Cet article a été rédigé par Magali, du blog Parents du 21ème siècle

parent et rebelle intelligent

Voilà, vous n’avez pas écouté les bons conseils de vos parents et de grand-tante Monique qui vous disaient de ne surtout pas vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale maintenant. Avec des enfants ??? Quelle folie !!

Bienvenue au club des rebelles intelligents qui croient que l’on peut à la fois vouloir vivre de sa passion et être (jeune) parent. Car pourquoi pas ? En entreprenant aujourd’hui, vous transmettez par l’exemple à vos enfants des attitudes clés pour leur future réussite et leur épanouissement : aimer apprendre, faire preuve de créativité, prendre soin de soi et de ses rêves…

Mais, ne nous le cachons pas, le chemin -pour enthousiasmant et intelligent qu’il soit- n’est pas un long fleuve tranquille. Amateur de challenges, vous êtes au bon endroit !

Et quelques habitudes zen ne seront pas de trop pour vous aider à surmonter les obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur votre chemin.

Qui suis-je pour vous parler d’entreprendre zen avec des enfants ?

Je suis l’auteur du blog Parents du 21ème siècle, maman de 3 enfants, dont des jumeaux de 10 mois… et 3 ans de pratique de la méditation de pleine conscience au compteur 😉 Pourtant, j’ai beau écrire dans le domaine de l’éducation, me passionner pour les enfants… il m’arrive aussi parfois de me sentir épuisée, démunie, au bord du craquage ! Et si vous visitez ce blog aujourd’hui, en recherche d’habitudes zen, c’est que vous aussi devez faire partie de ce club ultra sélect qui doit bien rassembler… 99% des parents 😉

(Et si non, écrivez-moi et dites-moi comment vous faites !!!)

Pour moi, le dernier (gros) craquage c’était cet été. Rien de bien grave pourtant. Simplement un gros manque de sommeil… allez je vous dévoile mon agenda de cette semaine-là :

  • 22h : mes 2 bébés de 4 mois qui peinent à s’endormir (à la maison en Malaisie ils s’endorment à 19h30 avec la tombée de la nuit, mais voilà nous étions en vacances en France, il faisait jour très tard, les voilà complètement perdus)
  • 23h : bébés enfin couchés
  • minuit : dernières activités importantes de la journée terminées, ouf, je peux enfin dormir
  • 3h : ma petite fille de 4 ans me secoue “maman, j’veux faire pipi”
  • 3h30 : bébé n1 réveillé, puis bébé n2
  • 4h : bébé n2 rendormi. Zut bébé n1 ne se rendort pas, argh…
  • 6h : bébé n2 enfin de retour dans son lit
  • 7h30 : zut, j’arrive toujours pas à me rendormir
  • 8h : bébé n1 se réveille
  • 8h01 : la nuit est finie

Alors pour moi, cette semaine-là, le craquage, c’était quelque part entre 4h45 et 6h le matin !

parent stress craque

Une aventure, des moments de doute…

Si je vous raconte cela, c’est parce qu’il me semble que nous passons tous par ces moments de découragement, de fatigue, de doute “j’y arrive pas” “mais que se passe-t-il ?” qu’est-ce que j’ai raté ?” Même si n’osons pas toujours en parler autour de nous, de peur d’être jugés comme parents “incompétents” “dépassés”. Car il semblerait que, quelles que soient nos limites, nos enfants sont là pour nous pousser à les dépasser… S’il est tentant de leur en vouloir, il peut être plus intéressant de les en remercier, car c’est ainsi et grâce à eux que nous continuons de grandir dans notre vie d’adultes.

Alors, cette semaine-là où j’étais en plein dans la difficulté, il m’est venu une idée : “et si je partageais avec vous les ressources qui me “sauvent” au milieu de la nuit ?”. Ces ressources que j’ai patiemment testées, oubliées, remises au goût du jour ces dernières années. Et si elles pouvaient vous être utiles à vous aussi, le soir au moment des devoirs, une nuit d’insomnie, un matin après avoir laissé petit loup en pleurs à l’école ?

Voilà donc mon top 3 des meilleures habitudes pour rester zen en plein craquage !

Habitude n°1 : Rire !

C’est devenu un réflexe ces derniers mois : quand c’est dur, appeler le rire à la rescousse.

Comment ?

  • Avec un sketch de Gad El Maleh : le ski, la natation… mes préférés, j’ai dû les voir 200 fois 😉
  • Avec un replay de la revue de presque de Nicolas Canteloup
  • Avec une chronique radio de Guillaume Meurice

On est d’accord, l’humour, c’est très personnel. Alors je vous invite à vous faire votre équipe gagnante : quel est le top 3 de vos humoristes préférés ?

rire joie destresser

Retrouver un rire d’enfant 🙂

Pourquoi ça marche ?

Bien sûr, ça paraît évident : rire, ça fait du bien ! Mais c’est aussi archi-prouvé scientifiquement : le rire provoque la sécrétion d’ocytocine, l’hormone du bien-être. C’est ainsi qu’un médecin indien, le Dr Madan Kataria, a inventé le “yoga du rire” – au succès mondial grandissant – à l’origine dans le but de soulager ses patients atteints de maladies graves.

Habitude n°2 : S’apaiser

La méditation est une approche à la mode, et ce n’est pas sans raison. Mode récente en Occident, millénaire en Asie.

méditer bulle calme destresser

S’offrir quelques instants dans une bulle…

Le tout, c’est de trouver LA méditation qui vous convient au moment où vous craquez : suivre son souffle, qui est la forme la plus classique de méditation, n’est pas nécessairement la plus facile quand on est énervé ou découragé. En tout cas pour moi ça ne l’est pas.

Je trouve les méditations autour de la bienveillance, de la gratitude particulièrement aidantes parce qu’elles me ramènent plus immédiatement à mon amour pour mes enfants et à toutes les bonnes raisons pour lesquelles je suis encore debout à 4h45 ce matin.

Je partage avec vous mes préférées :

  1. Méditer jour après jour, de Christophe André : des méditations simples et courtes, 100% laïques, inspirées du programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) fondé par John Kabat-Zinn
  2. Self-Compassion Step by Step, The Proven Power of Being Kind to Yourself, de Kristin Neff : mon programme chouchou, celui que j’écoute en boucle les nuits trop courtes. Kristin Neff a créé ce programme inspiré de sa double expérience : chercheur mondialement réputé pour ses travaux sur la bienveillance pour soi-même et maman d’un petit garçon autiste qui a mis ses théories à la rude épreuve de la vie. À ma connaissance, ce programme n’a pas été traduit en français, mais pour une introduction, un de ses livres est disponible dans la langue de Molière : S’aimer, comment se réconcilier avec soi-même, aux éditions Belfond.
  3. Jack Kornfield, au positionnement original : scientifique réputé et maître bouddhiste, qui a fait connaître la méditation aux États-Unis depuis les années 70. Des méditations exceptionnellement apaisantes et bonnes nouvelles, certaines de ses méditions ont été traduites en français comme « Méditations guidées, Six pratiques essentielles pour entretenir l’Amour, la Conscience et la Sagesse ».
  4. Thich Nhat Hanh : grand maître zen, vietnamien, vivant en France, cité par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix pour son engagement pacifiste dans la guerre du Vietnam. Une inspiration bouddhiste, mais un message d’une telle sagesse universelle qu’il peut aussi être valablement reçu dans un esprit purement laïque. Ses enregistrements sont disponibles en français et en anglais sur YouTube.

Pourquoi ça marche ?

Encore plus que pour le rire, les effets bénéfiques de la méditation pour notre santé physique et mentale ont été validés par des milliers d’études scientifiques. Alors, ça vaut la peine de sortir des idées reçues sur une pratique qui suscite encore beaucoup d’interrogations et de tester 😉

Habitude n°3 : Travailler

Side view portrait of happy casual young business mom holding her newborn cute babe while working on laptop in home office interior. Smiling working mother using pc computer and nursing new born child

Travailler pour retrouver sa bonne humeur !

J’ai la chance, comme beaucoup d’entrepreneurs d’adorer ce que je fais, de travailler par plaisir. Alors quand je suis debout en pleine nuit, j’apprends en regardant les vidéos d’Olivier Roland. J’écris. Je réponds aux messages de mes lecteurs…

Pourquoi ça marche ?

À l’inverse de la méditation qui consiste à être avec ses émotions et à les apprivoiser, il s’agit là tout bonnement d’une stratégie de fuite : je pense à autre chose !

Et en me centrant sur autre chose, de préférence quelque chose de plaisant, les émotions fortes de colère “j’en ai marre !”, de peur “je vais être crevée demain”, de doute “mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi ils ne dorment pas ?” s’apaisent tout doucement. Et laissent la place à la satisfaction d’avoir appris quelque chose de nouveau, d’avoir accompli quelque chose dont je suis fière…

Cette astuce n°3 n’est pas scientifiquement prouvée, mais d’expérience, ça marche 😉

Comment ça se passe chez vous ?

Et vous, (jeunes) parents comment faites-vous pour rester un rebelle intelligent ? Pour rester zen quand vous êtes en plein craquage ? Quelles sont vos astuces qui pourraient aider d’autres parents ?
Laissez-moi un message dans les commentaires !

Magali, auteur de Parents du 21ème siècle

Crédits photos : fizkes, Nomad_Soul, zinkevych, angiolina, Voyagerix

Les sources:

Les études scientifiques sur les effets bénéfiques du rire pour réduire le stress, être + heureux et en meilleure santé:

Les effets bénéfiques de la méditation:

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :

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4 commentaires on 3 habitudes zen (et faciles) pour rester un rebelle intelligent quand on devient parent

  1. Carole dit :

    Salut Magali,

    Encore un super article 🙂
    Bon, je ne suis pas un “jeune” parent, car mes enfants sont des ados maintenant, est-ce que je peux quand même commenter ?
    (HUMOUR)
    J’ai eu la chance d’avoir des enfants qui bébé, dormaient globalement bien la nuit (quand c’était le cas on leur chantait des chansons), mais les séquences d’épuisement total au cours de la journée étaient fréquentes.
    Quand cela arrivait, et arrive encore, je joue du piano, je chante, je pratique le suivi du souffle (très en lien avec le chant).
    Quand les enfants sont plus grands, et en journée, je lâche prise et regarde avec eux un programme à la télévision.
    Quand ils sont ados, je continue à m’adapter à leur demande et aménage mes horaires pour travailler sur mon blog quand il n’y a pas d’urgence pour eux. Une bonne douche et je recharge mes batteries pour travailler tard le soir.

    • Magali dit :

      Bonjour Carole,

      Merci pour ton commentaire et le partage de tes bonnes habitudes !! La musique, quel apaisement, je vais y penser à l’avenir 🙂

      A bientôt,
      Magali.

  2. Mathilde dit :

    En Malaisie, j’imagine que l’embauche d’une “maid” aide également beaucoup à rester rebelle et intelligent… On n’en parle pas, elles sont pourtant la base et le soutien principal de beaucoup de projets rebelles et intelligents.
    D’ailleurs jamais personne ne s’inquiète de savoir si elles peuvent également vivre de façon rebelle et intelligente, ces femmes…

    • Magali dit :

      Bonjour Mathilde,

      Merci pour votre commentaire. Permettez-moi toutefois de ne pas être d’accord avec vous.

      Ce n’est pas d’avoir une helper – je n’aime pas le terme de maid – qui dicte vos choix professionnels. L’immense bénéfice d’avoir une helper en Asie est en termes de qualité de vie : cela veut dire que quand vous avez fini votre journée de travail (salarié, entrepreneur, associatif…), vous n’avez pas à affronter une pile de vaisselle et de linge sales. Depuis que je suis de retour à Paris, je travaille tout autant et, pour tout vous dire, plus qu’en Malaisie. La vie est plus intense, cela demande encore plus de discipline… et les habitudes zen que je présente dans cet article prennent encore plus d’importance dans ce contexte.

      Pour ce qui est de la façon dont sont considérées les helpers, votre remarque non plus n’est pas juste. La façon dont vous vous souciez de votre helper est à votre entière appréciation en tant qu’employeur et c’est un choix de management : faites-vous grandir les gens autour de vous ? vous préoccupez-vous de leur bien-être ? ou vous contentez-vous de les utiliser au maximum de ce qu’ils peuvent vous apporter ? De mon expérience en Asie, les 2 attitudes existent. Tous les employeurs de helpers ne sont pas d’affreux exploiteurs, bien loin de là, autorisons-nous à sortir de la caricature 😉

      Au plaisir de poursuivre l’échange,
      Magali.

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