaéline, littéraire Dys du blog L’avis de Mickaéline

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Un commentaire on Vers une vie plus zen, grâce au slow life en caravane

  1. Maidan dit :

    Oui, l’art est très intéressante et des informations très importantes sur la vie quotidienne
    Je suis satisfaite
    Merci beaucoup 😊

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