Pour devenir plus zen au quotidien

10 habitudes zen pour (enfin) devenir écolo sans déprimer !

devenir écolo sans déprimer

La planète est fragile et il faut la protéger. Jusque-là, pas de scoop ! Mais nous sommes de plus en plus nombreux à en prendre conscience et à vouloir faire changer nos modes de vie pour faire changer les choses. Et c’est une excellente nouvelle !
Néanmoins, beaucoup de stress est aussi généré autour de ce mouvement de transition écologique. On parle d’éco-anxiété, de solastalgie ou encore de dépression verte… Tout cela est bel et bien une réalité, alors il est essentiel de s’en préserver afin de devenir écolo sans déprimer !

Quand on souhaite devenir éco-responsable, afin de tenir sur la durée et de garder sa motivation, il y a des pièges dans lesquels ne pas tomber. Ça tombe bien, j’en ai fait l’expérience et je vous livre mes meilleurs conseils !

Note : Cet article est écrit par Mélanie du blog Faire découvrir l’écologie aux enfants, qui propose des activités, explications ludiques, astuces et conseils pour apprendre aux enfants à construire un monde durable.

Mon déclic pour devenir écolo sans me prendre la tête

Quand j’ai commencé à me poser des questions sur mon mode de vie, ce qu’il fallait que je change pour mieux consommer et avoir un impact plus faible sur la planète, c’est devenu une obsession. Je ne pensais plus qu’à ça. Sous la douche, mon sentiment de culpabilité augmentait au rythme de l’eau qui coulait… Lors des repas, j’avais l’impression de faire une erreur à chaque fois que j’achetais un plat préparé… Et je ne vous parle même pas des moments où, par manque de temps et de courage, j’achetais des biscuits sur-emballés pour les goûters de mes enfants…

Mais un jour, un ami m’a tout simplement dit « Pour être heureux, il faut vivre pleinement le présent, ne pas regretter son passé, tout en rêvant au futur ». C’est là que j’ai pris conscience que le passé est tel qu’il est, et qu’il faut profiter à fond du présent, tout en préparant l’avenir ! Et depuis, j’ai relâché la pression sur le présent, j’arrête de regarder en arrière et je fais mon maximum pour nous préparer un avenir plus sain et plus serein !

devenir écolo sans me prendre la tête

Pourquoi devenir écolo peut rendre plus heureux et épanoui ?

Avant de vous donner 10 habitudes zen pour faire de la place à l’écologie dans votre vie (sans déprimer !), observons tout simplement ce que veut dire « devenir écolo » et quels en sont les bienfaits. Cela va aussi contribuer à vous motiver !

Devenir écolo, ça veut dire quoi au juste ?

Devenir écolo pourrait être décrit comme le fait de vouloir se construire une vie plus saine et plus en accord avec la nature. Lorsque l’on prend conscience de la fragilité de notre planète et de l’urgence d’agir, on a tout de suite envie d’y laisser une empreinte la plus insignifiante possible.

devenir écolo ça veut dire quoi

Les bienfaits d’une vie plus écolo

Vous vous en doutez, les avantages à transformer sa vie pour qu’elle devienne plus saine et éco-responsable sont nombreux. Tout d’abord évidemment pour préserver notre belle planète !

Mener une vie en cohérence avec nos valeurs est généralement plus épanouissant. A condition de le faire sans stress et de manière zen ! C’est bien le but de cet article !

En consommant moins mais mieux, on se tourne vers de meilleurs produits, moins transformés, locaux… En limitant la pollution, on lutte également contre les maladies qu’elle génère (asthme, cancers…). Bref, quand on souhaite devenir écolo, c’est aussi sa santé qu’on protège.

Ecologie rime aussi avec économies. C’est logique, en consommant de manière plus raisonnée, on gâche moins et on dépense moins. On a donc tout à y gagner ! Même si certains gestes demandent un investissement initial (comme faire isoler sa maison, ou passer aux énergies renouvelables), on finit par s’y retrouver sur le long terme.

Et puis, penser aux générations à venir, simplement à nos enfants et au monde que nous leur laisserons, c’est déjà super motivant ! En changeant notre mode de vie, c’est aussi le leur qu’on transforme et de bonnes habitudes qu’on leur transmet.

bienfaits vie plus écolo

1. Avancer étape par étape, chacun à son rythme

A partir du moment où on commence à se soucier de la planète que l’on va laisser à nos enfants, on a envie d’être le parent-modèle : celui qui prépare un goûter maison chaque jour, qui lave les couches, qui ne prend plus l’avion, qui va chercher ses fruits et légumes à la ferme… Bref, vous le visualisez ce parent parfait ? Celui qui nous fait culpabiliser, et qui nous fait parfois penser que la montagne à gravir est peut-être finalement trop haute pour nous ? Mais ce parent parfait ne l’a pas toujours été !

En effet, on dit qu’il faut 21 jours pour mettre en place une habitude nouvelle. Mythe ou réalité ? Finalement, peu importe ! Cela nous enseigne simplement qu’il faut répéter un geste encore et encore, afin qu’il s’intègre naturellement à nos habitudes. C’est pour cela qu’il est essentiel d’avancer étape par étape, une nouvelle habitude à la fois. Avancer pas à pas, c’est certes plus lent, mais c’est surtout plus durable ! Je partage avec vous mes astuces et nos 10 premiers gestes en famille pour sauver la planète, afin de vous aider à franchir le pas !

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Les 10 avantages de se lever tôt, et comment le faire

devenir écolo étape par étape

2. Devenir écolo : une question de bon sens ?

On nous bassine avec les pailles en bambou depuis des années, mais la solution c’est peut-être d’oser revenir à un temps (lointain) où les pailles n’existaient pas et où on osait boire directement au verre ?! Ou inventer enfin le gel douche solide en s’inspirant du passé (enfin le savon quoi !). Le fait de revenir en arrière sur certains progrès n’est pas une régression. C’est simplement une question de bon sens !

3. S’interroger sur la pertinence des solutions retenues pour devenir écolo

Il n’y a pas de catalogue des bonnes habitudes, à adopter par tout le monde pour que la planète aille mieux… malheureusement ! Par contre, la bonne nouvelle c’est que chacun trouvera les solutions qui lui conviendront le mieux ! Le problème de l’éco-anxiété vient de la mauvaise habitude de se jeter sur toutes les solutions qui passent, et de ne pas se poser la question « Est-elle vraiment adaptée à ma vie ? ». Prendre un peu de recul, sélectionner… pour bien faire et faire sur la durée. C’est d’ailleurs comme ça qu’on alimente et qu’on fait perdurer le greenwashing, qui ne demande qu’une chose : notre recherche de solutions à la va-vite !

pertinence solutions retenues

4. Consommer en toute conscience, sans pression, ni culpabilité

Attention donc à ne pas vous fixer d’objectifs trop ambitieux. L’essentiel est d’être conscient de chaque geste que l’on fait pour la planète, car chaque petit geste compte ! Se comparer aux « familles zéro déchet », ou aux grandes figures de l’écologie comme Béa Johnson ou Greta Thunberg, qui sont engagés depuis des années, est contre-productif. On peut s’en inspirer, mais le but n’est pas non plus de les imiter.

Quand je voyais ces familles « presque zéro déchet » ne remplir qu’un bocal par an de déchets, je désespérais de voir ma poubelle toujours pleine. Mais je ne me rendais pas compte qu’elle l’était de moins en moins ! Plus de pailles ni de bouteilles en plastique, plus de prospectus grâce à un simple « stop-pub », petit à petit de moins en moins d’emballages… C’est déjà énorme ! Si tout le monde en faisait autant, la planète ne serait déjà plus la même !

J’ai compris qu’il ne fallait surtout pas me fixer comme objectif de réduire ma poubelle à un seul bocal, mais plutôt me donner des buts intermédiaires et y aller étape par étape. Arrêter d’utiliser des bouteilles en plastiques, puis les sacs plastiques, puis acheter un savon solide, puis passer au vrac, puis changer de fournisseur d’énergie, de banque, etc. Avancer petit à petit et contempler sa propre avancée est beaucoup plus motivant !

5. Comprendre pour maîtriser le sujet

En général, quand on est bien informé, on sait faire la part des choses et se tourner vers les solutions efficaces. Se renseigner, lire, discuter, écouter, échanger va vous permettre de mieux comprendre et petit à petit maîtriser ce vaste sujet qu’est l’écologie ! Même si on ne le maîtrisera jamais vraiment, avoir l’illusion de le comprendre est rassurant. On sait pourquoi on fait ces petits gestes éco-responsables chaque jour, on pense aux tortues, à nos enfants, à la Terre, et c’est motivant ! En étant renseigné, on a ainsi toutes les cartes en main pour chercher et trouver les solutions adaptées.

Les 5 principes du zéro déchet constituent une bonne base de connaissances pour se lancer. Ils permettent de cerner les enjeux liés à l’élimination des produits jetables de notre consommation, afin de réduire durablement la quantité de déchets générés. C’est simple de se rappeler de ces 5 principes, que l’on appelle les 5 R :

  • Refuser (les objets à usage unique),
  • Réduire (notre consommation en se focalisant sur l’essentiel),
  • Réutiliser (réparer ou transformer),
  • Recycler,
  • Redonner à la terre : composter.

Les 5 R du zéro déchet ne sont pas toujours évidents à faire comprendre aux enfants, c’est pourquoi vous trouverez également dans cet article 5 activités pour mieux comprendre et les expliquer aux plus jeunes !

maitriser le sujet de l'écologie

6. Oser sortir des sentiers battus pour innover

Suivre un chemin tout tracé : les « 10 premiers gestes écolos », les « principes de la famille zéro déchet », le « manuel du bon petit écolo »… C’est bien au début, pour commencer et suivre les premières pistes d’amélioration. Mais attention, ce n’est pas non plus en s’enfermant dans les mêmes cases que tous les autres qu’on inventera les solutions de demain !

En achetant plusieurs livres sur le Zéro Déchet, je me suis aperçue qu’ils recensent globalement les mêmes astuces pour réduire nos déchets et les mêmes recettes pour fabriquer nos produits nous-mêmes. Mais on n’y trouve jamais de conseils personnalisés, car c’est tout simplement à nous de les inventer selon nos besoins ! Sortir des listes toutes faites et innover !

Personnellement, je me suis mise à la couture ! J’ai pris un cours, beaucoup appris par moi-même, et aujourd’hui je fabrique énormément d’objets en tissu que j’aurais auparavant acheté neufs. De même pour les activités manuelles que je réalise avec mes enfants. Nous utilisons au maximum du matériel de récupération ou acheté d’occasion. Comme je le dis souvent : faire soi-même, c’est déjà faire un geste pour la planète !

sortir des sentiers battus

7. Impliquer toute la famille dans cette démarche

Le plus difficile quand on souhaite apporter un changement à son mode de vie, c’est de le faire seul. J’ai eu la chance d’être vraiment épaulée par mon conjoint dans notre transition écologique, et c’est une vraie force. Je ne peux donc que vous conseiller d’impliquer votre famille dans votre démarche. Afin d’embarquer mes enfants, j’ai commencé par acheter des livres pour enfants parlant de l’environnement. Puis je me suis documentée pour répondre à toutes leurs questions de manière simple. Enfin, nous réalisons régulièrement des activités manuelles à partir de matériaux de récupération, et des expériences ludiques pour leur permettre de mieux comprendre certains phénomènes (comme l’effet de serre, la photosynthèse…).

Les lecteurs de cet article ont également lu :  5 excellentes raisons de conduire plus lentement

Si vous avez des enfants, la clé est donc de leur faire découvrir l’écologie tout en s’amusant ! Sur mon blog, vous trouverez toute une panoplie d’explications simples et d’activités ludiques à faire en famille, afin de leur faire comprendre que construire un monde durable, après tout, ce n’est pas compliqué ! Par exemple, en leur expliquant « C’est quoi l’écologie ? » et en réalisant avec eux l’expérience des conditions essentielles à la vie.

devenir écolo en famille

8. S’accorder le droit de changer : la notion de déloyauté au passé

Quand on amorce un tournant dans sa vie, comme celui d’une transition écologique, notre vie change. Pas forcément de manière brutale, parfois même notre entourage ne s’en rend pas compte. Mais nous changeons, et ça, ce n’est pas toujours facile à accepter. En effet, on devient ainsi déloyal à notre passé, aux valeurs que nos parents nous ont transmises, à ce que les autres pensent de nous… En bref, quand on décide de changer, 2 possibilités se présentent à nous :

  • Conserver son attitude habituelle, afin de ne pas déplaire et faire comme si de rien n’était.
  • Rester cohérent avec soi-même, même si cela ne plaira pas à tout le monde

En écoutant les autres, et en faisant attention à l’image qu’ils ont de nous, c’est comme cela qu’on développe des résistances au changement. Alors qu’en fait, parfois on se fait tout un fromage de savoir si utiliser un tawashi à la place d’une éponge du commerce ne va pas avoir une répercussion sociale importante, alors que tout le monde s’en moque complètement !!!

On a peut-être l’impression de trahir son entourage en changeant, alors qu’on le fait aussi en leur cachant notre transition… A méditer donc !

9. Rester en cohérence avec soi-même

La cohérence ne s’inscrit pas sur une vie entière, mais dans le moment présent. On ne peut pas garder un même comportement cohérent toute sa vie. La vie elle-même est synonyme d’évolution. L’essentiel est de garder une certaine cohérence entre nos paroles et nos actes.

J’hallucine toujours de voir comme les journalistes des magazines people vont fouiller dans le passé des stars pour en faire ressurgir des casseroles. Nous avons tous eu à un moment donné un comportement qui n’est plus cohérent avec ce que nous voulons être aujourd’hui. Il faut juste l’assumer ! Alors déculpabilisons des gestes passés, et assumons nos nouvelles convictions !

L’écologie, je suis tombée dedans, non pas quand j’étais petite, mais à la naissance de mes enfants. Il y a donc un sacré paquet de gestes et d’actions loin d’être écolo, que je faisais avant sans même me poser la question. Acheter des choses dont je n’avais pas vraiment besoin, beaucoup voyager, consommer beaucoup de viandes et de produits transformés. Ma vie a beaucoup changé aujourd’hui ! Mais elle n’est pas incohérente. Elle a juste évolué, en fonction de mes besoins et de mes objectifs !

rester cohérent

10. Ne pas accorder trop de place à l’écologie dans sa vie

Quand on veut devenir plus écolo, on a envie d’avancer vite, de résoudre ce problème et de passer à autre chose pour pouvoir revivre normalement ! C’est normal, il s’agit quand même d’un sujet à la fois urgent et important. Quand on prend conscience de cette situation et de son degré d’urgence, on a tendance à chercher des solutions partout et tout le temps. Mais afin de se préserver, il est important que l’écologie ne prenne pas toute la place dans notre vie. Je vous en parlais, je suis justement passée par là !

Se consacrer à un seul sujet et y employer toute son énergie, c’est comme si on envoyait notre vie tout droit dans un goulet d’étranglement. Il ne faut surtout pas délaisser nos autres centres d’intérêt, au nom de l’urgence écologique ! Ce n’est pas parce que nos passions ne sont pas toujours éco-responsables, ou qu’elles ne sont pas utiles à la planète, qu’elles ne nous sont pas bénéfiques à nous. Je me suis longtemps dit que ce n’est pas en pratiquant la course à pied que j’allais sauver le monde. Mais après plusieurs mois sans courir, j’ai réalisé les bienfaits que ce sport avait sur moi, mon physique et mon moral !

En effet, certaines de nos passions, que l’on peut considérer comme « inutiles » à un moment donné de nos vies, sont aussi celles qui nous donnent la pêche, l’envie de nous lever le matin et par conséquent l’énergie de faire changer les choses ! La contrainte, la frustration et la dépression n’ont jamais été moteur, ni de changement, ni de créativité, ni de durabilité. Il est donc essentiel de ne pas s’enfermer dans un sujet unique qu’est la préservation de la planète.

En bref, si j’ai bien un conseil pour progresser sereinement dans votre transition écologique, c’est de ne pas culpabiliser ! Ne pas culpabiliser de ne pas tout faire bien tout de suite. Ne pas se soucier de la nouvelle image qu’on renvoie aux autres, de notre changement de cap (il est d’ailleurs tout à fait louable !). Et ne pas regretter les gestes passés, ce sont eux qui nous ont conduit à notre vie actuelle. Enfin, ne pas culpabiliser de ne pas tout connaître, on progresse avec le temps !

Devenez écolo, mais surtout, restez zen !

habitudes zen écologie

Mélanie, du blog Faire découvrir l’écologie aux enfants

Sources :

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11 commentaires
  1. Merci pour cet article très pertinent qui.remet les choses en perspective. Je suis moi-même passée par cette phase de course à l écologie où je ne m autorisais aucun écart sans culpabiliser. Aujoird hui, je relativise et j accepte que certaines périodes sont.moins.propices à appliquer nos habitudes écologiques. Alors plutôt que de bousiller l ambiance familiale et de m énerver, j achete un produit du commerce sans culpabiliser.

  2. Je pense que le plus important dans tout ça c’est la numéro 5, comprendre ce que l’on fait et pour quelle but.
    Et la plus dur à appliquer c’est la 7, faire suivre notre côté écolo au reste de la famille ^^

  3. Merci Mélanie pour ce superbe article! Vraiment complet, très positif et tellement juste! Il est extrêmement facile de se laisser envahir par la culpabilité lorsque l’on prend conscience des changements que nous devons mettre en place dans nos vies si nous souhaitons laisser une chance aux générations futures. Et cette culpabilité peut parfois nous empêcher d’avancer, alors qu’en changeant une petite habitude à la fois, il est possible en quelques mois seulement, de complètement transformer notre mode de vie. La méthode des petits pas fonctionne dans tous les domaines!!

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