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Penser aux voyages nous rend plus heureux

penser aux voyages rend plus heureux

Les bienfaits des voyages sont nombreux. Grâce à eux, nous explorons des contrées inconnues. Nous nous émerveillons face à des paysages à couper le souffle. Nous allons à la rencontre d’autres cultures et découvrons des modes de vie différents du nôtre. De plus, nous changeons notre vision du monde et de nous-mêmes. Nous accumulons des expériences uniques et nous nous construisons des souvenirs indélébiles. Partir à la découverte de notre planète nous rend plus heureux. Malheureusement, les contraintes de la vie font que nous ne bouclons pas notre sac aussi souvent que nous ne le voudrions. Mais savez-vous que le simple fait de penser aux voyages est tout aussi bénéfique que le voyage en lui-même ?

Note : Cet article invité a été écrit par Marcel Chambeau.

La perspective de voyager nous rend plus heureux

Avoir des objectifs nous permet d’envisager notre existence de manière plus sereine. Nous en avons besoin pour avancer et nous accomplir. Ils renforcent notre estime personnelle et sont nécessaires à notre santé mentale. Comme David Schwartz le mentionne dans son livre La magie de voir grand, les objectifs ont aussi un effet positif sur notre longévité. Or, partir prochainement en voyage est un objectif particulièrement positif et motivant.

Un sondage réalisé au Canada (1) auprès de citoyens ayant réservé leurs vacances montre l’impact favorable des voyages sur notre santé mentale. 95 % des sondés se sentent plus heureux et de meilleure humeur au fur et à mesure que la date de leur départ approche.

70 % pensent être plus performants dans leur travail. Près d’un quart des personnes interrogées commencent à consommer mentalement leur voyage dès sa réservation ou sa planification. Enfin, un Canadien sur deux avoue penser à son prochain départ dès son retour à la maison !

La perspective de bientôt voyager améliore notre perception de la vie. Tout nous paraît meilleur et plus agréable : notre santé, notre vie privée, notre situation socio-économique et notre milieu professionnel.

Anticiper un plaisir booste clairement notre moral. Thomas Gilovich, professeur de psychologie à l’Université Cornell de New York a pris part, en 2013 et 2014, à des recherches sur la relation entre l’argent et le bonheur. Ses études (2) montrent que l’anticipation d’une expérience (= faire) procure plus de satisfaction que l’attente de l’achat d’un bien matériel (= avoir).

carte dépliée voyage peut commencer

Le doigt sur la mappemonde, un guide ouvert, une carte dépliée ; ça y est, notre voyage peut commencer ! Notre capacité d’imagination s’active et nous permet de nous y projeter et de le vivre virtuellement. Cela nous rassure, mais en même temps, provoque de l’exaltation. Même si tout a été planifié et organisé dans les moindres détails, nous savons qu’il y aura des imprévus, des surprises et de l’aventure. Bien entendu, l’excitation due à cette part d’inconnu n’aura pas la même intensité selon le voyage que nous entreprenons. On peut difficilement comparer un séjour « all inclusive » dans un palace avec un road trip ou un tour du monde.

Le voyage est la dépense la plus rentable pour notre santé mentale

L’achat du tout dernier modèle de notre marque de voiture préférée est censé nous combler de nombreuses années. À contrario, un voyage ne dure que quelques jours ou, au mieux, quelques semaines. On aurait donc tendance à penser qu’investir dans un bien durable soit plus rentable. Or, il n’en est rien.

L’attrait d’un nouveau bien matériel s’estompe au fil du temps. Le plaisir et la satisfaction du neuf font place, petit à petit, à l’habitude. Notre nouvelle acquisition finit par se fondre dans notre environnement quotidien. On y attache de moins en moins d’importance.

En revanche, le voyage est temporaire. Il a un début, mais surtout une fin. Nous avons le sentiment qu’il faut en savourer chaque instant. De plus, ce sont des moments privilégiés, de pleine conscience. Tous nos sens sont en éveil. Tout d’abord, nous sommes attentifs à nos pensées, nos sensations. Nous profitons réellement du temps présent, chose que les obligations de la vie nous interdisent trop souvent.

Enfin, nous revenons plus riches intérieurement. Les expériences que nous avons vécues et les souvenirs que nous en gardons font partie de nous à jamais. « Voyager ajoute à sa vie » dit un proverbe berbère. Même une mauvaise expérience finit par devenir un bon souvenir avec le temps.

Acheter un bien matériel nous appauvrit tandis qu’investir dans une expérience qui nous rend plus heureux nous enrichit ! C’est pourquoi Thomas Gilovich nous invite à dépenser notre argent à vivre des expériences qui nous rendent plus heureux plutôt qu’à accumuler des biens dont nous nous lasserons vite (3). Écoutons-le, retournons à l’essentiel, cessons de surconsommer. Mieux, séparons-nous de tout ce qui est superflu. Aimons la vie, pas les possessions !

Assistons à des spectacles, apprenons de nouvelles compétences, soyons en harmonie avec la nature, partons en vadrouille. Adoptons les bonnes habitudes zen de la slow life.

slow-life

Le voyage est à notre porte et l’aventure est au bout de la rue

On pourrait penser qu’il faille partir loin de chez soi pour pleinement profiter de son voyage. Cependant, il n’est pas nécessaire de faire 10 000 km pour bénéficier de ses bienfaits. Voyager, c’est être ailleurs, ce n’est pas forcément être loin. Selon l’étude menée par la Washington State University (4), une distance moyenne de 75 miles, soit environ 120 km, serait déjà suffisante.

Voilà une excellente nouvelle. Partir moins loin coûte moins cher et pollue moins. On peut partir moins longtemps, mais plus souvent. En multipliant les escapades à faibles distances, mais dans des régions différentes, on décuple les chances de vivre des expériences variées.

Personnellement, j’ai autant de plaisir à penser à ma future randonnée de 8 jours sur les sentiers du littoral entre les Calanques et Sanary qu’à imaginer un séjour en Thaïlande ou au Mexique.

La France et bon nombre de pays proches disposent de richesses incomparables. Il nous faudrait plusieurs vies pour les découvrir en détail. Chaque région a sa propre identité, que ce soit par ses paysages, son patrimoine, sa culture et ses traditions et constitue une destination idéale pour une escapade ou un séjour prolongé.

Il existe une multitude de manières de voyager. Chacun, selon ses moyens, son tempérament et ses motivations, peut trouver celle qui lui convient. Profiter de voyages enrichissants, ce n’est pas collectionner les visas sur son passeport. Visiter une quantité de pays au pas de course n’est évidemment pas la bonne méthode.

Il faut privilégier les expériences de qualité à la quantité d’activités que l’on ne vit pas intensément. En cela, le slow travel est la manière de pratiquer le tourisme que je vous recommande d’adopter.

Le voyage a pris fin et vous voici de retour à la maison. Vous avez vécu de merveilleux moments et revenez des souvenirs pleins la tête. Mais voilà, il vous faut retrouver la vie d’avant et ses habitudes. Peut-être souffrez-vous du blues post-voyages. Comment y remédier ? Faites une piqûre de rappel : écoutez la musique et savourez les plats que vous avez appréciés. Regardez les photos, remémorez-vous les plus beaux instants.

Cela ne suffit pas ? Alors, pensez à votre prochain voyage !

Marcel Chambeau

Sources :

(1) The Holiday Halo Effect

(2) Waiting for Merlot : Anticipatory consumption of experential and material purchases

(3) The science of why you should spend your money on expériences, not things

(4) Would you be more satisfied with your live if you travel more frequently ?

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