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C’est ainsi que vous vaincrez votre peur de l’échec (et ça ne vient pas de moi)

comment vaincre la peur de l'échec

Comment vaincre votre peur de l’échec ? Tout d’abord, laissez-moi vous racontez une petite histoire !

Cet article invité a été écrit par Victor Vieira du blog Synopsis – offrir une vue d’ensemble sur soi et sur le monde, afin d’être plus heureux !

Une histoire [1] raconte que Pablo Picasso, un petit matin lorsqu’il était assis dans un joli et lumineux café, en train de griffonner sur une serviette, eut un échange riche d’enseignement pour l’article de ce jour. C’était un vieil homme déjà à cette époque.

Il ne le savait pas, mais une femme assise près de lui, le regardait avec admiration.

Quelques minutes plus tard, Picasso terminait son café, frottait la serviette et allait la jeter.

– Mais la femme l’arrêta et lui dit : « Puis-je avoir cette serviette ? Je vous l’achète. »

– « Bien sûr », dit Picasso. « Ça fera vingt mille euros. »

– La femme abasourdie, lui dit : « Quoi ? Il vous a fallu seulement deux minutes pour dessiner cela ! ».

– « Non, madame, » répondit Picasso : « Il m’a fallu plus de 60 ans pour dessiner ceci. »

1. La maîtrise prend du temps

Picasso a vécu jusqu’à 91 ans. Quand il est décédé en 1973, il avait amassé une fortune d’environ 600 millions d’euros, et son art était devenu célèbre dans le monde entier.

Il faut le dire, son œuvre a été exceptionnellement prolifique. Le nombre total d’œuvres qu’il a produit a été estimé à 50 000, comprenant un grand nombre de peintures, dessins, sculptures, céramiques, gravures, tapisseries, et autres croquis.

tableau picasso histoire la maitrise prend du temps

En affinant son art pendant des décennies, Picasso a finalement atteint un point où il pouvait facturer vingt mille euros pour une serviette griffonnée en seulement deux minutes. Ou du moins, ça lui permettait de livrer une « sacrée réplique » !

On ne peut pas non plus dire si cette histoire est vraie… peut-être que la serviette fut donnée sans rien en contrepartie. Seulement dans un tel cas, la morale de l’histoire n’aurait jamais pu être aussi intéressante, d’autant plus que sa réponse met le doigt sur une chose fondamentale :

C’est que maîtriser quelque chose quelle qu’elle soit, prend du temps.

Par conséquent, nous devons être constants dans notre activité, persister dans notre pratique. Pour ce faire nous devons pouvoir faire des erreurs, et ce sans perdre de l’élan, ou arriver au stade d’abandonner.

Si vous voulez réaliser certains de vos rêves et que la peur de l’échec vous bloque ou vous ralentit, prenez le temps de bien lire ces deux phrases :

  • Pour devenir vraiment bon dans l’activité que vous faites, vous devez être à l’aise avec le fait d’échouer dans cette dernière.
  • Pour devenir l’un des meilleurs, vous devez être prêt à échouer plus que quiconque autour de vous.

2. Pourquoi échouer est si effrayant ?

Quand vous étiez enfant, vous n’avez pas hésité longtemps pour apprendre à marcher.

Peu importe les résultats obtenus lors de la première tentative. Vous avez continué d’essayer et ce quoi qu’il arrive.

Vous vous êtes levés, vous avez fait un pas, vous êtes tombés, vous vous êtes cognés, vous avez peut-être même pleuré une minute ou deux. Puis vous vous êtes relevés et vous avez essayé encore, et encore.

Abandonner ne vous a jamais traversé l’esprit.

À aucun moment, vous vous êtes arrêtés pour vous dire : « Je suis nul à ça ! Je suppose que marcher n’est pas fait pour moi après tout. »

Manifestement, éviter l’échec est quelque chose qu’on apprend plus tard dans la vie. Quelque part en chemin, la plupart d’entre nous deviennent effrayés par l’échec.

Nous avons peur d’échouer.

Peut-être que nous avons peur de l’échec, parce que le monde dans lequel nous vivons n’a pas tendance à le valoriser, à commencer par le système scolaire (mais nous n’allons pas rentrer dans ce genre de détails ici).

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Nous apprenons que c’est gênant d’échouer et que d’autres pourraient nous en vouloir, nous juger ou pire, se moquer de nous.

Et quand cela se produit, nous arrêtons tout simplement de tenter de nouvelles choses, on fuit tout ce dans quoi on pourrait échouer. Ainsi nous continuons de faire ce que l’on sait déjà faire… (c’est un cercle vicieux).

3. Nous commençons à échouer à l’échec

Évidement le problème, c’est que cela nous limite gravement.

Dès que nous acceptons l’idée que l’échec est quelque chose de mauvais, chaque tentative infructueuse envoie le signal que nous devrions arrêter d’essayer. Et même si ce raisonnement nous permet de nous sentir en sécurité, il nous empêche également de réaliser notre plein potentiel.

Notre état d’esprit joue un rôle essentiel là-dedans ! Je vous résume cela dans une vidéo sur les mindsets. J’y présente un grand nombre d’études scientifiques (menées par des chercheurs d’Harvard, de Stanford, de Columbia…) sur le pouvoir de notre mental et l’effet de nos croyances dans des cas de figure bien différents. Vous trouverez d’ailleurs les liens de ces études en description de la vidéo. En bref :

« Crois ce qu’il t’est utile de croire.

Ne crois pas quelque chose juste parce que ton esprit te dit d’y croire. »

Parce que la seule façon de devenir grandiose à quelque chose, est d’être prêt à échouer. Encore et encore.

Le succès exige l’échec, les tâtonnements. Ainsi, nous devons agir et ce malgré notre peur de l’échec.

Comment agir pour vaincre la peur de l’échec ?

la librairie des stoiciens la sphère des objets

4. La sphère des objets

Dans le stoïcisme (un courant philosophique antique), il y a un concept connu sous le nom de « sphère des objets », qui fait une distinction entre :

  • « Objets internes » — ce que nous pouvons contrôler. Par exemple, notre caractère, nos valeurs et notre comportement.
  • « Objets externes » — des choses que nous ne pouvons pas contrôler. Par exemple, le passé, une grande partie du monde naturel, et les pensées et le comportement d’autres personnes.

Le philosophe stoïcien, Epictète pensait que l’on devait exclusivement se concentrer sur les choses internes et laisser aller les choses externes à notre contrôle.

Il y a des choses qui dépendent de nous, il y en a d’autres qui n’en dépendent pas” – Epictète

Ce n’est que lorsque nous cessons de nous inquiéter de ce qui nous échappe, c’est-à-dire qui n’est pas sous notre contrôle, que l’on peut aller mieux.

Mais c’est surtout lorsque l’on concentre toute notre attention sur ce qui est sous notre contrôle que nous pouvons avoir la paix et l’esprit tranquille.

Laissez aller ce que vous ne pouvez pas contrôler

J’ai trouvé la sphère des choix très efficace pour faire face à mes craintes d’échec.

Ce n’est pas toujours facile, mais prendre le temps pour réfléchir avec l’apport des stoïciens m’aide toujours. De quoi ai-je peur ? D’une chose que je peux contrôler ?

À peu près chaque fois que je m’assois et que j’écris, j’ai soudainement une série de pensées me faisant peur (et assez méchantes) qui me traversent la tête. Habituellement, ça donne quelque chose comme ceci :

« Pour qui te prends tu ? Personne ne voudra lire ça. Mec, ton écriture est ennuyeuse ! Tu n’as rien à dire, rien d’intéressant…Sinon ça se saurait, n’est-ce pas ? Allez, met cet article à la poubelle et va faire autre chose ! »

Dans le passé, ces pensées négatives prenaient souvent le dessus sur moi. Mais ça va mieux depuis que j’ai appris et compris que je n’étais pas mes pensées : je suis celui qui les entend.

Et c’est le cas, puisque mes pensées appartiennent à la catégorie des choses extérieures. Je ne peux pas contrôler les pensées qui me viennent à l’esprit à un moment donné, et par conséquent je ne m’inquiète pas à ce sujet.

Mes écrits, quant à eux, appartiennent à la catégorie des objets internes. C’est tout à fait parmi les objets que je peux contrôler. Je peux toujours décider de continuer à taper sur mon clavier. C’est d’ailleurs ce que je fais là !

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Peu importe ce avec quoi mon cerveau m’étouffe, quelle que soit la peur je continue de taper sur mon clavier jusqu’à ce que j’aie atteint mon objectif d’écriture de la journée.

(Cet article est aussi ici un manifeste pour moi et me dire qu’il faut que je continue d’écrire)

5. L’opinion des autres

C’est une autre facette de l’écriture, et ça a été un gros problème pour moi. Il m’arrive parfois de retourner dans ce genre de période.

Si vous avez déjà créé quelque chose et que vous l’avez montré au monde entier (aka internet), je suis certain que vous comprendrez.

Obtenir de bonnes réactions est très agréable. Mais recevoir un mauvais retour est carrément affreux.

Si vous obtenez 100 réponses positives suivies d’un commentaire négatif, c’est ce dernier qui vous restera à l’esprit.

la peur de l'échec dépression

Donc pour devenir vraiment grandiose dans ce que vous faites, vous ne pouvez tout simplement pas vous soucier de ce que les autres pensent. Enfin, du moins pas autant que vous le faites, si vous êtes comme moi.

Rappelez-vous, les pensées et le comportement des autres appartiennent à la catégorie des objets externes, ainsi ne vous prenez pas la tête : vous devez simplement les traiter avec une dose saine d’indifférence. Il s’agit de trouver un juste milieu (certaines remarques permettent aussi de progresser). Sachez juste cette chose :

Vous n’aurez jamais l’approbation de tout le monde, alors ne perdez pas votre temps à essayer.

6. Comment surmonter votre peur de l’échec ?

À partir de maintenant, à chaque fois que vous éprouverez la peur de l’échec, rappelez-vous la sphère des objets.

  • Si vous trouvez que votre préoccupation concerne quelque chose d’extérieur, exercez-vous à laisser tomber. Rappelez-vous que c’est une perte de temps de s’inquiéter de choses que vous ne pouvez pas contrôler.
  • Si l’objet de votre préoccupation est interne, utilisez-le comme déclencheur pour prendre des mesures. Cessez de penser et commencez à agir.

Essayez d’être comme cet enfant qui apprend à marcher. Tombez sans vous soucier de la façon dont les autres perçoivent votre chute, ou ce à quoi vous ressemblez. Puis faites-le à nouveau : relevez-vous et ressayez. Encore. Et encore. C’est ainsi qu’on devient le meilleur.

Vous éviterez de trop subir l’influence de l’extérieur, des autres, je sais que cela est très compliqué au début. Mais à terme cela peut avoir des effets dramatiques, comme pour certains d’entre nous dans leur quête de bonheur.

Par exemple, c’est le cas de l’imbécile heureux qui en arrive au burnout (le faux bonheur dont il faut se prémunir). L’individu subi de pleins fouet l’influence de la société, sans se poser de questions, jusqu’au jour où il réalise le mensonge : on ne vit pas notre rêve, mais celui auquel on nous dit de croire…

Rappelez-vous de ça pour vaincre votre peur de l’échec :

Mesurez votre succès non pas par votre capacité à éviter les erreurs, mais plutôt par votre capacité à vous relever et à faire le travail, quoi qu’il arrive.

Comme le disait François Mitterrand, et c’est l’objet d’un article que je vous présente juste en dessous : « La pire erreur n’est pas dans l’échec, mais dans l’incapacité de dominer l’échec ».

Picasso était prêt à créer 50 000 œuvres d’art pour bâtir son héritage. Qu’êtes-vous prêt à faire ?

Ne serait-il pas temps de voir l’échec autrement ? C’est le thème de cet article, comprendre comment réussir après un échec.

« Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant. » – Pablo Picasso

Dîtes-moi en commentaire si vous aussi vous vous reconnaissez dans les mots que j’ai pu écrire. Quelle peur avez-vous du mal à surmonter ? Est-ce l’écriture comme moi ?

ne pas avoir peur de l'échec se releverN’hésitez pas à laisser des commentaires, vos commentaires aident énormément à progresser

Victor Vieira du blog Synopsis

Crédit photos : Andrea Piacquadio, Zhuoqian Yang, Giammarco Boscaro, Gerd Altmann, Ian Kim

[1] Il existe différentes versions à cette histoire. Celle-ci est tirée du livre génial de Mark Manson : The Subtle Art of Not Giving a F*ck : A Counterintuitive Approach to Living a Good Life (ou en français : L’Art subtil de s’en foutre : Un guide à contre-courant pour être soi-même).

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6 commentaires
  1. Il y a surement différentes sortes d’erreurs.Il y des erreurs fatales qu’il ne faut pas les répéter.
    Mais,je sais quelles erreurs vous voulez dire.les erreurs pour apprendre.
    Mais doit -on connaitre les compétences à devoir connaître pour progresser,car il y a des personnes que malgré qu’ils répètent ,ils ne progressent pas.

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