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Les rationalisations dont votre cerveau rêvera !

gérer les rationalisations« Fiston, tu déplaceras des montagnes ». ~Dr. Seuss, dans Oh, The Places You’ll Go !

Quand je travaille avec des gens pour les aider à changer leurs habitudes et à plonger sans peur dans un travail significatif, il y a un obstacle commun qui se dresse sur leur chemin, encore et encore.

Cet obstacle, ce sont les rationalisations du cerveau. Il s’avère que le cerveau humain est extrêmement doué pour trouver de puissantes rationalisations qui semblent vraies et qui protègent le cerveau contre toute action effrayante, inconfortable ou incertaine.

Lorsque nous sabotons nos efforts dans la quête d’un changement d’habitude, c’est à cause des rationalisations.

Lorsque nous trouvons des raisons de tergiverser et de ne pas accomplir un travail significatif, c’est à cause des rationalisations.

Voici quelques exemples courants de rationalisations qui nous bloquent dans l’accomplissement de nos objectifs :

  • Je suis trop occupé, je n’ai pas le temps en ce moment. (En fait, vous avez le temps, sauf que vous le consacrez à des tâches inutiles, remettant ainsi à plus tard les choses importantes).
  • Je suis trop fatigué pour le faire maintenant. (Mais vous avez l’énergie pour tout le reste, n’est-ce pas ? C’est simplement une question de priorité. Gardez en tête que rien ne vous oblige à vous tuer à la tâche quand vous êtes fatigué et que vous pouvez vous contenter d’en faire un peu).
  • J’ai vraiment besoin de faire le ménage en ce moment. (Non, ce n’est pas le cas).
  • C’est normal de prendre une minute pour vérifier les courriels (ou les messages). (Oui, mais le problème est que si vous acceptez cette rationalisation, vous continuerez à l’accepter, et vous saboterez ensuite vos efforts).
  • Cette tâche n’en vaut pas la peine, car elle ne fera pas assez de différence. (Vous n’en savez rien ; vous minimisez cette tâche juste pour ne pas l’accomplir).
  • Je ne suis pas un lève-tôt. (Vous n’avez pas à l’être, essayez simplement de vous ouvrir à l’expérience).
  • C’est trop dur, je ne veux plus le faire. (Vous pouvez en faire un peu plus, et ce n’est pas trop dur, vous pouvez y arriver).
  • C’est accablant, il y a tant de choses à faire. (Concentrez-vous uniquement sur la prochaine petite étape).
  • J’ai été interrompu (par des visiteurs, des voyages, une maladie, une crise, etc.) et maintenant il m’est difficile de recommencer. (Contentez-vous de recommencer en faisant le plus petit pas possible en avant).
  • Je me sens découragé. (Trouvez un moyen de vous encourager).
  • Je n’en ai vraiment pas envie maintenant. (N’attendez pas d’en avoir envie, faites-le, c’est tout).
  • J’ai échoué tant de fois dans le passé, ce n’est pas maintenant que les choses vont changer. (Vous pouvez changer les choses, essayez).

Comment gérer les rationalisations ?

  • Je ne sais pas comment faire. (Oui, mais vous pouvez trouver une solution).
  • Il n’y a pas de mal à remettre à plus tard cette fois-ci. (Sauf que vous savez que cela conduit généralement à de mauvais résultats ; cela vous nuit de procéder ainsi).
  • Je dois faire ces autres tâches maintenant. (Est-ce réel, ou est-ce que vous rationalisez ?).
  • Je risque de tout faire foirer et tout le monde va me prendre pour un idiot. (Vous n’en savez rien, et le fait de spéculer sur ce sujet ne vous aide pas, il vaut mieux vous concentrer sur ce que vous devez faire maintenant. Par ailleurs, dites-vous que l’échec est une bonne chose, parce que c’est en échouant que vous apprenez).
  • Je peux le faire plus tard. (Oui, bien sûr que vous pouvez, mais vous pouvez également le faire maintenant).
  • Je n’ai pas vraiment besoin de faire cela, j’ai déjà fait beaucoup de choses, et ce n’est pas si nécessaire. (C’est vrai, sauf qu’il s’agit d’une chose que vous avez décidé de faire, alors faites-le !).
  • Je ne suis pas assez fort (balivernes).
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Je considère toutes les rationalisations susmentionnées comme étant des balivernes. Les rationalisations sont des mensonges que nous inventons dans notre esprit pour fuir l’inconfort et l’incertitude. Il est tout à fait compréhensible que nous inventions ces rationalisations, mais nous n’avons pas besoin d’y croire.

Il est temps de comprendre que nous pouvons plonger au cœur de l’inconfort et de l’incertitude et être tout à fait à l’aise. Le monde ne s’arrêtera pas et nous ne nous écroulerons pas. En fait, tout cela ne fera que nous rendre plus forts, meilleurs, plus résistants.

Voici comment faire face à ces rationalisations totalement inutiles.

surmonter les rationalisations

Comment gérer les rationalisations ?

Surmonter les rationalisations, c’est en prendre conscience et ne pas y croire.

Mes principales suggestions sont donc les suivantes :

1. Notez vos formules de rationalisations (faites une liste de celles que vous utilisez régulièrement)

2. Ne croyez à aucune de ces rationalisations et ne suivez aucune d’entre elles (enlevez-les de votre esprit !)

Cela dit, voici d’autres conseils que vous pouvez appliquer pour mieux gérer les rationalisations :

1. Prenez de plus en plus conscience des rationalisations à mesure que vous les utilisez. Une fois que vous commencez à prendre conscience des plus courantes, notez-les.

2. Trouvez des contre-arguments basés sur l’expérience réelle. Il y a une part de vérité dans presque toutes les rationalisations — vous êtes fatigué, vous risquez d’échouer, vous êtes occupé, éviter cette tâche juste une fois ne vous fera pas de mal. En dépit de ces fragments de vérités présents dans les rationalisations, elles ne sont pas vraies. Être fatigué ne signifie pas qu’il faut ignorer une tâche, mais plutôt qu’il faut structurer sa vie de manière à se reposer davantage ou à donner la priorité aux choses importantes pour les moments où l’on n’est pas fatigué. Vous pouvez échouer, mais ce n’est pas une raison pour abandonner. Trouvez un meilleur contre-argument pour vos rationalisations les plus courantes, et notez-les. Souvenez-vous-en quand la rationalisation s’installe.

3. Arrêtez de croire aux formules de rationalisation — dites-vous que ce sont des balivernes. Oui, commencez à les qualifier de mensonges. Dites : « Bien essayé, cerveau, je sais que tu as peur, mais je le ferai malgré tout ». “Boostez le moral” de votre cerveau, puis plongez à nouveau dans la tâche.

4. Concentrez-vous sur le plus petit pas à faire. Si vous êtes fatigué, débordé, effrayé, occupé ou si vous avez l’impression que c’est trop dur, éliminez cette objection en fragmentant le projet ou la tâche en quelque chose de plus petit. Rédigez un paragraphe au lieu d’écrire pendant une heure. Remplissez les premières lignes de votre déclaration d’impôts au lieu de vous occuper de toute la tâche. Méditez l’instant de cinq inspirations et expirations au lieu de 20 minutes. Concentrez-vous entièrement sur une petite partie de la tâche au lieu de vous préoccuper de tout le reste.

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hacker votre cerveau

5. Ne négociez pas. Déterminez à l’avance ce que vous voulez vous engager à faire. Lorsque le moment sera venu de le faire, votre cerveau commencera à utiliser la tactique classique de la négociation. Ne négociez pas. Vous avez déjà pris votre décision d’accomplir la tâche, ne la remettez plus en question. Faites ce que vous avez décidé de faire ! Vous pouvez repenser à cette décision plus tard, mais uniquement après avoir accompli la tâche et non pas quand vous êtes confronté à l’inconfort de la tâche et que vous souhaitez la fuir.

6. Apprenez à entamer la tâche dans la plus grande simplicité. Croyez-le ou non, vous pouvez entamer la tâche à laquelle vous résistez avec facilité. Tout réside dans la pratique : il vous suffit en effet de faire le prochain pas qui s’impose, puis le pas suivant et ainsi de suite. Si je dois par exemple méditer et que mon cerveau essaie de me convaincre que cela est inutile, alors je me déplace simplement jusqu’à mon coussin de méditation. Puis je le ramasse et je me dirige vers l’endroit où j’aime méditer. Je pose ensuite le coussin et je m’installe et là je lance mon minuteur. Chaque étape est si facile que je n’ai même pas besoin d’y penser. J’agis simplement.

7. Apprenez à vous diriger vers ce à quoi vous résistez. Nous avons l’habitude de fuir les tâches auxquelles nous résistons le plus, mais nous pouvons prendre l’habitude d’aller vers elles au moins quelques fois par jour, sinon plus.

8. Rappelez-vous pourquoi c’est important de faire ce que vous devez faire. Personnellement, j’essaie de me rappeler mon but et ma mission — je fais cela par amour pour les gens que je sers. Lorsque je médite sur ce qui se passe dans le cœur des gens que je sers, cela me fait avancer dans la bonne direction. Par contre, quand je me laisse guider par la peur ou l’inconfort, je vais généralement dans la mauvaise direction. Je dois donc me souvenir de la raison pour laquelle je fais ce que je fais.

Je crois que vous pouvez gérer les rationalisations et les surmonter si vous les qualifiez de balivernes et si vous mettez ces idées en pratique.

« Vous avez un cerveau dans votre tête, vous avez des pieds dans vos chaussures, vous pouvez vous diriger dans n’importe quelle direction que vous choisissez ».

~Dr. Seuss

Article original écrit par Léo Babauta.

Si vous cédez régulièrement à la procrastination, alors on peut logiquement en déduire que vous avez du mal à gérer les rationalisations sur ce plan. C’est donc pour vous aider que je partage avec vous, dans la vidéo ci-dessous, quelques astuces pour en finir avec la procrastination. Voyez plutôt !

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2 commentaires
  1. Bonjour Olivier😊, merci pour ce message, une fois de plus tu as deviné que je procrastinais, mais l’avantage avec tes conseils, c’est que je retrouve le courage et la force d’avancer et de faire un pas tous les jours, j’ai pas encore atteint le quota de 300 abonnés, je dois encore travailler là dessus avant de rejoindre le groupe élite, sinon les produits sont près, et au niveau de l’avatar, je dois encore bien cibler car je désire travailler pour une audience vraiment intéressé, et avec qui je pourrai aller sur le long terme.
    D’une part dans mon blog il y’a la vente des produits physiques, et d’autre part la formation. Sinon merci Olivier , j’y travaille, j’ai hâte de vous rejoindre😊 Merci pour tes encouragements, je suis a un pas de la sortie c’est pas maintenant que je vais abandonner. Je ne veux pas perdre cette opportunité je vais me battre jusqu’au bout, c’est mon rêve, Merci mil fois Olivier.

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